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Cueillette du thé pour les hommes au Népal

28 mai 2010
Cueillette du thé pour les hommes au Népal

Dans certaines régions du monde, la cueillette du thé est uniquement réservée aux femmes alors que les hommes sont affectés à d’autres tâches. C’est notamment le cas en Inde et dans le centre du Sri Lanka où les hommes employés dans les plantations s’occupent d’entretenir les sols et de tailler les théiers. La raison à cela ? Les femmes ont sans doute un doigté plus habile et plus sensible. La feuille de thé est chose fragile et précieuse, vous diront certains.

Mais le plus souvent, comme ici au nord de la Vallée d’Ilam, à l’Est du Népal, de l’autre côté de la frontière par rapport à Darjeeling, les tâches sont totalement mixtes et la cueillette du thé est effectuée indifféremment par les hommes ou les femmes du village. Il en va de même en Chine ou à Taïwan. Et au Japon il n’est pas rare de voir aussi bien un homme effectuer une récolte délicate qu’une femme au volant d’un tracteur.

Y a-t-il vraiment une règle expliquant ces pratiques ? Disons que là où sont passés les Anglais et où l’on rencontre des plantations étendues, le rôle de chacun est plus déterminé et le travail pas toujours réparti d’une façon qui nous semble la plus juste.

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Théiers sous toile à l’abri du soleil

25 mai 2010
Théiers sous toile à l’abri du soleil

Avec le beau temps qu’il fait ces jours-ci en France, on aurait tort de ne pas se protéger du soleil.
Savez-vous que les théiers également nécessitent parfois d’être couverts ? Cela se produit en réalité uniquement au Japon où il existe deux catégories de thés : les « thés de lumière » et les « thés d’ombre ». Les « thés de lumière » (Sencha, Bancha, Tamaryokucha) sont récoltés et manufacturés à partir de théiers qui n’ont jamais été ombragés. En revanche, les « thés d’ombre » (Gyokuro, Kabuse, Tencha) sont produits à partir de théiers qui ont été privés de soleil, voire de lumière. Ils ont ainsi subi un choc, développé une réaction de défense et puisé davantage de nutriments dans les sols. Entre autre conséquence de ce traitement peu banal, une saveur douce et ample (que les Japonais nomment umami) particulièrement développée et une absence d’amertume. En d’autres mots, un délice.

J’ai pris cette photo du côté de Nara. Ces impeccables rangées de théiers recouverts ici d’une toile noir-argent qui luit au soleil m’ont tapé dans l’oeil et je suis resté à les contempler, fasciné par leur lumineuse noirceur, comme on reste sous la lune à observer les étoiles.

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Des champs de thé sous ventilateurs

21 mai 2010
Des champs de thé sous ventilateurs

Les champs de thé japonais offrent parfois de curieux paysages. Des ventilateurs perchés en haut d’innombrables poteaux hérissent les vertes rangées et leur aspect métallique contraste avec les formes douces du printemps. A quoi peuvent-ils bien servir ? A donner un peu de brise lorsque le soleil tape fort ? Pas du tout ! C’est au cœur de l’hiver que les ventilateurs vont jouer leur rôle. On va alors les actionner pour remuer un peu l’atmosphère et éviter que les nappes d’air froid stagnent au-dessus des théiers. En effet, ces nappes d’air froid pourraient endommager les arbustes, ou bien freiner leur pousse.

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Les boîtes à thés, une tradition familiale

11 mai 2010
Les boîtes à thés, une tradition familiale

Au Japon, dès que l’on touche à l’artisanat, on a tout de suite à faire à la tradition. Et il est rassurant de savoir que de génération en génération se perpétue un savoir-faire. On apprend dès son plus jeune âge, on observe les aînés au travail et, plus tard, on prodigue les conseils aux plus jeunes. Chaque génération apporte bien sûr sa pierre à l’édifice en choisissant de modifier tel ou tel geste, ou bien en créant un nouvel outil pour les plus audacieux.

Aujourd’hui, je voudrais vous présenter Yuichi et Koichi Fujiki. Koichi est le dirigeant de la principale Maison qui façonne des objets en cerisier. Il est le fils de Yuichi. Ils sont basés à Kakunodate, une ravissante ville du nord du Japon, nichée dans les montagnes, non loin d’Akita. Leur société a été fondée vers 1867 par l’arrière-arrière-grand-père de Yuichi Fujiki. Koichi est donc le représentant de la sixième génération. Mais si c’est lui, aujourd’hui, qui dirige la Maison, son père n’en est pas pour autant absent. A 79 ans, il vient au bureau tous les jours et prodigue à son fils des conseils attentifs. Ils sont tous les deux charmants et cela a été un plaisir de partager avec eux deux un repas japonais. Juste après ce déjeuner, Yuichi Fujiki m’a montré des boîtes à thé en cerisier d’une grande rareté. De véritables objets d’art d’une finesse inouïe, un travail de marqueterie remarquable avec des nuances dans les teintes, dans les motifs, dans le toucher de l’écorce…. de vraies merveilles de patience et de maîtrise de son métier !

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L’art délicat de fabriquer une boîte à thé en cerisier

7 mai 2010
L’art délicat de fabriquer une boîte à thé en cerisier

 

Lors de mon récent périple au Japon qui m’a conduit du nord de Honshu à l’extrême sud de Kyushu, je me suis rendu pour la première fois dans une ville ravissante, nichée au plus profond de montagnes recouvertes de forêts. Cette ville s’appelle Kakunodate. Elle se situe du côté d’Akita (je le précise pour ceux qui, comme moi, aiment mettre leur nez sur une carte et rêver en suivant du doigt des routes imaginaires).

A Kakunodate se perpétue la tradition du travail sur bois. Mais pas de n’importe quel bois ! Ici on ne s’occupe que du cerisier. On sculpte des objets dans son écorce, ou encore on transforme cette belle écorce en une feuille aussi souple et fine qu’un précieux parchemin que l’on vient ensuite plaquer sur l’objet désiré : une boîte à thé, par exemple.

Il s’agit d’un travail lent et soigné : on ne prélève l’écorce – à dix mètres de hauteur au moins – qu’après la saison des pluies, avant de la faire sécher pas moins d’un an ! Cela laisse le temps de bien réfléchir à ce qu’on va en faire…
A l’aide d’un petit fer à repasser cette ouvrière appuie avec soin sur l’écorce dont elle a enduit le verso afin qu’elle adhère parfaitement au corps de la boîte à thé. Au préalable elle a bien sûr poli l’écorce avec un soin immense, doucement, d’un mouvement répétitif exercé avec la lame d’un couteau, afin de lui donner une souplesse étonnante.

Je l’observe avec admiration, dans le silence de son atelier. La boîte à thé achevée, elle la caresse devant moi, me la tend avec une discrète fierté et je pense au beau thé vert japonais pour lequel elle constitue un écrin idéal.

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Hisanori Masuda, designer de théières

23 février 2010
Hisanori Masuda, designer de théières

J’ai le plaisir de vous présenter mon ami Hisanori Masuda. Hisanori est un fameux designer Japonais qui a créé de très beaux modèles de théières en fonte. Il a exposé dans différents pays du monde (au MoMa, à New York, par exemple), et il enseigne à l’université au Japon. Nous nous connaissons depuis une quinzaine d’années grâce à Kayoko Nishikawa avec laquelle j’ai voyagé à plusieurs reprises dans le nord de l’archipel, notamment dans la province d’Iwate. C’est en effet dans cette région que l’on fabrique les théières en fonte. Encore aujourd’hui elles sont fondues une à une.
Hisanori a également dessiné de très beaux modèles de bouilloires, au design simple, rigoureux et traditionnel à la fois. Les théières Hikime, Chokaku et Natsume sont de parfaites illustrations de son travail.
J’ai retrouvé Hisanori la semaine dernière à Francfort lors du salon Ambiente. Il est venu sur le stand du Palais des Thés et j’ai pu le présenter à notre équipe qui avait hâte de faire sa connaissance. Cette photo a été prise à cette occasion.

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Les plantations de thé bordent le Mont Fuji

19 février 2010
Les plantations de thé bordent le Mont Fuji

Les plantations de thé ont beau être nombreuses autour du sommet du Japon, ce n’est pas si facile de trouver un endroit d’où l’on peut voir uniquement un jardin de thé et le Mont Fuji en arrière plan. Il faut tourner en voiture, s’engager dans de petits chemins, faire demi-tour, bref, être patient. Et lorsque l’on touche au but mieux vaut mieux ne pas rêver de solitude : les Japonais sont férus de photographie, vouent un véritable culte à leur volcan fétiche… et ils sont une bonne douzaine autour de moi lorsque je prends cette photo.

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Palais des Thés

2 février 2010

L’histoire de Palais des Thés débute en 1986 à Paris, quand avec une quarantaine d’amis, je décide d’ouvrir une boutique de thé. Notre projet : démocratiser le thé. Soucieux de maîtriser les approvisionnements et la fraîcheur du produit, j’entreprends d’aller sélectionner les thés directement dans leurs pays d’origine.

Militants et passionnés, nous nous sommes alors donné pour mission d’initier le plus grand nombre au meilleur du thé, un crédo qui anime toujours l’entreprise aujourd’hui. Chaque année, je passe plusieurs mois dans les plantations du monde entier pour y sélectionner les thés que l’on retrouve dans les boutiques Palais des Thés en France et à l’étranger.

Ma présence et celle de notre équipe sur le terrain nous ont permis de développer une connaissance précise des jardins et des plantations, des terroirs et des techniques et surtout de faire connaissance avec celles et ceux qui, quotidiennement, consacrent leur temps à la production des meilleurs thés du monde. Au fil des années, j’ai eu l’occasion de déguster des thés exceptionnels, de découvrir des crus rarissimes, encore trop méconnus : Darjeeling de printemps, thés verts primeurs de Chine et du Japon, oolong de Taïwan, thés sombres du Yunnan… entre autres Grands Crus disponibles souvent quelques mois par an seulement et en très petite quantité.

Le savoir-faire Palais des Thés s’exerce aussi dans la création de recettes de thés parfumés. Mathias Minet, qui m’a rejoint au Palais des Thés à la fin des années 1990, signe depuis les créations parfumées de la Maison. Il est l’auteur de recettes emblématiques comme le Thé du Hammam, Blue of London, ou encore Vive le thé !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur palaisdesthes.com.

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Chercheur de Thé, le blog de François-Xavier Delmas

26 janvier 2010
Chercheur de Thé, le blog de François-Xavier Delmas

Infatigable globe-trotter, François-Xavier Delmas parcourt le monde depuis plus de 15 ans à la recherche des meilleurs thés. De l’Inde à la Chine, du Népal au Japon en passant par Taiwan et le Sri Lanka il arpente les montagnes du bout du monde afin de trouver les crus les plus rares.
Chercheur de thé ? Découvreur de thé ? Tea-sommelier ? Tea-trotter ? Difficile de résumer en deux ou trois mots ces voyages autour du thé dont le but est de proposer, à travers les boutiques Palais des Thés, les cueillettes les plus fines, et surtout les thés rares et éphémères, ceux qui s’achètent à prix d’or, à condition de connaître les fermiers, d’entretenir avec eux des relations régulières et, souvent, une amitié fidèle. Le but de www.chercheurdethe.com est donc de suivre à la trace les pérégrinations de « Fx », de comprendre le thé à travers les photos et les explications d’un passionné. Et puis, au-delà du thé, car il n’est pas question que de cela ici, de découvrir d’autres gens, d’autres traditions, bref, de s’ouvrir aux cultures du monde.

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L’auteur

2 décembre 2009

François-Xavier Delmas

Je suis arrivé au thé par accident, il y a près de 30 ans, j’avais 24 ans. Je ne voulais pas faire d’études, je rêvais de journalisme. Avec des amis, amis d’amis, nous avons créé Palais des Thés. C’est-à-dire que nous avons ouvert une petite boutique de thé dans une rue perdue du VIème arrondissement de Paris. Puis, une autre, dans le XIVe.  Jusque-là je ne connaissais rien au thé. Mon intérêt est venu peu à peu. Il a laissé place à la passion en voyageant, en rencontrant les producteurs, les fermiers, ceux qui manufacturent les feuilles de thé. Je me suis pris d’amour pour ce produit et pour les personnes qui le font. Ce sont des gens qui ont beaucoup à donner. Ils m’ont tout apporté, c’est-à-dire le savoir. Ce qui est fascinant, c’est le travail, la lenteur, le temps qu’il faut pour faire un kilo de thé.

Aujourd’hui, je passe plus de la moitié de l’année à parcourir les pays producteurs (Népal, Inde, Chine, Japon…) à la recherche des meilleures récoltes de thé. Cette sélection draconienne se poursuit également à Paris, dans notre salle de dégustation où des milliers d’échantillons arrivent chaque année. Au plus fort de la production, au printemps, ce sont ainsi plus de 200 thés que je peux déguster chaque jour afin de sélectionner les crus les meilleurs et les plus frais, ceux qui se distingueront par leur richesse aromatique et leur belle harmonie.

En 30 ans, j’en ai appris long sur le thé, et son univers est aussi riche que celui du vin. Aujourd’hui, je sais qu’une vie ne suffit pas à faire le tour de la question. Je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre.

Sur ce blog, Chercheur de Thé, je partage chaque semaine depuis 2010 mes expériences et mes voyages. Mon blog parle aussi de rencontres, de visages, de sourires. Partager avec vous ces moments, ces émotions, est tout aussi important à mes yeux.

En 2007, nous avons publié avec Mathias Minet « Le Guide de Dégustation de l’Amateur de Thé » aux éditions du Chêne : cet ouvrage (également traduit en anglais et en coréen) présente les producteurs, jardins et plantations qui ont marqué 20 ans de voyages. Nous vous y livrons aussi tous nos secrets de dégustation, la meilleure façon de préparer et de consommer les thés.

En 2016, Mathias Minet et moi-même avons fait paraître aux éditions du Chêne : « Tea Sommelier ». L’ouvrage (disponible également en anglais, en russe, en coréen) propose 160 leçons illustrées pour tout savoir sur le thé, de sa culture à son utilisation récente en cuisine, en passant par les techniques de dégustation qui rythment le quotidien du tea sommelier.

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