ARCHIVE DE octobre 2021

Des rencontres marquantes

15 octobre 2021
Des rencontres marquantes

Lorsque l’on m’interroge à propos des voyages qui m’ont le plus marqué, je pense à des paysages à couper le souffle, bien sûr, aux contreforts de l’Himalaya, à des volcans en activité qui surplombent les champs de thé. Je pense à la douceur des jardins japonais, aux teintes multicolores des arbres srilankais par-dessus un océan de camellias sinensis. Je pense aux longs trajets en train à travers toute sorte de jungle. Je pense à toutes les fois où je me suis assis à même un bout de route de montagne pour contempler la beauté du monde. Mais les rencontres qui me marquent le plus sont les rencontres humaines. Elles sont par essence toutes uniques et mille me reviennent en mémoire. Parmi celles-ci, les cueilleuses de thé du Triangle d’or, d’une ethnie comme d’une autre (ici, deux femmes Dao), que l’on croise au hasard d’un jardin de thé enfoui dans quelque forêt oubliée, après des heures de marche.

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De nouveaux territoires

8 octobre 2021
De nouveaux territoires

Existe-t-il des thés à découvrir, me demande-t-on souvent, des régions inconnues, des origines ignorées. Un chercheur de thé diffère d’un explorateur. On ne va pas d’un coup tomber, au milieu de la jungle, sur des manufactures de thé dont personne ne connaissait l’existence, ni une région du monde dans laquelle on n’avait pas l’idée que de délicieux thés puissent y être élaborés. Aujourd’hui, nous savons où le thé pousse. Un certain nombre de pays, de régions du monde produisent des thés parfaitement inconnus du grand public, mais pas forcément d’un chercheur de thé. Le thé est cultivé en Nouvelle-Zélande, au Cameroun, au Chili, par exemple. Il pousse aussi à Hawaï, aux Açores, et même en Bretagne ainsi que dans les Pyrénées. Le vrai travail du chercheur de thé ne consiste donc pas tant à découvrir une terre inconnue, qu’à suivre diverses plantations encore en phase d’apprentissage, des plantations si possible à fort potentiel, (ce qui signifie un sol, un climat parfait), à les aider, de façon à ce qu’un jour on puisse proposer, en provenance de ces nouveaux territoires, des thés délicieux.

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C’est la vie

1 octobre 2021
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Le métier de chercheur de thé appelle la patience. Le thé pousse à la vitesse qui lui convient et il n’est point question de le hâter ; la récolte manuelle nécessite de la précision, de même que chacune des étapes de la transformation du thé. Et enfin le transport, par bateau pour l’essentiel, par camion et même à dos de cheval si l’on parle du point de départ des feuilles de thé, parfois.

Il faut aussi compter avec les aléas. Un accident, une grève, une situation politique difficile, et bien sûr, le Covid.

Voilà un an et demi que nous avons acheté à de petits producteurs situés au nord du Myanmar (Birmanie), un délicieux thé vert et un non moins succulent cru oxydé en provenance du pays Shan. Nul ne sait où ils se trouvent, sur l’une de ces frêles embarcations que l’on voit filer dans ce pays, peut-être. A moins qu’ils n’aient pas encore quitté leur ferme d’origine. C’est la vie. 

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