Le monastère de Sumela

Au cas où vous auriez de la Turquie l’image d’un pays chaud, je voudrais y mettre un bémol. Si le thé se plaît sur les montagnes qui bordent la Mer Noire, c’est justement parce qu’ici, dès que l’on grimpe un peu, il fait plus frais, les nuages abondent et les précipitations également. « A Rize il pleut sans arrêt et s’il ne pleut pas c’est qu’il neige ! », ai-je souvent entendu.

Le monastère de Sumela -qui se laisse prendre en photo à qui veut bien être patient- se situe précisément dans la région du thé. Vous pouvez observer que la végétation n’est pas sans rappeler celle des Alpes. Et ces filaments de brumes me transportent dans les contreforts de l’Himalaya. Vous comprenez que le thé se plaît ici !


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Dans la brume népalaise…

La croyance au yéti est assez présente dans les régions montagneuses du Népal. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir rencontrer l’Homme des Neiges, mais j’en sais long sur son sujet à force d’entendre les témoignages des villageois. D’ores et déjà je peux vous dire qu’il n’a rien d’abominable et n’a pas toujours la taille qu’on lui prête. Autour de la plantation de thé de Kanchenjunga Tea Estate (Népal) les yétis, nombreux dans la région, ne mesurent pas un mètre.

Je me demande si la magie des paysages himalayens ne serait pas pour quelque chose dans toute cette histoire : les filaments de brume accrochés au flanc des montagnes, les arbres qui apparaissent ou disparaissent au gré des vents chargés d’une humidité épaisse comme du coton, les chemins qui s’évanouissent dans les nuages… Lorsque le ciel se joue autant de la terre il y a de quoi s’y perdre un peu.


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Le penchant naturel du théier

Vendredi dernier, je vous parlais d’un judicieux système pour faciliter le travail des cueilleurs de thé sur un terrain en pente (voir l’article). Mais vous vous êtes peut-être demandé pourquoi le thé est cultivé sur des terres aussi abruptes. La raison la voici : contrairement au riz, les théiers ne supportent pas d’avoir les pieds dans l’eau et ne peuvent se développer que sur un terrain très bien drainé. Un sol en pente est idéal pour leur culture puisque l’eau de pluie ne fait que passer. Dans les plantations de plaine, il faut donc installer un système qui favorise l’écoulement d’eau pour que l’arbuste ne dépérisse pas. Autant alors profiter de l’environnement qu’offre la nature, beaucoup plus simple et moins coûteux !

Sur cette photo prise dans la plantation bien pentue de Namring Tea Estate au pied de l’Himalaya, notez la différence de couleur des théiers. Au premier plan, la récolte a déjà été faite, alors qu’au second plan, les jeunes pousses de couleur claire n’ont pas encore été cueillies.


Posté dans Le théier, Pays : Inde par François-Xavier Delmas | Tags : , , , , , , , , , ,

François-Xavier Delmas

Globe-trotter passionné, « FX » arpente les plantations de thés depuis presque 25 ans à la recherche des meilleurs crus. Pour le fondateur du Palais des Thés, voyager c’est aller à la découverte des cultures du monde. De Darjeeling à Shizuoka, de Taïwan au Triangle d’Or, il vous invite à suivre ses pérégrinations, à partager ses rencontres et ses émotions.

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