ARCHIVE DE avril 2026

Contemplation et apaisement

17 avril 2026
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Au Japon, saison des cerisiers oblige, l’heure est à la contemplation. On vient de loin pour admirer les arbres recouverts de fleurs, pour se prendre en photo et parfois même tout simplement pique-niquer sous un couvert chargé de pétales roses ou blancs. Cet amour pour la nature dans ce qu’elle a de plus éphémère rappelle, bien sûr, le fameux « ichi go ichi e » qui est une invitation à se concentrer sur l’instant, à comprendre et accepter la fugacité de l’existence. Ce précepte constitue une part essentielle de la compréhension du « cha no yu », nom donné au Japon à la cérémonie du thé.

Cette même contemplation des cerisiers évoque le thé par un autre aspect. Lorsque l’on demande à un amateur ce que le thé lui inspire, ce qu’il lui apporte, le mot qui revient le plus souvent est le mot apaisement. Le thé nous apaise. Il nous apaise de la même manière que nous apaise cette contemplation silencieuse, joyeuse, béate, des cerisiers en fleurs, cette contemplation d’un paysage tout en délicatesse comme ici dans le parc Kenroku-en, à Kanazawa, l’un des plus fameux du Japon.

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Une appellation mythique

2 avril 2026
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Chaque année, à partir des premières semaines de mars, les mythiques thés de Darjeeling commencent à être récoltés. Pourquoi mythiques ? De vastes domaines plantés par les Anglais au milieu du XIXème siècle ; une aventure humaine à grande échelle qui marquera deux pays pour toujours puisqu’à travers la grande épopée de l’East India Company c’est une page de l’histoire de la Grande-Bretagne qui s’écrit ici, et une page de celle de l’Inde, bien sûr. Une vue imprenable sur le toit du monde et des paysages à couper le souffle ont contribué à forger la légende de ce thé d’exception soumis à des variations climatiques uniques : hiver rigoureux, été précoce rapidement soumis à des pluies diluviennes jusqu’à l’arrivée d’un automne ensoleillé. Le camélia est chez lui sur ces pentes dont la terre acide et bien drainée lui plait au plus haut point.

Là-haut, des milliers d’hommes et de femmes (surtout de femmes) récoltent pour nous les pousses les plus tendres qui s’arrachent ensuite à prix d’or, ou presque, malgré des conditions de travail qui ne s’améliorent pas beaucoup avec les années et pourraient, un jour, si la carence en main-d’œuvre se poursuit, mettre en péril l’avenir de l’appellation.

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