Hotte fabriquée pour la cueillette du thé


6 août 2010
Hotte fabriquée pour la cueillette du thé

La cueillette du thé, quasiment feuille par feuille, représente un travail inouï. Dans certains pays on porte une hotte dans le dos pour contenir les feuilles récoltées. Ces hottes sont ajourées de façon à ce que l’air circule bien et éviter ainsi tout risque de fermentation qui ruinerait le travail des cueilleurs.

Plusieurs indices permettent de reconnaître que cette photo a été prise au Népal : la tenue de l’homme et particulièrement son couvre-chef, très largement porté par tous les Népalais ; les murs de la maison avec ce torchis ocre qui remonte bien haut, ainsi que ces aplats blancs soulignés de sombre ;  enfin, pour ceux qui ont passé pas mal de temps dans les plantations de thé, la forme de la hotte elle-même qui devient carrée en s’évasant n’existe que là.

Cette scène se passe du côté de Phidim, très au nord de la Vallée d’Ilam, à l’extrême est du Népal. (« Kanchenjunga Tea Estate » se situe tout près de là. « Nepal Green Tea factory » et « Himalayan Shangri-La Tea factory », un peu plus loin).

Le Népal est un pays qui reste très rural. Ici, à des heures de marche du premier village, il faut évidemment tout faire soi-même et l’on tisse devant chez soi, sans se laisser distraire le moins du monde par l’étranger qui vous photographie.

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2 commentaires sur “Hotte fabriquée pour la cueillette du thé
  1. Bonjour François-Xavier,
    Je viens de découvrir votre blog dont j’ai remonté le cours jusqu’à la première note.
    Puisque vous attendez les commentaires de pied ferme semble-t il, voici mes impressions de dégustation : de la substance (je suis venue pour approfondir ma culture du thé, je suis ravie d’avoir trouvé une information vivante), un bel équilibre texte/photos, le tout distillé en petite quantités pour rendre accros les amateurs de thé que nous sommes ! Un délice.
    J’y lis aussi qu’à Darjeeling, ça va mal http://www.chercheurdethe.com/2010/06/04/darjeeling-tensions-espoirs/ (comme le dit Antoine, c’est particulièrement décourageant vu les ressources de la région) et j’espère que vous lirez si ce n’est pas déjà fait The White Tiger d’Aravind Adiga pour sa vision noire mais brillante et drôle de l’Inde et de ses contradictions.
    Et encore que vous aimez voyager seul (moi aussi !) ou avec de fidèles compagnons de route. Si toutefois vous aviez besoin d’une nouvelle assistante… surtout n’hésitez pas 😉
    A bientôt

    1. Bonsoir Marine, Merci pour vos compliments et pour votre commentaire. Je n’ai pas encore lu le Tigre Blanc mais je vais le faire bientôt. Merci pour le conseil. Théophilement vôtre ! FxD

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