L’oxydation constitue l’une des étapes majeures de la fabrication d’un thé noir.
Elle n’est pas très facile à photographier car elle consiste à étaler le thé sur des plaques dans une atmosphère plutôt chaude et humide, puis à attendre tout simplement que le temps passe.
Inde
Vue sur le massif du Kanchenjunga
Autant le ciel reste souvent couvert, à Darjeeling, durant les mois d’été, autant il se dégage largement à partir de la fin du mois d’octobre.
On peut alors contempler le massif du Kanchenjunga depuis la promenade piétonne qui part de Chowrasta, en plein cœur de la ville.
Derniers thés d’automne à Darjeeling
D’ici un mois, la saison va s’achever du côté de Darjeeling. Le thermomètre va baisser entraînant l’hibernation des théiers.
En attendant, on produit encore quelques thés d’automne et puis on s’affaire à d’autres tâches, comme ici, à Delmas Bari où l’on prend soin des arbrisseaux. Ceux-ci sont devenus assez grands maintenant pour quitter la nursery et être plantés en pleine terre.
Le thé, tout un savoir-faire
Le fait de visiter souvent les régions productrices me permet de me tenir informé des changements qui ont lieu au sein des plantations.
Je vous en donne un exemple : aujourd’hui, un jardin comme Runglee Rungliot est absolument inconnu du public et pour cause, on n’y produit pas de bon thé.
Mais il suffirait que demain, un planteur expérimenté arrive à la tête de ce domaine pour que les choses changent radicalement. Les théiers, l’altitude, l’orientation, tout est réuni pour que ce jardin se mette un jour à manufacturer de grands crus.
L’expertise d’un planteur de Darjeeling
Parmi les planteurs les plus expérimentés de Darjeeling J.D. RAI figure en bonne place. Je l’ai connu alors qu’il avait la responsabilité du jardin nommé Margaret’s Hope.
Je l’ai retrouvé avec plaisir cette année dans la plantation de Thurbo dont il a désormais la charge. J.D. RAI y manufacture des thés exceptionnels.
Son expertise va d’ailleurs au-delà de son propre tea estate puisqu’il supervise également le travail de quatre ou cinq autres jardins.
Enfin, contrairement à la plupart des planteurs de Darjeeling qui sont venus de la plaine, J.D. RAI est originaire de Darjeeling. Il est ici chez lui.
Rencontres et trajectoires qui se croisent
La vie est faite de rencontres, de trajectoires qui se suivent ou bien se croisent. La vie est un chemin.
Je dédie cette photo à Emilie qui s’occupe de mon blog depuis la naissance de celui-ci. Les textes que je rédige, Emilie les met en valeur. Elle leur donne un titre. Emilie fait aussi des recherches dans mes nombreuses photos, en recadre une, parfois. Puis elle assure à mes billets une deuxième vie sur les réseaux sociaux.
Emilie part vers d’autres chemins et elle va me manquer. Je la remercie pour la qualité de son travail. Je lui souhaite de suivre de belles routes. Aussi belles que celle-ci qui se faufile entre les théiers en direction de Darjeeling.
Un petit train familier de mon blog…
Le petit train de Darjeeling se permet des familiarités avec mon blog. Il traverse mon récit quand bon lui semble avec une aisance qui n’appartient qu’à lui. Il n’y a pas qu’avec mes billets qu’il se montre à ses aises : regardez avec quelle facilité il décide de disposer de la chaussée ! Les autres véhicules n’ont qu’à bien se tenir.
Inde : la pluie provoque des glissements de terrain
Durant les mois de juillet et d’août, les pluies tombent de façon importantes à Darjeeling si bien que de nombreux glissements de terrain se produisent au cours des semaines suivantes. On aperçoit parfois un joli petit village qui semble suspendu en aplomb d’un ravin.
Les théiers que vous voyez au premier plan et sur la pente elle-même se situent près de Lingia.
Bonnes vacances à tous mes lecteurs !
A l’heure où nombre d’entre vous partent se mettre au vert je leur dédie cette photo et leur souhaite de bonnes vacances. Moi qui suis au vert toute l’année, couleur des champs de thé oblige, je reste votre serviteur tout l’été. En effet, les feuilles ne s’arrêtent pas de pousser parce que vous avez les pieds dans l’eau. Au fait, n’oubliez pas de glisser dans votre sac de plage le pichet de thé glacé que vous aurez pris soin de préparer à partir de votre thé préféré !
Les cueilleuses aussi sortent leur parapluie !
Avec le temps que nous avons eu en France durant ce mois de juin nous n’avons pas souvent craint l’insolation. Il n’en est pas de même partout. A Darjeeling, par exemple, en cette saison, lorsque les cueilleuses sortent leur parapluie c’est plus souvent pour se protéger du soleil que de la pluie. Elles ont le bon goût de préférer les couleurs vives et variées si bien que rien ne ressemble autant à ce paysage qu’une tasse de Darjeeling elle-même. Ses notes florales, fleuries et végétales vous réjouissent le palais.









