En Chine, le thé infuse souvent directement dans le verre. Au fur et à mesure que vous dégustez votre « cha », votre hôte vous le rallonge d’eau chaude. Et pour ne pas que les feuilles de thé vous passent dans la bouche il suffit de serrer les dents, ce qui n’exclut nullement de sourire en même temps.
Le train de Darjeeling peut circuler sans wagons
Le petit train de Darjeeling est absolument imprévisible. De temps à autre il circule sans wagons. Quelques passagers privilégiés semblent tout de mêmes bienvenus à condition de pouvoir soutenir longtemps une pose acrobatique. Ils accrochent leur sac où ils peuvent et déposent leur excédent de bagage sur le toit de la locomotive, tout simplement.
Des panneaux pour attraper les insectes nuisibles
Dans les plantations de thé, on fourmille d’idées pour attraper les insectes nuisibles. Par exemple ici, à Hangzhou, on dispose des petits panneaux couverts de glue, un peu partout entre les théiers. Si le jaune fluorescent de ces accessoires attire les insectes ce sont surtout les phéromones dont ils sont enduits qui possèdent un fort pouvoir attractif.
Rien à voir, donc, avec ces panneaux électoraux qui fleurissent jusqu’à ce week-end aux abords de nos bureaux de vote.
Sur les routes du thé avec mes collègues
La plupart du temps je parcours seul les routes du thé mais cela fait aussi beaucoup de bien de partager avec ses collègues le plaisir de marcher au milieu les théiers avant d’observer toutes les phases de sa manufacture. Ce sont des voyages très enrichissants car on peut ensemble parler de notre passion commune, comprendre, apprendre, déguster toutes sortes de thé et échanger sans fin à leur propos. Ici, à droite de Waterqian, producteur de Bi Luo Chun, et au milieu de son jardin de thé : Aurélie, Carine, Cyrille et Mathias. Cela se passait la semaine dernière.
Les jeunes mariés chinois adorent venir à Suzhou
La ville de Suzhou conserve un cachet fou. Beaucoup de touristes chinois viennent ici retrouver un peu du charme d’autrefois. Dans la partie historique de la ville, les ruelles sont bordées de canaux et de nombreux jeunes mariés choisissent cette ville pour donner un cadre pittoresque à leur album-souvenir. A tel point que l’on ne peut pas faire dix mètres sans tomber sur un jeune couple en train de poser sous l’œil vigilant de photographes professionnels qui n’hésitent pas à faire prendre la pose à leur modèle d’un jour. A l’instar de cette belle épousée qui respire le bonheur et nous offre son si beau sourire.
Le Bi Luo Chun se manufacture avec dextérité
A l’instar de nombre de thés verts prestigieux originaires de Chine, le Bi Luo Chun se manufacture dans un grand wok. Je viens de quitter le lac Taihu sur les rives duquel il se cultive, pour rejoindre Suzhou.
La manufacture du Bi Luo Chun doit s’exercer avec une certaine dextérité quand on sait que la température peut monter à 180 degrés dans ce grand récipient. D’où le port de ces gants de coton.
Le Bi Luo Chun : un des thés les plus rares de Chine
Le Bi Luo Chun constitue l’un des thés les plus rares et les plus prestigieux de Chine. Mon ami Waterqian – qui figure parmi les rares fermiers à produire la meilleure qualité de Bi Luo Chun – me montre ici à quoi doit se limiter la récolte : un petit bourgeon accompagné d’une seule feuille. Une telle cueillette est rarissime. Elle explique le prix très élevé de ce thé dont le nom signifie « Spirale de Jade du Printemps ». En une journée chaque cueilleur ne récolte qu’environ deux kilos de feuilles fraîches qui ne donneront, après la manufacture, que deux cent petits grammes de thé.
Mi-avril, mon attention se porte vers la Chine
Chaque année, à la mi-avril, mon attention se porte vers la Chine. En effet, c’est à partir de cette époque que se manufacturent les magnifiques thés verts chinois, qu’ils se nomment Long Jing, Bi Luo Chun ou encore Bai Mao Hou, entre autres. Je suis en ce moment même à deux pas de Suzhou, au bord du lac Taihu.
Chaque jour je fais mon possible pour dormir au milieu des champs de thé. Et voici à quoi peut ressembler, ici, le paysage, à l’heure d’ouvrir l’œil.
La chenille poilue, un autre ennemi du théier
Le thé a de nombreux ennemis et parmi ceux-ci la chenille poilue – Hairy caterpillar, pour les Anglais. Elle pose ici avec une certaine timidité mais ne vous y fiez pas. En effet, cette délicate personne fait moins sa timide lorsqu’il s’agit de ronger à sa base un jeune plant de thé, le ronger tant et si bien et sans relâche qu’elle finit par le couper net au niveau de la base de son tronc. Et voici notre jeune théier à terre, mort.
Le premier voyage de l’Ecole du Thé a eu lieu !
Carine Baudry, responsable de l’Ecole du Thé, rentre tout juste de Darjeeling. Un voyage organisé par l’Ecole, justement, afin de permettre à certains élèves de se rendre dans les plantations et avoir la chance de comprendre sur place comment on fabrique du thé. Carine et ses huit élèves ont pu loger au beau milieu d’un jardin de thé et assister à toutes les étapes de sa manufacture. Ils ont rencontré plusieurs planteurs et leur ont posés toutes les questions qu’ils voulaient. Ils ont aussi visité Delmas Bari et admiré les paysages à couper le souffle de cette région himalayenne. Sans oublier les multiples occasions de rencontrer des cueilleuses aussi souriantes que celles-ci.









