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Japon : savourer les meilleurs thés en restant zen

24 juin 2011
Japon : savourer les meilleurs thés en restant zen

Je choisis ce joli paysage photographié à Wasuka, près de Nara, pour vous dire qu’il serait dommage cette année de faire l’impasse sur les thés de printemps japonais, les fameux ichibancha. En ce qui concerne Le Palais des Thés, tous les lots reçus sont analysés par un laboratoire afin de déterminer si leur taux de radioactivité est conforme à la législation européenne. C’est seulement après avoir obtenu le résultat des analyses que ces lots sont dispatchés vers les différentes boutiques. Sur place, d’ailleurs, vous pouvez demander à consulter la fiche du laboratoire correspondant au thé désiré.

Vous pouvez donc savourer les meilleurs shincha en restant parfaitement zen. Les fermiers japonais ont beaucoup souffert cette année du fait des conséquences du tsunami, ne nous éloignons pas d’eux et de leurs thés si délicats !

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Au Japon, des rangées de théiers parfaitement alignés

12 novembre 2010
Au Japon, des rangées de théiers parfaitement alignés

Juste avant de quitter le Pays du Soleil Levant pour l’Empire du Milieu voici un dernier aperçu d’un paysage de thé. Les rangées de théiers sont ici parfaitement alignées. Un ordonnancement impeccable avec quelques touffes organisées, de-ci de-là, comme pour mieux souligner l’ordre ambiant. Ce que j’apprécie le plus lorsque je contemple ces étendues qui ne cèdent jamais à la monotonie ce sont ces subtiles nuances de vert ; on est presque en ton sur ton, à peine un peu plus de jaune là où les pousses sont plus jeunes, ou bien un vert un peu plus sombre là où l’on a cueilli récemment.

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Le Yabukita : le cultivar le plus répandu du Japon

9 novembre 2010
Le Yabukita : le cultivar le plus répandu du Japon

Si tous les théiers font partie de la famille des camélias vous savez qu’il existe en réalité différents cultivars. Le théier que l’on retrouve le plus souvent ici, au Japon, s’appelle le Yabukita. A lui seul il représente 85 % de la surface cultivée, ce qui est rare car dans les autres pays producteurs de thé de nombreuses variétés cohabitent.

Le Yabukita se reconnait aisément à sa feuille longue et étroite, d’un vert soutenu. Et aussi à sa façon de pousser, très droite, dirigée vers le ciel.

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Au Japon, on prive certains thés de lumière

29 octobre 2010
Au Japon, on prive certains thés de lumière

Au Japon il existe des thés de lumière et aussi des thés d’ombre. Ces thés d’ombre et que l’on appelle ici «Kabusecha», sont privés de lumière trois semaines avant leur récolte. Cela a pour conséquence d’inhiber la photosynthèse de la feuille, d’obliger le théier à puiser énormément de nutriments, de modifier la composition chimique de la feuille ainsi que ses composés aromatiques.

Sur le plan gustatif, le thé gagne en moelleux et en finesse, et développe moins d’amertume. Le plus connu des «Kabusecha» se nomme Gyokuro, il se reconnait à ses feuilles vert-sombre, fines et luisantes.

Sur cette photo que j’ai prise tout près de Shizuoka vous pouvez faire connaissance avec la façon que l’on a ici de priver certains théiers de lumière en les recouvrant d’une natte de paille.

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Au Japon, on mange du thé vert

24 août 2010
Au Japon, on mange du thé vert

Au Japon, il arrive que l’on mange les feuilles de thé vert. En ce cas, il s’agit de crus assez exceptionnels dont on use ainsi après que les feuilles ont servi pour préparer un thé.

Sur cette photo, vous voyez un peu comment l’on s’y prend : après avoir déposé les feuilles de thé encore humides au fond d’un récipient, on ajoute des copeaux de bonite et l’on arrose d’un peu de sauce soja. Cela vous donne une petite salade de feuilles de thé et c’est tout simplement délicieux.

Ici, à Asahina (préfecture de Shizuoka, Japon), le thé qui a servi est un sublime «Kabuse Cha» ou «thé d’ombre» manufacturé par Monsieur Maeshima Tohei, l’un des fermiers les plus réputés de la région.

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Récolte du thé mécanisée au Japon

18 mai 2010
Récolte du thé mécanisée au Japon

Au Japon, la récolte du thé est largement mécanisée. Dans la région de Shizuoka, sur le plateau de Makinohara, précisément, où l’on cultive différents thés Sencha, on peut tomber sur des machines qui ont de bien curieuses manières de parler aux feuilles de thé. Et pourtant, ces doigts d’acier ajustés et aiguisés ne leur font pas que du mal. Avec un degré de précision extrême cette étrange récolteuse va savoir ne prendre que le plus tendre de la pousse.

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Comment bâtir de bonnes relations au Japon ?

11 mai 2010
Comment bâtir de bonnes relations au Japon ?

Il existe une tradition au Japon qui n’a rien à voir avec le thé mais qui me plaît beaucoup, et je voudrais vous en toucher un mot. Il s’agit des fameux « onsen », ou « sources chaudes ».
Dans un pays aussi volcanique que le Japon et dont le sous-sol bout de matières en fusion, il n’est pas surprenant que de l’eau brûlante jaillisse du sol en maints endroits. Ainsi, les sources chaudes sont-elles particulièrement nombreuses au Pays du Soleil Levant.

La température de l’eau y est si élevée que même en plein hiver, les épaules à l’air, on trouve encore le moyen d’avoir chaud.

Ces « onsen » constituent une destination très prisée des Japonais : ils apprécient s’y détendre, s’y reposer, voire s’y soigner. Ils y passent leur week-end, voire leurs vacances entières. On va au « onsen » en famille, entre amis… Quand on y va avec un client ou un fournisseur, cela porte un nom : « hadaka no tsukiai » ou « la communion dans la nudité ». En effet, on se trouve alors dans le bain collectif, nu comme un ver, et cela permet de se montrer tel que l’on est, sans rien cacher, ce qui peut avoir un sens, d’après les Japonais, si l’on veut bâtir une relation professionnelle dans la transparence.

Ici, près du lac Tazawa, le plus profond du pays, je fais « hadaka no tsukiai » avec Koichi Fujiki, fabricant de boîtes à thé. Nous avons envie de travailler ensemble, pour longtemps, dans la confiance, c’est-à-dire en ne se cachant rien. Voilà qui est fait !

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Au Japon, la récolte du thé est bien tardive

4 mai 2010
Au Japon, la récolte du thé est bien tardive

J’étais ces jours-ci du côté de Shizuoka, principale région productrice de thé du Japon. J’ai pris cette photo à Tawaramine, l’un des lieux de culture les plus prisés. Au-delà des rangées de théiers à la courbure harmonieuse, on aperçoit la ville de Shizuoka qui s’étale au bord du Pacifique.

Les fermiers de Tawaramine, à l’instar de ceux des autres montagnes environnantes (Asahina, Hirayama… ), n’ont pas trop à se plaindre cette année. Certes la récolte du thé est fortement retardée du fait d’un mois d’avril particulièrement froid, et les pousses montrent seulement le bout de leur nez. Mais ils échappent au désastre qui touche leurs collègues situés sur le plateau de Makinohara : à cause d’une altitude plus basse, d’un printemps précoce suivi d’un violent coup de froid, les théiers ont tout simplement gelé, si bien que la production de thé est en partie compromise pour eux.

Décidément, de Darjeeling à Shizuoka en passant par le Yunnan, l’Anhui, le Zhejiang, le Fujian, les récoltes sont bien tardives cette année.

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Contemplation et apaisement

17 avril 2026
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Au Japon, saison des cerisiers oblige, l’heure est à la contemplation. On vient de loin pour admirer les arbres recouverts de fleurs, pour se prendre en photo et parfois même tout simplement pique-niquer sous un couvert chargé de pétales roses ou blancs. Cet amour pour la nature dans ce qu’elle a de plus éphémère rappelle, bien sûr, le fameux « ichi go ichi e » qui est une invitation à se concentrer sur l’instant, à comprendre et accepter la fugacité de l’existence. Ce précepte constitue une part essentielle de la compréhension du « cha no yu », nom donné au Japon à la cérémonie du thé.

Cette même contemplation des cerisiers évoque le thé par un autre aspect. Lorsque l’on demande à un amateur ce que le thé lui inspire, ce qu’il lui apporte, le mot qui revient le plus souvent est le mot apaisement. Le thé nous apaise. Il nous apaise de la même manière que nous apaise cette contemplation silencieuse, joyeuse, béate, des cerisiers en fleurs, cette contemplation d’un paysage tout en délicatesse comme ici dans le parc Kenroku-en, à Kanazawa, l’un des plus fameux du Japon.

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Matchamania

6 juin 2025
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Influenceuses et réseaux sociaux se sont emparés du matcha dont l’audience se limitait jusque-là aux amateurs de thé et adeptes de la cérémonie japonaise, rejoints par certains chefs pâtissiers ravis d’incorporer à leur recette la fine poudre verte.
Voilà le matcha sur le devant de la scène ou plutôt de l’écran. Un matcha un peu trop fluo pour être vrai mais dans ce monde où réel et virtuel se rejoignent qui s’en soucierait ? Au Japon, les meules qui réduisent en fine poudre les feuilles du thé d’ombre dont le matcha est issu tournent lentement. Pas sûr qu’elles suffisent à répondre à une demande inattendue.

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