Népal

Des machines chinoises à l’origine du renouveau népalais

14 juin 2019
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Le Népal produit du thé depuis près de deux siècles. A l’origine, sa culture et l’organisation de ses plantations se sont faites à l’instar de ce qui existe à Darjeeling. Mais les choses ont depuis évolué de façon considérable. Il y a un peu plus de dix ans, plusieurs producteurs de thé assez passionnés pour aller voir ce qui se passe ailleurs, rapportent de Taiwan ou de Chine différentes machines de petite capacité permettant de travailler la feuille autrement et de façon beaucoup plus artisanale. Ces machines sont aujourd’hui largement utilisées dans la plupart des différentes coopératives du pays. Grâce à elles et à la passion de celles et ceux qui les utilisent, on peut déguster aujourd’hui des thés népalais de toute sorte : blancs, semi-oxydés, façonnés comme des perles. Et sur un plan gastronomique, des thés d’une qualité remarquable.

Le renouveau du thé népalais tel qu’on le connaît depuis une dizaine d’années vient donc de la rupture avec le système anglais.

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Transmettre

7 juin 2019
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Transmettre. Que peut-on faire de mieux dans la vie que de transmettre ? Mon métier de chercheur de thé est aussi un métier de passeur. Un passeur qui fait le lien entre le fermier qui manufacture ses thés et l’amateur de thé qui les déguste. Un passeur qui partage ses connaissance sitôt acquises. Un passeur qui donne la main à ses équipes et les invite sur place, dans les champs de thé, dans les fermes, et les fait participer à ces moments uniques, ces rencontres inoubliables avec des villageois d’une gentillesse rare, d’une hospitalité inégalable, d’une générosité immense.

Ici, au Népal, dans la vallée d’Ilam, de La Mandala à Pathivara en passant par Tinjure, Shangri-la, Arya Tara et. Panitar, en compagnie de Carole, Fabienne, Oxana, Sofia, David, Léo et Mathias.

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Déguster en extérieur

17 mai 2019
Déguster en extérieur

La visite d’une plantation de thé s’accompagne toujours d’une dégustation. Celle-ci a lieu dans la pièce qui lui est réservée, face à la lumière du dehors. Cependant, il peut arriver que la dégustation ait lieu en extérieur. C’est le cas lorsque la factory est trop petite ou ne dispose pas de l’équipement adéquat. Avec un peu de chance, on pourra alors jouir d’un paysage magnifique en même temps que l’on fera rouler dans sa bouche la liqueur. Ici, à Pathivara (Népal), une belle table en pierre sert de support.   

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Le temps de la sécurité

3 mai 2019
Le temps de la sécurité

Ma sélection de Darjeeling de Printemps est terminée, 12 Grands Crus au total. De Puttabong à Thurbo en passant par Namring Upper et Highlands, elle représente ce que ces montagnes ont produit de meilleur au cours de la saison. Je souhaite maintenant partager avec vous les étapes postérieures à l’achat d’un thé d’une qualité exceptionnelle, à l’instar de chacun des thés de cette famille : le thé est emballé dans la plantation elle-même puis transporté par camion jusqu’à l’aéroport le plus proche. De là, il rejoint Paris pour être aussitôt acheminé vers les entrepôts de Palais des Thés. Un échantillon du lot est alors envoyé en laboratoire, le temps d’être analysé. Dès la confirmation de la conformité du thé à l’engagement Safetea qui fait la fierté de Palais des Thés, il est dispatché vers les différentes boutiques. De la plantation à la tasse, il faut accepter un délai incompressible de plusieurs semaines, gage de qualité et de sécurité.  

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Etes-vous plutôt Clonal Superb ou China Exotic ?

29 mars 2019
Etes-vous plutôt Clonal Superb ou China Exotic ?

Les Indiens utilisent la nomenclature héritée des britanniques pour décrire les feuilles de thé (voir mon précédent billet). Cependant, depuis quelques années, ils ne se contentent plus des simples lettres « FTGFOP » ou même « SFTGFOP1 ». Ils y ajoutent des mots, en général très jolis. Certains ont une signification précise, les autres font à l’oreille une jolie musique et le producteur entend par là vous faire comprendre que ce thé exceptionnel mériterait, du plus offrant, un prix lui aussi exceptionnel. Pour les premiers, les mots China, Clonal, AV2 décrivent le théier récolté. Un cépage originaire de Chine (Camelia sinensis sinensis), un cépage hybride (le mot clonal est donc impropre en français), ou encore le nom précis du cépage (AV2 pour Ambari Vegetative n°2).

Pour les seconds, Exclusive, Delight, Exotic, Superb, Mystic, l’imagination est sans limite. Wonder, Enigma, Euphoria, c’est pas mal non plus. Je suis prêt à parier que d’ici un an ou deux on m’offrira le Nirvana !

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Chercheur de thé, une manière de mener l’enquête

1 février 2019
Chercheur de thé, une manière de mener l’enquête

Avant de me lancer dans le thé, j’ai longtemps rêvé de devenir journaliste. J’aimais l’idée de m’intéresser aux gens, de leur poser des questions, de comprendre ce qu’ils faisaient, de me faire expliquer des choses parfois compliquées et d’essayer de les rendre compréhensibles. J’aimais l’idée d’investiguer, de recouper l’information, de mettre à l’aise mon interlocuteur pour instaurer un dialogue de qualité. J’avais envie d’un métier qui m’emmène au bout du monde, qui me fasse rencontrer des gens de tous les horizons, de toutes cultures, des hommes et des femmes qui ne parlent pas ma langue, qui ne partagent pas mon histoire. J’avais envie de recevoir leur message et de le transmettre. Et puis, finalement, je me suis créé ce métier de chercheur de thé qui n’existait pas. J’aurais pu me contenter de rester derrière le comptoir de ma boutique de thé, j’aimais ça, accueillir les clients, les écouter, les orienter, mais j’ai eu envie d’aller plus loin, de mener mon enquête, de savoir d’où venaient ces feuilles de thé. J’ai appris d’abord à déguster, à reconnaître les goûts, les arômes, j’ai appris ensuite des langues étrangères. J’avais soif de découvertes, d’aller au-devant d’un monde ignoré, celui de la culture du thé. J’ai fait mon balluchon. J’ai été à la rencontre des fermiers, des cultivateurs, des négociants, des cueilleurs, des planteurs. Je me suis pris au jeu. Voyage après voyage. J’ai pris mon temps. Je suis parti à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui peuplent ces montagnes sur lesquelles ils pratiquent la culture du thé. Je les ai trouvés dans les champs, sur la place d’un village, devant l’usine. Je me suis assis. Je suis resté. J’ai écouté. Ecouté. Ecouté. J’ai tout enregistré. Et voilà comment, trente-deux ans plus tard, ce métier me comble et que ce qui me plaisait tant, autrefois, dans ce métier de journaliste, je le retrouve ici dans celui de chercheur de thé.

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Je vous souhaite une vraie année !

4 janvier 2019
Je vous souhaite une vraie année !

Lorsque l’on sait que les algorithmes des réseaux sociaux sont programmés pour vous mettre en contact avec des gens qui pensent comme vous afin de vous faire croire que tout le monde pense comme vous, et à l’aube de cette nouvelle année, je formule le vœu de passer moins de temps sur les réseaux sociaux, smartphones et autres tablettes, tout simplement parce que la vraie vie ne s’y trouve pas. Je vous souhaite de passer davantage de temps à faire de vraies rencontres, avec de vrais gens. Pour votre plus grand bonheur. Je vous souhaite une vraie année !

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Un monde meilleur à portée de main

16 novembre 2018
Un monde meilleur à portée de main

Et si nous essayions de penser à nos enfants ? Nous avons tous un pouvoir énorme à chaque fois que nous dépensons de l’argent. Le pouvoir de rendre le monde meilleur. Dépenser de l’argent, c’est encourager. Encourager un producteur. Encourager un système de distribution. Encourager de bonnes pratiques. Encourager des produits sains, des produits non transformés, des produits équitables, des produits respectueux des hommes et de la planète. Nous avons le pouvoir d’encourager l’artisanat, la coopérative, le fermier, le commerçant de centre-ville, le producteur local. Personne ne nous force à fréquenter les grandes surfaces, personne ne nous force à pousser des caddies remplis jusqu’à la gueule de produits alimentaires issus de l’industrie, emballés dans du plastique et dont nous ignorons les ingrédients lorsqu’il ne s’agit pas de sucre, de conservateurs et d’huile de palme. On peut consommer mieux et moins. On peut consommer sain. On peut favoriser les producteurs raisonnables.

Et lorsque l’on regarde les étiquettes, on est parfois surpris de constater que le meilleur n’est pas toujours le plus cher (par exemple, dans le cas du thé, un sachet de supermarché vaut souvent au kilo plus cher qu’un thé de bonne qualité vendu en vrac par un détaillant spécialisé). Qu’attendons-nous ?

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Une ferme à taille humaine

6 juillet 2018
Une ferme à taille humaine

Le thé peut être produit dans un immense domaine sur lequel vivent parfois un millier d’habitants, il peut être produit dans une coopérative réunissant différents petits producteurs, il peut enfin être produit dans une simple ferme, comme ici, à Pathivara. La vie sociale diffère selon le modèle, celui de la ferme à taille humaine ayant ma préférence. Loin du cliché du planteur vivant coupé du monde dans son magnifique bungalow – héritage de l’ère anglaise -, lorsque le thé est produit dans une ferme, il arrive que les villageois viennent passer ensemble la fin de la journée. Ils s’assoient les uns à côté des autres. Et ils bavardent, bavardent, bavardent. Parfois on boit, parfois on joue de la musique, parfois on danse. La vie, tout simplement.

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Avec le « père » de Pathivara

29 juin 2018
Avec le « père » de Pathivara

Parmi les plantations récentes qui font parler d’elles : Pathivara, au Népal. Me voici avec le père de la plantation, celui qui l’a initiée. En peu d’années, il a réussi l’exploit de produire des thés délicieux avec des moyens jusqu’ici plus que modestes. Des thés certifiés bios, de surcroît. Un nouveau bâtiment est en construction, j’en ai posé la première pierre lors de mon dernier séjour. Il accueillera des outils plus sophistiqués, ce qui n’empêche nullement l’équipe de manufacturer déjà de très beaux thés. Depuis le début du mois de juin, j’ai acheté pas moins de 3 lots : Pathivara Classic, Pathivara Black et Pathivara Dragon Yeti – on ne manque pas de poésie dans ces montagnes. Des thés très différents les uns des autres, des profils aromatiques très variés. Poésie et gastronomie sont ici réunies.

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