Du thé sur les rives de la Mer Noire


27 juillet 2010
Du thé sur les rives de la Mer Noire

Je vous écris de la Mer Noire. De Rize, sur la côte turque, pas très loin de la frontière géorgienne. Ici, verdoyantes à souhait, des montagnes tombent dans la mer et je ne vous surprendrai pas si je vous dis qu’elles sont couvertes de thé.

La rencontre entre la Turquie et le thé a eu lieu à la fin de l’Empire ottoman et précisément du fait de la perte de la province du Yémen où l’on produit un fameux café. On s’est donc rabattu sur le camélia que l’on a planté dans cette région montagneuse et humide. Et dans tout le pays on s’est mis à boire le thé que l’on vous sert ici très fort, dans de jolis verres « tulipe ». Parfois, on a recours au samovar et l’on rallonge alors son thé encore très noir avec de l’eau brûlante.

En Turquie, le thé est roi. Il se boit à toute heure du jour ou de la nuit, on le sirote, on le repose sur sa soucoupe, on le reprend aussitôt, on palabre en se brûlant les doigts. Mais le thé est-il bon ?

Voilà donc le but de mon voyage : trouver dans ces montagnes quelqu’un qui produirait du thé dans les règles de l’art, en ne récoltant que les meilleures feuilles tout en prenant garde de ne pas les briser. De ce point de vue, je dois l’avouer, mon séjour n’est pas une réussite. J’ai rencontré des gens d’une gentillesse extrême qui se sont pliés en quatre pour me faire visiter un jardin de thé ou bien une usine à thé. Mais du bon thé, non. Pendant que je poursuis mes recherches, je vous laisse à cette harmonie de vert et d’ocre.

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8 commentaires sur “Du thé sur les rives de la Mer Noire
  1. Je vous souhaite de trouver la plantation qui correspondra à vos critères de recherches, afin qu’un jour peut-être, les clients du Palais des Thés puissent découvrir le fruit de votre recherche.

    Bon courage 🙂

  2. Bonjour François Xavier, je suis tombé par hasard sur ce post, j’étais l’hiver dernier en tournage au dessus de Rize dans la vallée d’Ayder ( où il y a des pentes vierges pour le ski au top!); J’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs familles de la région, et que ce soit pour le miel, les noisettes, et le thé, ils possèdent tous des « jardins » voir des champs, qu’ils se partagent en famille et qui sont bien loin des usines de thé immenses de Rizé. Maintenant je n’ai pas mené d’enquête particulière sur le sujet, mais je pense que ce dervait être une bonne piste, notamment tout autour du village de Chamelshin.. A bientôt
    Eric BACOS

  3. Bonjour Eric et merci pour le tuyau. Je suis allé jusqu’à Ayder et j’ai eu droit à quelque chose de féérique : on ne voyait pas à 3 mètres tellement la brume était épaisse. C’était beau mais très mystérieux. J’ai attendu, en vain. On m’avait dit qu’Ayder était un bel endroit, je le crois volontiers mais je n’ai pas pu le vérifier. Arrivant tout juste à voir mes pieds je n’ai pas pu observer, au-delà du village, le moindre champ de thé. Je sais maintenant qu’il faut que j’y retourne, et que je pousse jusqu’à Chamelshin. Merci et à bientôt !

  4. c’est fascinant un tel paysage!!en plus moi ça tombe bien parce que moi j’adore la Turquie par contre je n’ai jamais su qu’il y a avait du thé la bas (je suis Out apparemment^^) ..

  5. Oui bien sur on peut meme l’acheter dans les Petits magazin d’alimentation turc a paris ou dans toutes la banlieu. La marque « caykur »(rize cay) est la numero 1 en turquie.D’ailleur La Turquie, grand producteur, consomme presque tout son thé sur le marché local.je vous conseille d’essaiyer ca ne coute rien.Il ressemble beaucoup au lipton en provennace du kenya.a vous de voir denez moi au courant

    1. Bonjour,
      J’aime beaucoup le thé turc, mais je suis loin d’être un spécialiste des thés en général….

      Toutefois j’ai pu acheter du thé « Hemsin » biographie (une cédille sous le signe, je n’ai pas de clavier turc…réputé pour être ramassé à la main par une communauté arménienne musulmane, et qui semble de bonne qualité. Avez vous rencontré ces personnes?
      Très curieux de connaître votre avis.
      Bonne journée et bien cordialement.

      1. Bonjour, je suis allé dans la région dont vous parlez mais je n’ai pas vu de thé cueilli à la main. J’ai beaucoup aimé ces montagnes et les gens qui les peuplent, ils sont chaleureux et hospitaliers. En revanche, si j’ai eu plaisir à déguster le thé dans de nombreux endroits, je n’ai rien trouvé qui se démarque sur un plan gastronomique. Et je n’ai entendu parler que de thé récolté à la cisaille. Théophilement vôtre !

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