Thé de printemps

Un marathon qui a pour nom Darjeeling

8 avril 2022
Un marathon qui a pour nom Darjeeling

Chaque année, les tea sommeliers que nous sommes ont droit à leur marathon. Il a pour nom Darjeeling. Les échantillons de thés de printemps en provenance de cette région arrivent par pochette de dix, vingt, trente. Il faut tout goûter dans la demi-journée si l’on veut avoir une chance que les thés soient encore disponibles. Plus l’on se dépêche, plus c’est cher, mais plus l’on tarde et plus on prend le risque de ne rien avoir du tout des thés que l’on aime. Cet exercice qui ne se pratique que pour Darjeeling, du fait que les ventes se font au plus offrant et que les lots ne dépassent pas quelques dizaines de kilos, dure environ six semaines. A la suite de quoi toute la production printanière a trouvé preneur et les théiers, contrariés par trois prélèvements successifs, font une pause avant de reprendre leur pousse. On peut se permettre ici un constat : année après année, ces thé valent de plus en plus cher. Pourtant, tous les jardins situés à Darjeeling prétendent perdre de l’argent du fait des coûts de production en hausse, et ces hausses ne semblent malheureusement pas bénéficier aux cueilleuses. Les audits de Mckinsey, si décriés en cette veille d’élection, seraient ici précieux pour faire la lumière sur ce mystère.

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Un printemps à s’offrir

11 mars 2022
Un printemps à s’offrir

Dans un monde en fureur, prenons le temps du thé, et puisque le printemps arrive, avec lui les premières fleurs, les premières pousses, dégustons celles qui nous parviennent tout juste de l’Himalaya. Les camelias sinensis les plus précoces s’épanouissent sur les contreforts de ce fameux massif et la saison du thé commence à peine à Darjeeling. Après un hiver rigoureux, une longue dormance, les théiers s’éveillent. Les plus jeunes feuilles récoltées à l’extrémité de chaque rameau développent à la tasse des parfums floraux, amandés, herbacés.

Je viens d’acheter le lot de « Rohini Early Spring Ex 4 », ainsi que le « Millikthong Early Spring Ex 2 ». Une fois parvenus en France et envoyés en laboratoire pour analyse, Safetea™* oblige, ils seront disponibles. Et avec eux une pause, un moment à part, un parfum de printemps, à une certaine distance du bruit du monde.

*Engagement de Palais des Thés de proposer à ses clients uniquement des thés certifiés issus de l’agriculture biologique ou analysés en laboratoire indépendant afin de s’assurer de leur conformité avec la législation européenne.

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A Darjeeling, les récoltes précoces ne sont pas les meilleures

25 février 2022
A Darjeeling, les récoltes précoces ne sont pas les meilleures

Cette année ne ressemble à aucune autre et je suis bien incapable de prédire la façon dont elle va se dérouler en termes de culture, de transport et de disponibilité des grands crus. De Darjeeling, j’apprends à l’instant que l’on vient de récolter le tout premier lot. Ceux qui me suivent depuis longtemps, les amateurs de Darjeeling de printemps, entre autres, savent qu’il ne faut pas se précipiter. Dans cette région, on commence par récolter les feuilles de basse altitude, elles jouissent de températures plus clémentes. Au fur et à mesure que celles-ci se réchauffent, les jardins situés en hauteur récoltent à leur tour. Or plus la période de dormance aura été longue, plus la sève aura été lente à monter et plus les feuilles cueillies seront chargées en huiles essentielles. Un avantage qualitatif pour les jardins qui tarderont à venir.

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Le Shoju de monsieur Matsushita

7 mai 2021
Le Shoju de monsieur Matsushita

La différence de climat entre le nord et le sud du Japon et la plus ou moins grande précocité des cultivars de ce pays ont pour conséquence un écart important dans la disponibilité des premiers lots printaniers. Traditionnellement, les fameux Ichibancha japonais sont cueillis et manufacturés chaque année au début du mois de mai. Le réchauffement climatique, d’une part, le choix de nouveaux cultivars par les fermiers du pays qui ne se contentent plus du seul Yabukita, d’autre part, fait que l’on observe davantage de précocité dans les récoltes. Par exemple, le Shoju de Monsieur Matsushita, produit à partir d’un théier hâtif dans l’île de Tanegashima, au sud de l’archipel, est d’ores et déjà disponible. Il est à la fois floral, végétal, iodé. Un avant-goût des grands espaces… Un vrai enchantement.

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SafeTea™, notre sécurité à tous

26 mars 2021
SafeTea™, notre sécurité à tous

Je vous ai promis il y a deux semaines l’arrivée d’un merveilleux « Rohini Early Spring ». Je vous avais indiqué qu’il serait disponible après les analyses phytosanitaires de rigueur. Hélas, il faut encore patienter. La procédure propre à Palais des Thés et que nous nommons SafeTea™ répond au souhait de vous garantir une qualité sanitaire optimale. Lorsqu’un thé est issu de l’agriculture biologique (certification AB), nous procédons à des contrôles aléatoires. En revanche, pour tous les autres thés, nous nous assurons de leur parfaite conformité par des analyses en laboratoire indépendant. Ce faisant, nous allons au-delà de nos obligations légales. Il faut donc accepter de patienter le temps d’effectuer tous les contrôles, quelques jours supplémentaires, pour une parfaite sécurité.

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Rohini Early Spring, un grand cru issu du cultivar B157

12 mars 2021
Rohini Early Spring, un grand cru issu du cultivar B157

À Darjeeling, le thé pousse à une altitude qui varie entre 100 mètres et 2.100 mètres. On récolte en premier sur les parcelles situées à plus basse altitude, bien sûr, climat oblige. Pour mémoire, le théier hiberne lorsqu’il est soumis à des températures diurnes inférieures à 12 degrés. Je viens d’acheter un lot de Rohini Early Spring. Un thé délicieux. Pourquoi est-il remarquable sur un plan gastronomique ? Non pas en raison de la situation de la plantation, mais parce que le cultivar est qualitatif. Il porte le nom de B157 (Bannockburn 157). La parcelle est, de surcroît, entièrement plantée de ce cultivar, ce qui est inhabituel à Darjeeling où de nombreuses sections sont composées d’une mosaïque de différents types de théiers. Ce thé est délicieux, d’autre part, du fait que le planteur – qui sait bien que son jardin ne fait pas partie des plus réputés -, déborde de créativité lorsqu’il s’agit de mettre au point des thés rares. Il travaille sa manufacture, notamment, modifiant chacun des paramètres (intensité du flétrissage, du roulage, de l’oxydation, du séchage) jusqu’à obtenir la liqueur qu’il désire. Ici, nous avons un thé d’une grande finesse, d’une verdeur puissante et d’une fraîcheur intense. Ce grand cru sera disponible, après les analyses phytosanitaires de rigueur, aux environs du 22 mars prochain.

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Nos amis népalais ont besoin de vous

4 septembre 2020
Nos amis népalais ont besoin de vous

De tous les pays producteurs de thé, celui qui a le plus souffert du Covid 19 est le Népal. Plusieurs raisons à cela : de petites fermes éparses ; des infrastructures défaillantes (routes coupées, aéroport international fermé ou saturé) ; une absence d’accès à la mer…

Le Népal fait partie des pays les plus pauvres du monde. J’ai fait de mon mieux pour soutenir mes amis producteurs durant cette période difficile et de délicieux thés qui auront mis plusieurs mois à nous parvenir commencent à être disponibles. Je compte sur vous pour les découvrir au nom de ces petits producteurs, de ces coopératives, de ces fermiers souvent très jeunes, qu’il faut encourager et ne surtout pas laisser tomber. La qualité et la variété de la production sont uniques lorsque l’on regarde du côté des Grands Crus, le rapport qualité-prix également.

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Youpi !

30 avril 2020
Youpi !

Et si, aujourd’hui, je ne m’autorisais que de bonnes nouvelles ? J’ai acheté trois des rarissimes lots de Darjeeling produits ce printemps ; pendant le confinement, le Népal n’a cessé de produire du thé et dès que la Poste va se remettre à fonctionner de délicieux échantillons vont me parvenir ; en Chine, un  Huang Shan Mao Feng  pré Qing Ming, un Lu Shan Yun Wu, un Yue Xi Cui Lan et un rare  Huo Shan Huang Ya  sont d’ores et déjà en route. Quant au Japon, après un hiver peu rigoureux, certes, mais qui a trainé en longueur, les récoltes ont un peu de retard. D’ici mi-mai j’aurais reçu tous les échantillons et serai à même de faire une belle sélection. Et pour couronner le tout, à moins qu’il soit déjà certifié AB, chacun des thés que j’achète est envoyé en laboratoire avant sa mise sur le marché afin de vérifier sa conformité aux normes européennes, on pourra donc les déguster en toute tranquilité et en apprécier tous les bienfaits.

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Un point sur les récoltes de printemps

3 avril 2020
Un point sur les récoltes de printemps

Vous êtes nombreux à nous poser des questions par téléphone ou bien par mail à propos des prochaines récoltes de thés de printemps. La situation, comme vous l’imaginez, est cette année très particulière.
En Inde et au Népal, les populations confinées ne peuvent plus récolter le thé. Certes, des fermiers vont continuer à prélever les feuilles fraîches dans leur propre jardin et manufacturer comme ils peuvent quelques kilos : ils les destineront à leur propre consommation et revendront l’excédent sur le marché local lorsque celui-ci se tiendra à nouveau.
Du côté de la Chine et du Japon, la situation est plus réjouissante. La Chine sort du confinement et tous les fermiers vont se remettre au travail, à temps pour récolter les nouvelles pousses. Quant au Japon, à ce jour pas d’inquiétude, les nouvelles que nous recevons de là-bas nous indiquent que la récolte aura bien lieu fin avril – début mai.
Pour mémoire et à l’attention de celles et ceux d’entre vous sensibles aux informations en tout genre et qui ne font pas toujours le tri entre les avérées et les fausses, ce sont les humains qui trimballent ce virus et non pas les marchandises, donc le thé est exempt de tout soupçon et vous pourrez dans quelques semaines déguster de bons thés avec toute la sérénité souhaitée. 

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Y a d’la joie !

13 mars 2020
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Depuis près de vingt ans on n’avait pas vu ça à Darjeeling : un hiver pluvieux. Depuis près de vingt ans, les planteurs ne cessent de se plaindre de la sécheresse qui sévit en janvier, en février ou bien les deux à la fois. En 2017, comble de malchance, pas une seule goutte d’eau n’était tombée entre octobre et mars. En 2020, enfin, la région a subi de magnifiques précipitations durant tout l’hiver. Mais l’eau ne fait pas tout. Pour que les feuilles du théier poussent, il leur faut aussi de la chaleur. Or cette année, voilà qu’il fait trop froid pour que les feuilles se développent. 

En attendant que la terre se réchauffe, on déguste à nouveau les thés de l’an dernier pour se les remémorer ainsi que les rarissimes lots de basse altitude tout juste produits en quantité minuscule. Et du côté des cueilleuses, on se fait une joie de chanter.

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