Thé de printemps

Le Shoju de monsieur Matsushita

7 mai 2021
Le Shoju de monsieur Matsushita

La différence de climat entre le nord et le sud du Japon et la plus ou moins grande précocité des cultivars de ce pays ont pour conséquence un écart important dans la disponibilité des premiers lots printaniers. Traditionnellement, les fameux Ichibancha japonais sont cueillis et manufacturés chaque année au début du mois de mai. Le réchauffement climatique, d’une part, le choix de nouveaux cultivars par les fermiers du pays qui ne se contentent plus du seul Yabukita, d’autre part, fait que l’on observe davantage de précocité dans les récoltes. Par exemple, le Shoju de Monsieur Matsushita, produit à partir d’un théier hâtif dans l’île de Tanegashima, au sud de l’archipel, est d’ores et déjà disponible. Il est à la fois floral, végétal, iodé. Un avant-goût des grands espaces… Un vrai enchantement.

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SafeTea™, notre sécurité à tous

26 mars 2021
SafeTea™, notre sécurité à tous

Je vous ai promis il y a deux semaines l’arrivée d’un merveilleux « Rohini Early Spring ». Je vous avais indiqué qu’il serait disponible après les analyses phytosanitaires de rigueur. Hélas, il faut encore patienter. La procédure propre à Palais des Thés et que nous nommons SafeTea™ répond au souhait de vous garantir une qualité sanitaire optimale. Lorsqu’un thé est issu de l’agriculture biologique (certification AB), nous procédons à des contrôles aléatoires. En revanche, pour tous les autres thés, nous nous assurons de leur parfaite conformité par des analyses en laboratoire indépendant. Ce faisant, nous allons au-delà de nos obligations légales. Il faut donc accepter de patienter le temps d’effectuer tous les contrôles, quelques jours supplémentaires, pour une parfaite sécurité.

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Rohini Early Spring, un grand cru issu du cultivar B157

12 mars 2021
Rohini Early Spring, un grand cru issu du cultivar B157

À Darjeeling, le thé pousse à une altitude qui varie entre 100 mètres et 2.100 mètres. On récolte en premier sur les parcelles situées à plus basse altitude, bien sûr, climat oblige. Pour mémoire, le théier hiberne lorsqu’il est soumis à des températures diurnes inférieures à 12 degrés. Je viens d’acheter un lot de Rohini Early Spring. Un thé délicieux. Pourquoi est-il remarquable sur un plan gastronomique ? Non pas en raison de la situation de la plantation, mais parce que le cultivar est qualitatif. Il porte le nom de B157 (Bannockburn 157). La parcelle est, de surcroît, entièrement plantée de ce cultivar, ce qui est inhabituel à Darjeeling où de nombreuses sections sont composées d’une mosaïque de différents types de théiers. Ce thé est délicieux, d’autre part, du fait que le planteur – qui sait bien que son jardin ne fait pas partie des plus réputés -, déborde de créativité lorsqu’il s’agit de mettre au point des thés rares. Il travaille sa manufacture, notamment, modifiant chacun des paramètres (intensité du flétrissage, du roulage, de l’oxydation, du séchage) jusqu’à obtenir la liqueur qu’il désire. Ici, nous avons un thé d’une grande finesse, d’une verdeur puissante et d’une fraîcheur intense. Ce grand cru sera disponible, après les analyses phytosanitaires de rigueur, aux environs du 22 mars prochain.

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Nos amis népalais ont besoin de vous

4 septembre 2020
Nos amis népalais ont besoin de vous

De tous les pays producteurs de thé, celui qui a le plus souffert du Covid 19 est le Népal. Plusieurs raisons à cela : de petites fermes éparses ; des infrastructures défaillantes (routes coupées, aéroport international fermé ou saturé) ; une absence d’accès à la mer…

Le Népal fait partie des pays les plus pauvres du monde. J’ai fait de mon mieux pour soutenir mes amis producteurs durant cette période difficile et de délicieux thés qui auront mis plusieurs mois à nous parvenir commencent à être disponibles. Je compte sur vous pour les découvrir au nom de ces petits producteurs, de ces coopératives, de ces fermiers souvent très jeunes, qu’il faut encourager et ne surtout pas laisser tomber. La qualité et la variété de la production sont uniques lorsque l’on regarde du côté des Grands Crus, le rapport qualité-prix également.

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Youpi !

30 avril 2020
Youpi !

Et si, aujourd’hui, je ne m’autorisais que de bonnes nouvelles ? J’ai acheté trois des rarissimes lots de Darjeeling produits ce printemps ; pendant le confinement, le Népal n’a cessé de produire du thé et dès que la Poste va se remettre à fonctionner de délicieux échantillons vont me parvenir ; en Chine, un  Huang Shan Mao Feng  pré Qing Ming, un Lu Shan Yun Wu, un Yue Xi Cui Lan et un rare  Huo Shan Huang Ya  sont d’ores et déjà en route. Quant au Japon, après un hiver peu rigoureux, certes, mais qui a trainé en longueur, les récoltes ont un peu de retard. D’ici mi-mai j’aurais reçu tous les échantillons et serai à même de faire une belle sélection. Et pour couronner le tout, à moins qu’il soit déjà certifié AB, chacun des thés que j’achète est envoyé en laboratoire avant sa mise sur le marché afin de vérifier sa conformité aux normes européennes, on pourra donc les déguster en toute tranquilité et en apprécier tous les bienfaits.

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Un point sur les récoltes de printemps

3 avril 2020
Un point sur les récoltes de printemps

Vous êtes nombreux à nous poser des questions par téléphone ou bien par mail à propos des prochaines récoltes de thés de printemps. La situation, comme vous l’imaginez, est cette année très particulière.
En Inde et au Népal, les populations confinées ne peuvent plus récolter le thé. Certes, des fermiers vont continuer à prélever les feuilles fraîches dans leur propre jardin et manufacturer comme ils peuvent quelques kilos : ils les destineront à leur propre consommation et revendront l’excédent sur le marché local lorsque celui-ci se tiendra à nouveau.
Du côté de la Chine et du Japon, la situation est plus réjouissante. La Chine sort du confinement et tous les fermiers vont se remettre au travail, à temps pour récolter les nouvelles pousses. Quant au Japon, à ce jour pas d’inquiétude, les nouvelles que nous recevons de là-bas nous indiquent que la récolte aura bien lieu fin avril – début mai.
Pour mémoire et à l’attention de celles et ceux d’entre vous sensibles aux informations en tout genre et qui ne font pas toujours le tri entre les avérées et les fausses, ce sont les humains qui trimballent ce virus et non pas les marchandises, donc le thé est exempt de tout soupçon et vous pourrez dans quelques semaines déguster de bons thés avec toute la sérénité souhaitée. 

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Y a d’la joie !

13 mars 2020
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Depuis près de vingt ans on n’avait pas vu ça à Darjeeling : un hiver pluvieux. Depuis près de vingt ans, les planteurs ne cessent de se plaindre de la sécheresse qui sévit en janvier, en février ou bien les deux à la fois. En 2017, comble de malchance, pas une seule goutte d’eau n’était tombée entre octobre et mars. En 2020, enfin, la région a subi de magnifiques précipitations durant tout l’hiver. Mais l’eau ne fait pas tout. Pour que les feuilles du théier poussent, il leur faut aussi de la chaleur. Or cette année, voilà qu’il fait trop froid pour que les feuilles se développent. 

En attendant que la terre se réchauffe, on déguste à nouveau les thés de l’an dernier pour se les remémorer ainsi que les rarissimes lots de basse altitude tout juste produits en quantité minuscule. Et du côté des cueilleuses, on se fait une joie de chanter.

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En attendant l’Inde du Nord, découvrez l’Inde du Sud

6 mars 2020
En attendant l’Inde du Nord, découvrez l’Inde du Sud

Chaque année vous êtes nombreux à attendre de pied ferme les premières récoltes de printemps, en provenance de Darjeeling. Mais comme vous le savez peut-être, les premiers thés de Darjeeling ne sont pas les meilleurs et il est préférable de ne pas se précipiter.

Cela tombe bien, je viens de sélectionner au Tamil Nadu un Kotagiri Frost assez exceptionnel. Si l’Inde du Sud  produit du thé en quantité monumentale, la qualité est rarement au rendez-vous. Pourtant, en cherchant bien, on trouve de petites plantations capables de manufacturer, à certaines périodes de l’année, des thés remarquables. Tel est le cas de ce Kotagiri Frost qui sera disponible sous quinze jours et que je vous invite à déguster le temps que les brumes de l’hiver se dissipent du côté de l’Himalaya et offrent au tendres pousses la liberté de grandir.

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Une appellation peu précise

24 mai 2019
Une appellation peu précise

On parle de « récolte de printemps » pour désigner les premiers Darjeeling de l’année mais en réalité cette appellation est légèrement trompeuse dans la mesure où la récolte ne coïncide pas tout à fait avec la saison. Pour deux raisons. D’une part, les plantations de basse altitude qui pratiquent l’irrigation bénéficient de températures plus clémentes et produisent quelques fois de petits lots dès la fin février. D’autre part, on récolte tous les 8 à 10 jours les feuilles qui poussent sur un même rameau, or il se trouve qu’après trois pousses successives, le rameau contrarié donne une pousse latérale de moindre qualité (appelée banjhi) qui marque la fin des premières récoltes. La récolte de printemps s’arrête donc en réalité aux alentours de mi-avril.  

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Darjeeling ouvre le bal

15 mars 2019
Darjeeling ouvre le bal

Les thés de printemps sont souvent les meilleurs, première récolte oblige. A la sortie de l’hiver les nuits sont encore froides, la pousse est lente et offre une plus grande richesse aromatique. Chaque année c’est Darjeeling qui ouvre le bal, avant le Népal, la Chine, le Japon.

Au mois de mars, je peux déguster près de cent thés par jour, chacune des 87 plantations de Darjeeling manufacturant des lots très petits – quelques dizaines de kilos parfois.  Dans cette région, durant la période où l’on produit des thés de grande qualité, on ne mélange pas les feuilles récoltées la veille avec celles du lendemain. En conséquence, les dégustations se suivent et ne se ressemblent pas. Les meilleurs lots s’arrachent à prix d’or, en quelques heures seulement, d’où l’importance de bien connaître chaque producteur et d’entretenir avec chacun les meilleures relations possibles.

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