Vers des récoltes mécanisées ?

Récolter des feuilles de thé à la main nécessite une main d’œuvre extrêmement importante, mais la récolte manuelle est gage de qualité. Certains centres de recherche, comme ici dans le nord de l’Inde, travaillent à l’optimisation de la mécanisation. On taille les arbustes de façon différente et on cherche ainsi à définir quel type de coupe mécanique permettra demain les récoltes les plus abondantes. Inutile de vous dire que je redoute la mécanisation à venir même si, dans le seul cas du Japon, elle existe depuis longtemps et n’altère pas la qualité du thé du fait de l’extrême méticulosité des fermiers de ce pays.


Posté dans La fabrication du thé par François-Xavier Delmas | Tags : , ,

En boutique, des moments importants

Certes, je passe beaucoup de temps dans les champs de thé, mais je suis parfois dans les boutiques de Palais des Thés, auprès des équipes, pour leur raconter mes aventures, répondre à leurs questions et déguster des thés ensemble. Ce sont des moments très importants pour moi. Ils sont toujours effarés lorsque je leur parle des sangsues qui collent à la peau sur les chemins humides, des frelons entiers que l’on vous sert frits, pimentés et agrémentés de gingembre et d’ail, du côté du Xishuangbanna, de l’alcool local bu cul-sec au réveil parce qu’ainsi le veut la tradition chez les montagnards du nord-Viêtnam. Je leur raconte mes nuits à écouter la jungle. La peur du tigre. J’ai toujours une ou deux anecdotes qui me viennent aussi, comme ce singe qui attrape le sac d’une touriste et, sous nos yeux médusés, en sort un passeport dont il déchire chaque page jusqu’à la dernière… Ici, à Toulouse, en compagnie d’Océane, de Marc, de Léa et de Florence, responsable de la boutique de Toulouse et de Blagnac et qui a eu l’occasion de passer quelques jours avec moi en Inde, dans les plantations de thé.


Posté dans Palais des Thés par François-Xavier Delmas | Tags : , ,

Des thés de qualité au pied des Dhauladhar

Les tensions qui règnent à Darjeeling, même si elles semblent connaître enfin une éclaircie, ont guidé ce mois-ci mes pas vers d’autres montagnes. Au pied de la chaîne des Dhauladhar, à un jet de pierre du Cachemire, s’étendent quelques plantations de thé qui méritent le détour. Pas seulement pour cette vue sublime qu’elles offrent sur le massif himalayen mais aussi pour les efforts des différents producteurs locaux, efforts qui portent leur fruits. Alors que la région a fait durant des décennies un thé vert assez commun, consommé localement, on y trouve depuis peu, en cherchant bien, des thés plus artisanaux et très variés, qui se dégustent avec beaucoup de plaisir. En contemplant les Dhauladhar, bien sûr.


Posté dans Pays : Inde par François-Xavier Delmas | Tags : , ,

Pu erh cuits : une palette automnale

Quel lien peut-il exister entre ces grosses toiles en piteux état et du thé ? La réponse est simple, ces couvertures cachent des feuilles de thé. Ces toiles épaisses les recouvrent et les privent d’oxygène. A l’abri de la lumière et dans une atmosphère humide, le thé va pouvoir fermenter. Il s’agit de l’une des étapes cruciales de la fabrication des pu erh cuits. Tous les jours, on va contrôler la température des feuilles et aérer un peu si besoin, si le mercure monte trop. On va aussi arroser les feuilles plusieurs fois pendant les quarante jours environ que dure cette opération, avant de les recouvrir à nouveau aussitôt l’arrosage terminé.  Les pu erh cuits développent à la tasse des notes de bois, de sous-bois, de cave, de terre humide, de paille, d’humus, de cuir, de réglisse, et cela m’amuse de constater que ces belles toiles aux tons brunâtres expriment la même émotion automnale que la palette olfactive des thés qu’elles couvent.


Posté dans La fabrication du thé par François-Xavier Delmas | Tags : , ,

La tête dans les nuages

Les montagnes recouvertes de théiers montent si haut dans le ciel et les nuages tombent parfois si bas sur terre qu’il ne reste alors aucune place pour le ciel. Les nuages jouent à recouvrir de brume le tapis verdoyant des théiers, les enveloppent d’un voile de coton, les caressent, et puis s’en vont. Je pourrais rester des heures, dans chaque champ de thé que j’arpente, à contempler la beauté des paysages. Et plus je grimpe, plus je suis récompensé. Le thé ne pousse pas au-dessus de 2.000 ou 2.200 mètres mais à cette altitude-là on peut déjà s’offrir des vues à couper le souffle. Si la brume le veut bien.


Posté dans Inspirations par François-Xavier Delmas | Tags : , ,

François-Xavier Delmas

Globe-trotter passionné, « FX » arpente les plantations de thés depuis 30 ans à la recherche des meilleurs crus. Pour le fondateur du Palais des Thés, voyager c’est aller à la découverte des cultures du monde. De Darjeeling à Shizuoka, de Taïwan au Triangle d’Or, il vous invite à suivre ses pérégrinations, à partager ses rencontres et ses émotions.

Articles classés par thèmes

Liens vers Palais des Thés

Voyages dans le temps