Autres

Etes-vous plutôt Clonal Superb ou China Exotic ?

29 mars 2019
Etes-vous plutôt Clonal Superb ou China Exotic ?

Les Indiens utilisent la nomenclature héritée des britanniques pour décrire les feuilles de thé (voir mon précédent billet). Cependant, depuis quelques années, ils ne se contentent plus des simples lettres « FTGFOP » ou même « SFTGFOP1 ». Ils y ajoutent des mots, en général très jolis. Certains ont une signification précise, les autres font à l’oreille une jolie musique et le producteur entend par là vous faire comprendre que ce thé exceptionnel mériterait, du plus offrant, un prix lui aussi exceptionnel. Pour les premiers, les mots China, Clonal, AV2 décrivent le théier récolté. Un cépage originaire de Chine (Camelia sinensis sinensis), un cépage hybride (le mot clonal est donc impropre en français), ou encore le nom précis du cépage (AV2 pour Ambari Vegetative n°2).

Pour les seconds, Exclusive, Delight, Exotic, Superb, Mystic, l’imagination est sans limite. Wonder, Enigma, Euphoria, c’est pas mal non plus. Je suis prêt à parier que d’ici un an ou deux on m’offrira le Nirvana !

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Cochin, un comptoir de thé

7 février 2019
Cochin, un comptoir de thé
previous arrow
next arrow
Slider

La ville de Cochin (Inde) fait partie des anciens comptoirs qui se sont développés grâce au thé. Dans le cas de la capitale de l’état du Kerala, on peut ajouter les épices, le café, le jute. Toutes ces denrées étaient chargées dans les cales des navires qui faisaient voile vers l’Arabie. De nos jours encore, de nombreuses sociétés de thé indiennes maintiennent leur présence dans cette ville, notamment sur l’île de Willingdon. Et si vos pas vous mènent le long des rues qui relient le charmant quartier de Fort-Cochin à celui de Mattancherry, vous pourrez apercevoir les entrepôts des grossistes offrant par balles entières, outre le thé et le café, la cardamome, le gingembre, le poivre, la muscade…. Une promenade olfactive et un saut dans le temps car les maisons conservent le style des colons portugais et hollandais. L’ombre de Vasco de Gama s’étire partout dans la vieille ville. Non loin de là, pour le plus grand bonheur des touristes, les filets chinois vont et viennent au bout d’un bras lesté de lourdes pierres.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Les routes du thé

25 janvier 2019
Les routes du thé

Durant des siècles, le thé a voyagé à dos d’âne, à dos de cheval, à dos de yak. Il existait plusieurs routes du thé. Ces routes partaient des provinces chinoises productrices de thés compressés (Yunnan, Sichuan…) pour rejoindre le Tibet. A cette époque, le thé s’échangeait contre du sel ou bien contre des chevaux.

Pour perpétuer la tradition, certains, de nos jours, organisent des reconstitutions et l’on peut alors voir défiler des bêtes par centaines qui portent sur leurs flancs des galettes de thé.  

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Les variétés sinensis et assamica

9 mars 2018
Les variétés sinensis et assamica
Si vous êtes amateur de thé, vous savez sans doute qu’il existe deux grandes familles de camellia sinensis à partir desquels on peut manufacturer du thé, le camellia sinensis variété sinensis et le camellia sinensis variété assamica. Plutôt que de risquer d’y perdre son latin, voici une illustration très parlante. La grande feuille correspond au genre assamica et la feuille minuscule – d’une richesse aromatique incomparable et d’une rusticité qui permet une adaptation à des climats rigoureux – appartient au genre sinensis. Inutile de vous préciser qu’un producteur qui recherche la quantité au détriment de la qualité ne va pas hésiter longtemps entre les deux variétés.

Je remercie Laurence, responsable de la boutique Palais des Thés sise rue du Commerce, à Paris, d’avoir eu la gentillesse de prendre cette photo tandis que nous visitions ensemble un centre de recherche dans le nord de l’Inde.

(photo : Laurence Jouanno)

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Le roulage d’un mao cha

8 septembre 2017
Le roulage d’un mao cha

Le mao cha – thé brut à partir duquel on confectionne le pu erh – subit de plus en plus souvent l’épreuve du roulage. On dispose alors les feuilles tout juste flétries puis chauffées au wok dans une machine qui va les secouer de droite et de gauche, de façon rapide et régulière. Les feuilles de thé se cognent aux parois verticales et peu à peu leur forme s’en trouve modifiée. Elles s’enroulent légèrement sur elles-mêmes dans le sens de la longueur. Le roulage intervient dans la fabrication de la plupart des thés, il permet soit de donner une certaine forme aux feuilles, dans le cas des thés verts, par exemple, soit de briser les cellules et de libérer des composants aromatiques qui vont s’oxyder ou bien fermenter.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Les 4 étapes du mao cha

25 août 2017
Les 4 étapes du mao cha

La fabrication d’un mao cha se fait en 4 étapes. Rappelons tout d’abord que l’on nomme mao cha le thé qui va servir à fabriquer un pu erh, que celui-ci soit cru ou bien cuit. Précisons également que la façon de faire le mao cha a évolué avec le temps.  Un simple flétrissage suivi d’un séchage au soleil est devenu plus complexe au gré des modes et de l’engouement incroyable des Chinois pour leurs thés sombres. Aujourd’hui, voilà comment cela se passe. Après avoir récolté les feuilles, on les laisse se flétrir durant environ 2 heures. Puis on fixe les feuilles au wok (photo) à 200 degrés durant environ 30 minutes. Ensuite, on va rouler les feuilles durant 10 minutes avant de les laisser sécher toute la journée au soleil. En théorie, le mao cha est destiné à être compressé, mais il n’est pas interdit de le déguster tel quel et de savourer ses notes minérales, fruitées, végétales et animales.

 

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Votre théière aussi a besoin de s’aérer

21 juillet 2017
Votre théière aussi a besoin de s’aérer

À celles et ceux qui s’apprêtent à partir en vacances, un conseil élémentaire au sujet de leur théière. Si vous n’utilisez pas votre théière pendant plusieurs jours, rincez-là à l’eau claire. N’utilisez jamais de détergent, bien sûr. Ensuite vous la posez, à l’envers ou à l’endroit peu importe, mais vous la posez sans son couvercle. Il faut que l’air circule dans la théière en votre absence. Il faut qu’elle sèche bien, qu’elle ne reste pas avec de l’humidité à l’intérieur. Donc on pose le couvercle tout simplement à côté de la théière, ou bien dessus mais de travers. Vous la retrouverez en pleine forme à votre retour de vacances, prête à vous être agréable, à vous donner le meilleur de vos thés !

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Le temple Shoren-In à Kyoto : un havre de sérénité

22 mars 2011
Le temple Shoren-In à Kyoto : un havre de sérénité

A l’heure où des images terribles nous proviennent du Japon, à l’heure où tant de gens vivent des situations de détresse, je voudrais donner une vision autre de ce pays et rendre hommage à sa beauté.

A l’est de Kyoto, tout à côté du temple Chion-In, le temple Shoren-In  se cache à l’ombre d’érables, d’eucalyptus et de saules. Traversez le jardin de pierre, ôtez vos souliers et faites glisser vos pas sur la coursive de bois, admirez la douce lumière que filtrent les shojis, arrêtez-vous et contemplez l’étang puis le jardin aux mousses de différentes couleurs. Un peu plus loin  se déroule une cérémonie de thé, et l’hôte, à deux mains, saisit le bol de thé et le porte avec lenteur à hauteur de son front, en signe de respect.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Le Kanchenjunga surplombe Darjeeling

1 octobre 2010
Le Kanchenjunga surplombe Darjeeling

Il faut bien reconnaître que l’urbanisation de la ville de Darjeeling s’est faite un peu rapidement et de façon pas tout à fait maitrisée. Il en découle du bruit, des embouteillages, une pénurie d’eau, une gestion des déchets peu enviable. Mais quelques mètres plus loin la nature reprend ses droits et les paysages sont d’une beauté à couper le souffle. Ici, je regarde vers l’ouest, ces plis de montagnes successifs forment ce que l’on appelle les contreforts himalayens. Ce n’est pas encore la haute montagne, quoique, regardez bien entre les nuages, si vous êtes observateur vous avez déjà remarqué ce sommet magnifique, il s’agit, Mesdames et Messieurs, du troisième sommet le plus haut du monde, j’ai nommé le Kanchenjunga !

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.