Cueillette du thé pour les hommes au Népal


28 mai 2010
Cueillette du thé pour les hommes au Népal

Dans certaines régions du monde, la cueillette du thé est uniquement réservée aux femmes alors que les hommes sont affectés à d’autres tâches. C’est notamment le cas en Inde et dans le centre du Sri Lanka où les hommes employés dans les plantations s’occupent d’entretenir les sols et de tailler les théiers. La raison à cela ? Les femmes ont sans doute un doigté plus habile et plus sensible. La feuille de thé est chose fragile et précieuse, vous diront certains.

Mais le plus souvent, comme ici au nord de la Vallée d’Ilam, à l’Est du Népal, de l’autre côté de la frontière par rapport à Darjeeling, les tâches sont totalement mixtes et la cueillette du thé est effectuée indifféremment par les hommes ou les femmes du village. Il en va de même en Chine ou à Taïwan. Et au Japon il n’est pas rare de voir aussi bien un homme effectuer une récolte délicate qu’une femme au volant d’un tracteur.

Y a-t-il vraiment une règle expliquant ces pratiques ? Disons que là où sont passés les Anglais et où l’on rencontre des plantations étendues, le rôle de chacun est plus déterminé et le travail pas toujours réparti d’une façon qui nous semble la plus juste.

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4 commentaires sur “Cueillette du thé pour les hommes au Népal
  1. C’est intéressant comme remarque. Il est fort possible que la présence des Anglais y soit pour quelque chose en effet. Enfin, d’un coté s’ils n’avaient pas été là on aurait peut-être pas de Darjeeling…

    Sinon, j’en profite vu que vous parlez du Népal. Je trouve les thés Népalais très intéressants, et je voulais savoir si alliez à nouveau proposer du Pashupati cette année ?

    1. Bonjour Antoine, Nous allons recevoir régulièrement des échantillons de Pashupati et s’ils le méritent, bien sûr, nous les sélectionnerons. J’en ai déjà reçus, mais pas assez exceptionnels à mon goût… je guette le facteur !

  2. Merci beaucoup ! Attendons alors !
    Je suis vraiment surpris par les thés du Népal, qui, s’ils sont moins connus, sont au moins aussi bons que les Darjeeling je trouve. Celui qui a ma préférence, c’est à chaque fois le Kuwapani, qu’il soit d’été ou de printemps.
    Et à ce propos, Kuwapani, Pashupati… Ce sont des noms de plantations ou des appellations ? (car j’ai vu que Pashupati était le nom d’une divinité…)

    1. Bonjour Antoine, Kuwapani est le nom de la manufacture. On ne peut pas vraiment parler de « plantation » car au Népal ceux qui manufacturent le thé ne s’occupent pas seulement de leurs propres feuilles de thé, ils vont également acheter des feuilles fraîches aux paysans alentour. Pashupati est le nom d’un tout petit poste frontière antre l’Inde et le Népal, c’est le nom du village donc. La manufacture s’appelle « Green Tea Factory » alors qu’elle produit aussi bien des thés verts que des thés noirs, ce qui n’est pas tout à fait logique. Pour cette raison, pour ne pas induire nos clients en erreur, nous lui avons préféré le nom de l’endroit, Pashupati.

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