Manufacture du thé

Un thé dans toute sa simplicité

29 juillet 2016
Un thé dans toute sa simplicité

Il existe de nombreuses sortes de thé qui répondent chacune à un procédé de fabrication bien précis, parfois à un cultivar spécifique ou encore à un terroir défini. Si la plupart de ces thés sont élaborés dans des fermes de taille modeste, ils peuvent aussi être fabriqués dans de grandes manufactures avec des capacités de production supérieures, voire dans des usines, dans le cas des thés industriels (la différence essentielle entre la manufacture et l’usine étant le rôle de l’artisanat, à savoir du travail fait main, comme l’indique le mot manufacture ; cela signifie que le geste, le contrôle au toucher, à la vue, à l’odeur de la qualité des feuilles, va intervenir à chaque étape de l’élaboration du thé).

Mais la façon la plus artisanale de fabriquer un thé est celle pratiquée ici, dans la plus grande simplicité, chez lui, par un homme de l’ethnie Dao qui a eu la gentillesse de m’héberger : on jette des feuilles de thé fraîches sur les parois du wok chauffé à feu vif et on va les remuer sans arrêt de façon à les dessiquer, les façonner puis les sécher et cela sans jamais qu’elles ne brûlent. Une manière de faire rudimentaire que pratiquent souvent les populations qui vivent au milieu des théiers. A la tasse, cela donne quelque chose d’assez rude, puissant, plutôt astringent et qui a gardé un peu de l’odeur du feu. Un thé qui vous réveille et qui porte en lui la simplicité et la générosité de cette hospitalité paysanne qui vous rappelle à la vraie vie.

 
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Exigence et minutie

10 juin 2016
Exigence et minutie

Produire un thé de qualité demande une main d’œuvre très importante, sauf au Japon où ont été imaginées des machines d’un incroyable niveau de sophistication.

Les feuilles de thé sont triées une à une, comme ici, en Chine, et cela se pratique ainsi pour tout thé digne de ce nom, c’est-à-dire un thé en feuille entière et de bonne qualité. Ce tri feuille à feuille permet d’éliminer les petits bouts de tige ainsi que les feuilles un peu grossières. Dans le même temps, on écarte aussi parfois un insecte car les plantations de thé sont des lieux vivants et la présence de mauvaises herbes et d’insectes est parfois le signe de bonnes pratiques agricoles.

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Une machine terrible pour le thé

30 octobre 2015
Une machine terrible pour le thé

Il m’est difficile de trouver du bon thé au Sri Lanka et voici la photo du coupable. Le procédé que l’on appelle rotorvane vise à exercer une pression très forte sur les feuilles de thé et permet de rouler trois fois plus de feuilles fraîchement flétries qu’une rouleuse traditionnelle. Le temps d’oxydation peut ensuite être réduit à quelques minutes tant la feuille a été malaxée.

Ce procédé est beaucoup utilisé dans les montagnes du centre du pays. Il est avantageux en termes de rendement mais à quoi bon puisqu’à la tasse on va acquérir de la puissance au détriment de toute subtilité aromatique.

 

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Un minutieux travail

31 juillet 2015
Un minutieux travail

 

Lorsque vous vous préparez du thé, vous n’imaginez pas toujours le travail en amont que représentent la récolte et la manufacture de chaque petite feuille de thé. Le tri manuel qui s’exerce feuille à feuille afin d’ôter les tiges éventuelles, n’est pas le moins laborieux.

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Feuille après feuille

3 avril 2015
Feuille après feuille

 

Difficile d’imaginer ce que manufacturer un thé représente en termes d’expertise et de raffinement. Ici, par exemple, la production achevée, cette femme ôte une à une les petites tiges et autres imperfections qu’elle détecte parmi les feuilles.

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Le roulage des feuilles de thé à Darjeeling

18 avril 2014
Le roulage des feuilles de thé à Darjeeling

 

Lorsque vous lisez les notes de dégustations des Darjeeling, vous apprenez que la feuille peut être plus ou moins roulée, selon les lots. Voici à quoi ressemble la fameuse rouleuse. Dès que les feuilles de thé ont fini de se flétrir, à l’étage supérieur du bâtiment, on les fait tomber (photo) dans ce réservoir muni d’une presse. Le roulage, tel qu’il se pratique à Darjeeling, ne dure que quelques minutes. Il prépare la feuille, en la malmenant légèrement, à l’étape suivante : l’oxydation.

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Le Jukro, un Grand Cru coréen hors du commun

28 février 2014
Le Jukro, un Grand Cru coréen hors du commun

 

Parmi les plus Grands Crus de thé, le Jukro de Corée du Sud figure en bonne place. Je ne connais qu’un seul fermier qui le produise. Il ne peut le faire qu’aux premiers jours de mai, en utilisant ses meilleures feuilles. La quantité produite est si faible qu’il ne peut satisfaire que quelques clients seulement. Inutile de vous dire combien j’ai hâte, chaque année, de découvrir sa nouvelle production. La richesse olfactive de ce thé, sa complexité, sa longueur en bouche méritent que l’on y goûte au moins une fois dans sa vie.

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Le parfumage du thé au jasmin

23 août 2013
Le parfumage du thé au jasmin

 

En Chine, c’est à la fin de l’été que l’on produit les plus beaux thés au jasmin du monde. Ils proviennent de la province du Fujian. L’assemblage du thé et des fleurs a lieu la nuit car la fleur de jasmin à une particularité, il faut attendre le soir pour qu’elle s’ouvre et dégage son incroyable parfum.

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Une production artisanale

29 janvier 2013
Une production artisanale

Au Myanmar (Birmanie) la production de thé reste très artisanale. On y produit du thé vert ainsi que du thé noir. Je n’ai rien trouvé d’extraordinaire à déguster à ce jour, mais je poursuis mes recherches.
Ici, dans la région de Hsipaw, principale région de production du pays, les paysans ramènent chez eux les feuilles de thé récoltées et les manufacturent devant leur maison. Voici à quoi ressemblent les rouleuses locales. Elles s’actionnent à la main.

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Durant la phase d’oxydation, rien ne vaut l’expérience

11 décembre 2012
Durant la phase d’oxydation, rien ne vaut l’expérience

Durant la phase d’oxydation la feuille de thé va changer de couleur et passer du vert au brun. Cela ne concerne que les thés noirs, bien sûr.
Pour mettre fin à cette étape, rien ne vaut l’expérience. En effet, c’est à l’aspect de la feuille et à son odeur que le responsable de la manufacture va décider que le thé est suffisamment oxydé et qu’il est temps maintenant de le sécher.

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