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Le Da Hong Pao : un oolong légendaire

24 octobre 2014
Le Da Hong Pao : un oolong légendaire

 

Il existe en Chine une très célèbre famille de thés qui s’appellent les « rock teas ». Ces thés semi-oxydés sont originaires des Wu Yi Shan, un massif montagneux situé au nord de la province du Fujian. Le plus réputé d’entre eux se nomme le Da Hong Pao. Il faut en avoir goûté au moins une fois dans sa vie pour se rendre compte à quel point il s’agit d’un thé exceptionnel. Il est d’une longueur en bouche et d’une puissance rare et reste cependant subtil. Il est fruité, grillé, boisé et gourmand à la fois.

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Amérique du Sud, un autre continent pour le thé

9 décembre 2022
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J’ai mis un temps fou à me décider à partir en Amérique Latine. Longtemps j’ai cru que le thé c’était l’Asie et ça n’est tout de même pas rien qu’il soit né là-bas, que la Chine, le Japon aient avec cette plante une histoire plus que millénaire. Puis est venue l’Afrique, une découverte peu banale. On y fait des volumes considérables sur ce continent-là mais si on prend le temps de chercher, on trouve des jardins remarquables qui méritent largement que l’on s’attache à leur production. Et donc l’Amérique du Sud. Un nouveau défi. La Colombie puis le Pérou. Et ma surprise est grande lorsque je découvre les jardins d’une incroyable beauté, des passionnés qui s’essayent à diverses manufactures : thé blanc, vert, noir, oolong. Sans parler de l’accueil, de la joie, du bonheur pour les producteurs d’être demain reconnus. Sans parler des pratiques agricoles, remarquables elles aussi, puisqu’ici, on n’a pas attendu pour être certifié agriculture biologique.

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Roulés en boule

14 octobre 2022
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Si vous prélevez la feuille d’un camelia sinensis et versez dessus de l’eau chaude, vous n’obtiendrez rien. La feuille de thé a besoin d’être malmenée pour rendre ensuite, au contact de l’eau, ses arômes, ses saveurs. Aussitôt après la cueillette, le producteur de thé va donc travailler ses feuilles, leur faire perdre la majeure partie de leur humidité, et éventuellement briser leur structure sans les briser elles-mêmes, afin que le jus contenu dans leurs multiples cellules en soit extrait. Voici l’une des machines dont l’on se sert ici, dans l’ouest de l’île de Java (Indonésie). Elle permet de serrer au plus fort un sac en textile bien rempli, et que l’on va ensuite placer entre deux disques de métal pour lui faire subir une forte pression. Très utilisé à Taiwan lors de la manufacture des oolong, cet outil sert aussi à fabriquer des thés verts que l’on souhaite rouler en boule.

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Tous les thés que je préfère

20 septembre 2019
Tous les thés que je préfère

On me demande souvent quel est mon thé préféré et cette question me fait toujours frémir. Je m’interroge à chaque fois pour savoir quoi répondre. Autant, quelqu’un qui ne connait pas grand-chose au thé pourra vous dire qu’il est fan d’une famille de thé bien précise et à la même question un autre amateur répondra par une autre famille. Mais lorsque vous avez cette chance incroyable, exceptionnelle, de pouvoir déguster à longueur d’année les meilleurs thés du monde tel un meilleur sommelier avec le vin, pourquoi être réducteur ?

Lorsque vous dégustez à l’infini chacun des thés de chaque famille, vous apprenez à vivre avec eux, vous les connaissez sous tous les angles, vous découvrez leurs spécificités, leur point d’équilibre, leur harmonie, vous êtes le mieux placé pour les aimer et ce, qu’il s’agisse d’un oolong de Taiwan à faible oxydation, d’un Darjeeling de printemps, d’un Oriental Beauty, d’un Ichibancha japonais, d’un thé vert de Chine primeur, d’un Népal roulé à la main, d’un noir de Chine façon Qimen ou bien Yunnan, d’un thé des Roches ou d’un thé du Phénix, d’un thé sombre de Chine, d’Afrique ou bien d’ailleurs, d’un Mao cha récolté sur des arbres centenaires, d’un Gao shan cha, pour n’en citer que quelques-uns. Vous êtes le mieux placé pour les apprécier et le moins bien placé pour n’en préférer qu’un.

Alors, si vous me croisez, soyez gentil, ne me demandez pas mon thé préféré, mais demandez-moi ce qui m’émeut dans tel ou tel thé, demandez-moi quelles émotions je ressens. Parlez-moi de richesse sensorielle et affective, et non de pauvreté.

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Les textures du thé

23 août 2019
Les textures du thé

L’un de nos sens s’appelle le toucher. Le toucher a à voir avec la dégustation du thé. Dans la bouche, nous percevons la température du liquide et nous percevons également sa texture. Cela est possible grâce au toucher. Un thé peut donner une impression de gras ou bien de sécheresse. Certains thés verts japonais, certains oolong de Taiwan, par exemple, donnent l’impression que le liquide que l’on a en bouche a une texture presque crémeuse. A l’opposé, de nombreux thés font naître une sensation de sécheresse que l’on appelle l’astringence. L’astringence donne notamment de la longueur en bouche. Il n’existe pas de texture idéale. Tout est une question d’équilibre entre les arômes d’un thé, sa saveur, sa texture.

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Derrière les thés que vous aimez il y a des visages

28 décembre 2018
Derrière les thés que vous aimez il y a des visages

Lorsque l’on se prépare un thé, on peut avoir envie d’en savoir davantage sur le breuvage en question, par exemple découvrir le paysage qui l’a vu naître, ou bien faire connaissance avec celles ou ceux qui ont participé à sa manufacture. Tant mieux si mon blog peut vous offrir cette possibilité ! Pour les amateurs du thé du nord de la Thaïlande (Milky oolong, par exemple), voici les visages de cueilleuses de Mae Salong en pleine récolte des feuilles.

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Madame Ming, une femme exceptionnelle

21 décembre 2018
Madame Ming, une femme exceptionnelle

Dans le monde du thé, Madame Ming fait figure d’exception. Rares sont les femmes à la tête d’une exploitation de thé. Et non seulement Madame Ming produit des oolongs remarquables, mais encore est-elle une pionnière puisqu’à l’origine de l’introduction du thé autour de Mae Salong. Depuis, manufacturer des thés peu oxydés à la façon de Taiwan est devenu une mode dans cette partie du Triangle d’Or située aux confins de la Thaïlande et du Myanmar (Birmanie).

J’ai rencontré Madame Ming il y a près de dix ans grâce à Augustin, l’un de mes neveux qui parcourait à moto ces montagnes reculées et auquel j’avais demandé, sitôt qu’il rencontrerait des théiers, de me prévenir.

Madame Ming me réserve ses meilleurs thés – Jade Oolong, Ruby Oolong, Milky Oolong et autres Thai Beauty, ainsi que ce genre d’amitié qui dure une vie.

Audacieuse et exigeante, Madame Ming ne se repose pas sur ses lauriers, elle expérimente, innove, s’essaye avec succès aux thés noirs et sombres. J’ai d’ores et déjà sélectionné certains d’entre eux que vous pourrez bientôt découvrir.

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Faire suer

26 octobre 2018
Faire suer

Les thés noirs sont oxydés et les thés verts ne le sont pas, c’est ce qui fait leur différence. En ce qui concerne les oolong, c’est plus compliqué : ils sont un peu, beaucoup ou passionnément oxydés, c’est-à-dire qu’ils subissent une oxydation partielle qui peut aller de 10% à 70%. Bien sûr, un oolong peu oxydé aura un parfum plutôt végétal alors que celui qui aura subi une oxydation poussée développera des notes boisées et fruitées. Quel que soit le taux d’oxydation recherché, les étapes de la manufacture sont les mêmes : flétrissage, sudation, torréfaction, roulage et enfin séchage. L’étape de la sudation – essentielle –  alterne des phases de brassage des feuilles et des phases de repos comme l’illustre cette photo. Le but de cette étape est de permettre l’oxydation tout en faisant perdre aux feuilles l’eau qu’elles contiennent naturellement.

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Du thé que l’on saupoudre

18 mai 2018
Du thé que l’on saupoudre

Il existe mille manières d’utiliser le thé en cuisine. Par exemple, pourquoi ne pas le saupoudrer à la manière d’une épice ? Les notes aromatiques du Jejudo Grand Oolong Impérial, à la fois torréfiées et délicatement boisées et fruitées, viennent ici donner de la fantaisie et une once de croquant à cette savoureuse burrata. On laissera celle-ci reposer, agrémentée de son thé et dans une huile d’olive verte, durant deux jours, au réfrigérateur. Avant de la déguster, à l’instar des Italiens, non pas trop froide comme on le voit parfois, mais à une température de 20 à 22 degrés. Pour accompagner votre dégustation, faites infuser le même thé coréen dans une eau à température ambiante durant 30 minutes, et servez-le dans de petits verres – verres à vodka, par exemple.

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A Taïwan, une fabrique de thé noir devenue musée

11 août 2017
A Taïwan, une fabrique de thé noir devenue musée

L’île de Taiwan est réputée pour ses thés oolongs. Ils peuvent être plus ou moins oxydés et donc développer des notes plutôt végétales, ou au contraire plutôt boisées. Mais ces thés que l’on nomme aussi bleu-verts ne représentent pas la totalité de la production de l’île. On trouve des thés verts à Taiwan et également des thés noirs. A propos de ces thés noirs, voici le bâtiment où ils étaient manufacturés, à l’époque de l’occupation et lorsque les Japonais caressaient l’idée de faire de Taiwan l’un des plus importants centres de production de thé noirs au monde Les Japonais ne voulaient pas faire moins que concurrencer la production britannique, située en Inde.

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