Un peu d’ombre

19 juillet 2019
Un peu d’ombre

Par temps de forte chaleur, le théier apprécie de passer chaque jour plusieurs heures à l’ombre. On plante donc des arbres au-dessus des théiers dans les zones géographiques pouvant être soumises à des températures caniculaires.

Nous-mêmes sommes comme les théiers, à rêver, nous promenant en ville, que le feuillage des arbres nous protège du soleil et de l’excessive chaleur.

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Mouiller sa chemise

12 juillet 2019
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Le thé au lotus fait partie des traditions vietnamiennes. La culture de cette fleur nécessite de se mouiller. Se mouiller à l’heure de la récolte qui se pratique, soit en avançant dans un étang avec de l’eau à la poitrine, soit à bord de petites barques peu étanches ;  se mouiller au moment de multiplier les pieds de nelumbo nucifera puisque l’on va alors plonger le bras jusqu’à attraper quelques rhizomes destinés à un autre étang. 

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Thé au lotus : une tradition vietnamienne

5 juillet 2019
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La fleur de lotus joue un rôle très important dans la culture vietnamienne. Il n’est donc pas surprenant que dans ce pays la coutume veuille que l’on parfume du thé à l’aide de cette fleur et que l’on obtienne ainsi un thé particulièrement recherché. La production a lieu en juin et en juillet. Une opération qui demande de la patience car on va mettre en contact cinq jours de suite les feuilles de thé avec le pollen de la fleur. 

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Dans le Triangle d’or, des récoltants perchés !

21 juin 2019
Dans le Triangle d’or, des récoltants perchés !

Dans la région du Triangle d’or, on trouve des théiers pas tout à fait comme les autres. Au lieu de les maintenir à une taille basse afin de faciliter la récolte des feuilles, on les laisse pousser comme des arbres. A l’heure de la récolte, il faut alors monter dans ces camellia qui peuvent avoir plusieurs centaines d’années. Les feuilles issues de ces théiers sont particulièrement recherchées pour la manufacture des pu erh ou thés sombres. 

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Des machines chinoises à l’origine du renouveau népalais

14 juin 2019
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Le Népal produit du thé depuis près de deux siècles. A l’origine, sa culture et l’organisation de ses plantations se sont faites à l’instar de ce qui existe à Darjeeling. Mais les choses ont depuis évolué de façon considérable. Il y a un peu plus de dix ans, plusieurs producteurs de thé assez passionnés pour aller voir ce qui se passe ailleurs, rapportent de Taiwan ou de Chine différentes machines de petite capacité permettant de travailler la feuille autrement et de façon beaucoup plus artisanale. Ces machines sont aujourd’hui largement utilisées dans la plupart des différentes coopératives du pays. Grâce à elles et à la passion de celles et ceux qui les utilisent, on peut déguster aujourd’hui des thés népalais de toute sorte : blancs, semi-oxydés, façonnés comme des perles. Et sur un plan gastronomique, des thés d’une qualité remarquable.

Le renouveau du thé népalais tel qu’on le connaît depuis une dizaine d’années vient donc de la rupture avec le système anglais.

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Ne pas se fier à un nom, même prestigieux

31 mai 2019
Ne pas se fier à un nom, même prestigieux

Ce qui est compliqué à comprendre dans le thé, c’est que l’on ne peut pas se fier à un nom et en conclure à un certain niveau de qualité. Pour la bonne et simple raison que le thé pousse dans des contrées dont les variations climatiques sont souvent fortes. Il en résulte d’importantes variations de la qualité. Un exemple : pendant la mousson, il pleut sans discontinuer durant des semaines et le thé est forcément mauvais. Une plantation prestigieuse, qui produit durant les meilleures saisons des thés parfois remarquables, est bien incapable de le faire durant la saison des pluies. Un jardin prestigieux propose donc aussi de mauvais thés. D’où l’importance pour le chercheur de thé que je suis de toujours déguster avant d’acheter, et ne jamais se fier à un nom. D’où l’importance pour le client particulier d’être bien informé, bien conseillé, par des vendeurs compétents.  

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Une appellation peu précise

24 mai 2019
Une appellation peu précise

On parle de « récolte de printemps » pour désigner les premiers Darjeeling de l’année mais en réalité cette appellation est légèrement trompeuse dans la mesure où la récolte ne coïncide pas tout à fait avec la saison. Pour deux raisons. D’une part, les plantations de basse altitude qui pratiquent l’irrigation bénéficient de températures plus clémentes et produisent quelques fois de petits lots dès la fin février. D’autre part, on récolte tous les 8 à 10 jours les feuilles qui poussent sur un même rameau, or il se trouve qu’après trois pousses successives, le rameau contrarié donne une pousse latérale de moindre qualité (appelée banjhi) qui marque la fin des premières récoltes. La récolte de printemps s’arrête donc en réalité aux alentours de mi-avril.  

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Le temps de la sécurité

3 mai 2019
Le temps de la sécurité

Ma sélection de Darjeeling de Printemps est terminée, 12 Grands Crus au total. De Puttabong à Thurbo en passant par Namring Upper et Highlands, elle représente ce que ces montagnes ont produit de meilleur au cours de la saison. Je souhaite maintenant partager avec vous les étapes postérieures à l’achat d’un thé d’une qualité exceptionnelle, à l’instar de chacun des thés de cette famille : le thé est emballé dans la plantation elle-même puis transporté par camion jusqu’à l’aéroport le plus proche. De là, il rejoint Paris pour être aussitôt acheminé vers les entrepôts de Palais des Thés. Un échantillon du lot est alors envoyé en laboratoire, le temps d’être analysé. Dès la confirmation de la conformité du thé à l’engagement Safetea qui fait la fierté de Palais des Thés, il est dispatché vers les différentes boutiques. De la plantation à la tasse, il faut accepter un délai incompressible de plusieurs semaines, gage de qualité et de sécurité.  

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Etes-vous plutôt Clonal Superb ou China Exotic ?

29 mars 2019
Etes-vous plutôt Clonal Superb ou China Exotic ?

Les Indiens utilisent la nomenclature héritée des britanniques pour décrire les feuilles de thé (voir mon précédent billet). Cependant, depuis quelques années, ils ne se contentent plus des simples lettres « FTGFOP » ou même « SFTGFOP1 ». Ils y ajoutent des mots, en général très jolis. Certains ont une signification précise, les autres font à l’oreille une jolie musique et le producteur entend par là vous faire comprendre que ce thé exceptionnel mériterait, du plus offrant, un prix lui aussi exceptionnel. Pour les premiers, les mots China, Clonal, AV2 décrivent le théier récolté. Un cépage originaire de Chine (Camelia sinensis sinensis), un cépage hybride (le mot clonal est donc impropre en français), ou encore le nom précis du cépage (AV2 pour Ambari Vegetative n°2).

Pour les seconds, Exclusive, Delight, Exotic, Superb, Mystic, l’imagination est sans limite. Wonder, Enigma, Euphoria, c’est pas mal non plus. Je suis prêt à parier que d’ici un an ou deux on m’offrira le Nirvana !

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Darjeeling ouvre le bal

15 mars 2019
Darjeeling ouvre le bal

Les thés de printemps sont souvent les meilleurs, première récolte oblige. A la sortie de l’hiver les nuits sont encore froides, la pousse est lente et offre une plus grande richesse aromatique. Chaque année c’est Darjeeling qui ouvre le bal, avant le Népal, la Chine, le Japon.

Au mois de mars, je peux déguster près de cent thés par jour, chacune des 87 plantations de Darjeeling manufacturant des lots très petits – quelques dizaines de kilos parfois.  Dans cette région, durant la période où l’on produit des thés de grande qualité, on ne mélange pas les feuilles récoltées la veille avec celles du lendemain. En conséquence, les dégustations se suivent et ne se ressemblent pas. Les meilleurs lots s’arrachent à prix d’or, en quelques heures seulement, d’où l’importance de bien connaître chaque producteur et d’entretenir avec chacun les meilleures relations possibles.

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