ARCHIVE DE février 2026

Kenya : un champion méconnu

20 février 2026
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Le Kenya est le premier exportateur de thé au monde. La Chine et l’Inde en produisent davantage, seulement ces deux pays consomment une partie significative de leur production, contrairement au Kenya. Dans ce pays d’Afrique de l’Est, le sol, le climat, l’altitude conviennent parfaitement au Camellia sinensis et c’est pourquoi les Anglais y ont introduit cette culture au début du XXème siècle. De nos jours, le thé représente une part essentielle des ressources du Kenya. Et pourtant, qui sait que le Kenya produit du thé ? La majeure partie de la production correspond à un thé industriel appelé CTC (crush, tear, curl ou « écraser, déchirer, rouler »). Il s’agit du thé brisé que l’on trouve dans les sachets en papier, c’est-à-dire, dans la plupart des cas, des mélanges de différentes origines. D’où l’absence de mention du pays sur l’emballage. Pourtant, le Kenya a un bel avenir à condition de considérer certains des superbes thés qui poussent en altitude et sont récoltés à la main, travaillés selon la méthode dite orthodoxe. Ces thés peuvent rapporter bien plus, en termes de revenus et de fierté, aux populations qui vivent de cette culture, alors essayons de sélectionner de façon rigoureuse les plus beaux crus, d’encourager les fermiers, de les initier à de nouvelles techniques, de stimuler leur créativité, et de tout mettre en œuvre pour faire connaître aux consommateurs cette origine injustement méconnue.

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Le cultivar violet : une fierté kényane

6 février 2026
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Le cultivar « pourpre » ou « violet » fait partie de l’identité kényane dès lors qu’il est question de thé. La couleur définit ici le cépage et non pas la façon dont la feuille est travaillée. Ce cultivar est très facile à reconnaître lorsque l’on se promène dans les champs de thé (ici, au second plan). Il est réputé pour sa forte teneur en anthocyane, un colorant naturel particulièrement riche en antioxydants. Né du travail de chercheurs kényans, ce même cultivar a pour nom de code TRFK 306/1. Après la récolte, les feuilles prélevées sur l’arbuste peuvent subir la même manufacture qu’un thé vert, noir, blanc ou semi-oxydé, selon le souhait et le savoir-faire du fermier. 

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