Japon, la fin du cépage unique

Plantation de thé au Japon

La semaine dernière, je vous disais que la mise en commun des feuilles de thé par les coopératives japonaises pouvait limiter la richesse gustative des thés de ce pays, mais il y a aussi des évolutions très positives qui nous viennent du Japon. Par exemple celle-ci : il y a plusieurs décennies, on pouvait dire que le pays était monocépage, c’est-à-dire que l’écrasante majorité des cultivars utilisés ne se résumait qu’au Yabukita. De façon très heureuse, il y a aujourd’hui de plus en plus de cultivars utilisés au Japon. Ils se nomment Sae-Midori, Oku-Hikari, Asatsuyu, entre autres. Une plus grande diversité de cultivars signifie qu’une fois que le thé est infusé, on obtient un éventail olfactif et aromatique plus large. Cette évolution s’effectue donc pour le plus grand bonheur des amateurs.


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Ce que signifie « clonal » sur l’étiquette d’un thé

De même que le vin peut être produit à partir de différents cépages, le thé provient d’arbustes qui possèdent des caractéristiques qui leur sont propres. Sur cette photo vous retrouvez les principaux cultivars utilisés dans la région de Darjeeling (Inde). Lorsqu’un lot de thé a été intégralement manufacturé à partir de ces théiers les Indiens lui donnent le qualificatif de clonal. Le mot « clonal » sur l‘étiquette d’un thé ne signifie donc pas que le théier est issu d’un clonage mais tout simplement que la récolte a été réalisée sur des cultivars bien précis. Certains de ces cultivars, mis au point par un institut de recherche agronomique, sont réputés pour leurs qualités gastronomiques.


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Vue splendide depuis la plantation de Kuwapani

Les plantations de la vallée de Hile, au Népal, sont des exploitations récentes. Kuwapani, Guranse et Jun Chiyabari ont été créées il n’y a pas beaucoup plus de dix ans pour la plus ancienne d’entre elles. Et cela peut en partie expliquer la qualité de leur production car les théiers qui ont été choisis pour être plantés sur les flancs de ces montagnes sont des cultivars récents très réputés pour leurs propriétés aromatiques. Par ailleurs, chacune de ces plantations a su innover en mettant au point des techniques de roulage de la feuille qui ne se rencontrent pas habituellement au Népal ni en Inde.

Une autre particularité de ces trois plantations se trouve dans le fait qu’elles sont à touche-touche. Sur cette photo que j’ai prise de Kuwapani vous pouvez admirer la vue splendide qui s’offre à vous, bien sûr, mais vous pouvez apercevoir également le toit rouge de la factory de Guranse, toute proche.


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B157, P312 et AV2 : trois cultivars de Darjeeling

Je vous présente de gauche à droite B157, P312 et AV2. Ce sont des surnoms. Leurs noms complets les voici : Bannockburn 157, Phoobsering 312 et Ambari Vegetative 2. Il s’agit de cultivars – ici on dit des clonals – c’est-à-dire de théiers crées grâce à différentes méthodes, la plus répandue étant le bouturage.

Chacun de ces trois cultivars a ses avantages et inconvénients en terme de résistance aux intempéries et aux nuisibles, en terme de richesse olfactive et gustative ou bien encore de productivité. Ils tirent leur nom du jardin dans lequel ils ont été conçus.

Ces cultivars ainsi qu’une trentaine d’autres, mis au point par la Tea Research Association, sont adaptés à la région de Darjeeling. Dans d’autres régions du monde on trouvera d’autres cultivars.


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Le cultivar est au thé ce que le cépage est à la vigne

Si tous les théiers font partie de la famille du Camellia Sinensis, il existe en revanche un grand nombre de cultivars qui ont chacun leurs caractéristiques et leurs qualités propres. Par exemple, certains sont plus résistants au froid, alors que d’autres le sont à certains parasites. D’autres permettent une récolte de thé plus abondante.
Ici, à Feng Qing, près de Lincang (Chine), les planteurs de thé conservent avec soin un grand nombre de cultivars afin de pouvoir tenter de nouvelles expériences, les greffer, par exemple, en vue de donner naissance à de nouveaux théiers hybrides.
J’ai visité ce jardin de thé l’an dernier entre deux dégustations de Pu Er, principal thé de cette région et manufacturé à partir du cultivar nommé « Da Ye » (grande feuille).
Par ailleurs, c’est ici, près de Lincang, que passe la fameuse route du thé et des chevaux (en savoir plus sur la route du thé et des chevaux).


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François-Xavier Delmas

Globe-trotter passionné, « FX » arpente les plantations de thés depuis 30 ans à la recherche des meilleurs crus. Pour le fondateur du Palais des Thés, voyager c’est aller à la découverte des cultures du monde. De Darjeeling à Shizuoka, de Taïwan au Triangle d’Or, il vous invite à suivre ses pérégrinations, à partager ses rencontres et ses émotions.

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