Malawi

Alex cultive les expériences

28 mai 2021
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Lorsque vous lirez ces lignes je serai auprès de mon ami Alex à déguster chacun de ses thés. Sa plantation de Satemwa, au Malawi, fait partie de l’une des meilleures plantations d’Afrique. Non content de produire du thé pour les besoins d’acteurs industriels, Alex a mis au point différents ateliers dans lesquels il s’essaye avec succès à des expériences variées. Les thés semi-oxydés, les thés verts, blancs, fermentés, fumés, sculptés, il a tenté tout type de manufacture, ou presque. La curiosité n’est pas un vilain défaut, au contraire, c’est grâce à elle que nous progressons et Alex le démontre tous les jours.

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Bien chercher

9 avril 2021
Bien chercher

Le thé a été introduit au Malawi à la fin du XIXème siècle, par des missionnaires écossais. Il pousse à l’extrême sud de l’ancien Nyassaland, à un jet de pierre du Mozambique. A l’instar de nombreux pays d’Afrique, l’essentiel de la production est destinée au marché du sachet. Mais il n’est pas impossible d’y trouver des thés plus rares, à condition de bien chercher.

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Pour fêter notre déconfinement

14 mai 2020
Pour fêter notre déconfinement

Pour fêter notre déconfinement je vous emmène au Malawi. Vous êtes sans doute peu nombreux à être allés dans ce pays d’Afrique de l’Est et, si j’en crois mon expérience, tout aussi peu nombreux à pouvoir le situer sur une carte. Le sud de l’ancien Nyassaland est dominé par des massifs montagneux d’une grande beauté, ainsi que des haut-plateaux recouverts de théiers.
Voici une nouvelle manière de voyager post-Covid que je vous propose aujourd’hui. Pour vous, pas besoin d’avion ni de visa. Pas de décalage horaire. Et vous pouvez, tout en contemplant les photos de ce blog sur grand écran, voyager d’un pays à un autre voire déguster en même temps le thé du pays en question. Un must.

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Un métier de chercheur

10 janvier 2020
Un métier de chercheur

Dans moins de trois mois, le cycle du printemps commence et avec lui ses moissons de nouvelles récoltes. Comme chaque année, en plus des incontournables, mon assistant chercheur de thé et moi-même allons partir en quête de thés rares. Le travail d’un chercheur de thé consiste à refaire en permanence sa sélection de thés, déguster les nouveaux crus des fermiers avec lesquels il travaille déjà (et rien ne dit que quelqu’un ayant produit un thé exceptionnel l’année précédente va réussir à en produire d’aussi bons l’année d’après). Et le travail consiste également à aller trouver de nouveaux fermiers, dans des régions de production déjà réputées autant que dans de nouvelles régions où des pionniers commencent à acquérir le savoir-faire nécessaire. Sur cette photo, un paysage du Malawi, un pays dont personne ne savait il y a seulement quelques années qu’il serait un jour capable de produire du bon thé.

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Prendre de la hauteur

10 août 2018
Prendre de la hauteur

Chacun organise ses vacances comme il le souhaite. Je consacre les miennes à prendre de la hauteur. Cela peut être au sens propre, marcher jusqu’à atteindre un sommet ou bien un col, m’y poser et jouir pendant des heures d’une belle vue. Mais ça peut être aussi me consacrer à la lecture, c’est une autre manière de voyager, de prendre de la distance avec le quotidien. Ou encore, une tasse de thé à la main, se retrouver au bord de la mer, la contempler, être bien.

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Des thés qui se méritent

20 juillet 2018
Des thés qui se méritent

L’Afrique produit des quantités énormes de thé – savez-vous que le Kenya est le 1er exportateur au monde ? Du mauvais thé, pour l’essentiel, destiné à la fabrication de thés en sachets. Cependant, en cherchant bien, on trouve des thés absolument merveilleux, au Kenya, au Rwanda, en Ouganda, au Malawi, entre autres. Dénicher des crus rares, que ce soit en Afrique, en Asie ou ailleurs, voilà le sens de mon métier. Un métier qui se renouvelle sans cesse car d’une saison à l’autre, d’une année à l’autre, les productions ne se ressemblent pas. Il faut déguster, encore et encore, saison après saison, pour sélectionner les meilleurs thés du moment.

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Ce qui nous fait du bien ne doit faire de mal ni aux autres ni à la planète

23 mars 2018
Ce qui nous fait du bien ne doit faire de mal ni aux autres ni à la planète

Mon métier ne consiste pas seulement à dénicher des thés assez rares et propres à procurer une émotion gustative, une expérience gastronomique. Mon crédo est le suivant : je veux que ces thés qui nous font tant de bien ne fassent de mal ni à celles et ceux qui les récoltent et les manufacturent, ni à la planète. Une exigence qui n’est pas tous les jours simple à satisfaire. Entre les conditions de travail parfois inacceptables, les résidus de pesticides et l’usage excessif d’engrais qui finissent par détruire la vie dans les rivières, les sujets ne manquent pas. Mais je ne suis pas pessimiste pour autant. D’une part, plus on s’oriente vers des thés de qualité, plus les pratiques sont saines (plusieurs raisons à cela : l’altitude qui est un critère pour la qualité d’un thé offre des nuits plus fraîches et contrarie les différents prédateurs susceptibles de s’attaquer à la plante…) ; d’autre part, pas de thé exceptionnel si on n’est pas des plus attentifs au moindre détail dès la récolte elle-même ainsi qu’à chaque étape de sa manufacture, et cela oblige planteurs et fermiers à s’assurer les meilleurs soins d’un personnel compétent, bien formé et fidélisé. Enfin, j’ai acquis assez d’expérience pour savoir à quoi m’en tenir lorsque je visite une plantation, aussi bien en ce qui concerne les pratiques agricoles que la façon dont on considère les hommes et les femmes qui apportent leur savoir-faire. Je refuse de travailler avec beaucoup de producteurs. Et je savoure d’autant plus le plaisir de mettre en valeur le travail formidable de très nombreux fermiers dont les méthodes culturales sont exemplaires et qui savent conjuguer au quotidien le mot fraternité.

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Déguster les thés d’autres fermiers

2 mars 2018
Déguster les thés d’autres fermiers
Mon premier voyage au Malawi a eu lieu il y a à peine plus de trois ans. Personne jusqu’alors n’avait commercialisé en France du thé en provenance de ce pays et je suis heureux d’y avoir trouvé de beaux thés qui ont eu beaucoup de succès auprès des amateurs.  Dans quelques jours, je serai de nouveau à l’extrême sud de ce magnifique pays pour assister à la fabrication d’un thé sombre et d’un thé fumé, entre autres, et pour les déguster en compagnie d’Alex et de son équipe. J’emporte avec moi des thés d’autres pays parce que c’est aussi le sens que je donne à mon travail : inciter les producteurs à la curiosité en leur faisant déguster d’autres thés que les leurs, non pas dans le but qu’ils les copient mais plutôt de les inspirer et de les relier, le temps d’une dégustation, à d’autres fermiers qui possèdent un savoir aussi précieux.
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Diversifier ses cultures

9 décembre 2016
Diversifier ses cultures

Cette photo peut vous sembler curieuse et ce, à juste titre : il ne s’agit pas ici de feuilles de thé, mais de menthe. Cependant, cette photo illustre parfaitement un aspect de mon travail. En effet, de nombreux petits producteurs de par le monde font pousser du thé, procèdent à la récolte et vendent ensuite les feuilles fraîches à une coopérative, à un fermier plus important qu’eux-mêmes, ou encore à une société qui va transformer la feuille de thé. Ces petits producteurs peuvent avoir parfois un pouvoir économique fort, quand la demande en feuilles de thé est supérieure à l’offre. Mais, le plus souvent, ils sont dépendants de leur acheteur. Il est donc toujours préférable qu’un petit producteur tire ses revenus en partie du thé, mais en partie seulement, et qu’à côté du thé il développe des cultures de complément : pomme de terre, gingembre, fruits ou autre. Ainsi, il se met à l’abri de toute variation du prix du thé et s’assure une meilleure tranquillité.

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Sauvage et beau

5 août 2016
Sauvage et beau

Je ne me lasse pas de la beauté des paysages du Malawi. Chaque semaine, lorsque je prépare le billet pour mon blog, je passe en revue les différentes photos que j’aime et que je n’ai pas encore utilisées ici. Et à chaque fois, je reste devant celles du Malawi, un long moment. Ces paysages sont quand même incroyables. Certes, ma photo n’est pas excellente, on ne reconnaît pas bien les théiers qui ne sont pas tout à fait nets, mais cette lumière extraordinaire, toutes ces nuances de verts et de jaunes, ce beau ciel bleu ourlé de nuages blancs, ces hauts-plateaux, ce monde sauvage à perte de vue, ces lignes douces et ces autres lignes plus anguleuses, mais dans quel monde merveilleux vivons-nous ! Si nous voulons bien nous donner la peine d’ouvrir les yeux, bien sûr. Et si nous voulons bien ne pas nous acharner à le détruire.

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