Plantation

Tapis vert

11 juin 2021
Tapis vert

Le tapis vert n’est pas toujours synonyme de jeux de hasard. La qualité du thé que l’on produit à partir des feuilles récoltées sur cette belle étendue émeraude n’a que peu à voir avec la chance. Pour produire le meilleur thé, il s’agit plutôt de ne récolter que le bourgeon ainsi que les deux jeunes pousses terminales qui se situent à l’extrémité des rameaux. Les étapes suivantes, qui auront lieu cette fois dans la manufacture de thé, seront aussi décisives sur la qualité.

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Par bonheur

16 avril 2021
Par bonheur

Par chance, le coronavirus n’empêche pas les feuilles de thé de pousser. Par chance, le même virus n’empêche pas la récolte de s’effectuer. Par chance, les échantillons de thé nous parviennent. Par chance, nos papilles sont encore en état de fonctionner, notre odorat aussi, nous sommes plusieurs à déguster chacun des thés, nous faisons bien attention à nous protéger et par bonheur nous pouvons ainsi continuer à sélectionner les meilleurs thés qui soient, parmi ceux qui nous arrivent. Et par bonheur, nous est donné à chacun d’entre nous de pouvoir déguster, en attendant des jours meilleurs, les sublimes thés de printemps, entre autres, de pouvoir vivre ainsi en harmonie avec la nature, en harmonie avec celles et ceux qui sont loin et que nous retrouverons un jour, lorsque les conditions seront réunies pour voyager à nouveau.

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Bien chercher

9 avril 2021
Bien chercher

Le thé a été introduit au Malawi à la fin du XIXème siècle, par des missionnaires écossais. Il pousse à l’extrême sud de l’ancien Nyassaland, à un jet de pierre du Mozambique. A l’instar de nombreux pays d’Afrique, l’essentiel de la production est destinée au marché du sachet. Mais il n’est pas impossible d’y trouver des thés plus rares, à condition de bien chercher.

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Rohini Early Spring, un grand cru issu du cultivar B157

12 mars 2021
Rohini Early Spring, un grand cru issu du cultivar B157

À Darjeeling, le thé pousse à une altitude qui varie entre 100 mètres et 2.100 mètres. On récolte en premier sur les parcelles situées à plus basse altitude, bien sûr, climat oblige. Pour mémoire, le théier hiberne lorsqu’il est soumis à des températures diurnes inférieures à 12 degrés. Je viens d’acheter un lot de Rohini Early Spring. Un thé délicieux. Pourquoi est-il remarquable sur un plan gastronomique ? Non pas en raison de la situation de la plantation, mais parce que le cultivar est qualitatif. Il porte le nom de B157 (Bannockburn 157). La parcelle est, de surcroît, entièrement plantée de ce cultivar, ce qui est inhabituel à Darjeeling où de nombreuses sections sont composées d’une mosaïque de différents types de théiers. Ce thé est délicieux, d’autre part, du fait que le planteur – qui sait bien que son jardin ne fait pas partie des plus réputés -, déborde de créativité lorsqu’il s’agit de mettre au point des thés rares. Il travaille sa manufacture, notamment, modifiant chacun des paramètres (intensité du flétrissage, du roulage, de l’oxydation, du séchage) jusqu’à obtenir la liqueur qu’il désire. Ici, nous avons un thé d’une grande finesse, d’une verdeur puissante et d’une fraîcheur intense. Ce grand cru sera disponible, après les analyses phytosanitaires de rigueur, aux environs du 22 mars prochain.

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Kotagiri Frost : en attendant Darjeeling

5 mars 2021
Kotagiri Frost : en attendant Darjeeling

Les thés du sud de l’Inde offrent une alternative intéressante à ceux du nord, lorsque ceux-ci n’ont pas encore poussé, faute d’une montée des températures suffisante. Sur les monts Nilgiris, on manufacture le thé à la façon de Darjeeling et le Kotagiri Frost figure parmi les plus fameux du moment. A la tasse, une verdeur, une fraîcheur intense qui nous dit que le printemps est bien là. Ce grand cru sera disponible, après les analyses phytosanitaires de rigueur, aux environs du 15 mars prochain.

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Darjeeling ouvre le bal

25 février 2021
Darjeeling ouvre le bal

Chaque année, ce sont les thés de Darjeeling qui ouvrent le bal des nouvelles récoltes. En 2021, Covid ou pas Covid, le résultat sera le même si tant est que l’on ne confine pas du côté des contreforts himalayens. Alors la récolte pourra débuter, comme à l’accoutumée, aux alentours de la fête de Holi. Après un hiver sec (les dernières pluies importantes datent de septembre), les théiers sont à la peine. Il va falloir qu’il pleuve pour que les bourgeons qui ne demandent qu’à se développer se transforment en feuilles.

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Singbulli change de mains

5 février 2021
Singbulli change de mains

Les plantations de thé changent parfois de mains et c’est une information importante pour un chercheur de thé. Le jardin de Singbulli (photo), à Darjeeling, vient d’être vendu. Quel sera le prochain planteur ? Quelle connaissance aura-t-il du thé et quelle façon de manufacturer sera la sienne ? Autant de questions qui montrent que l’on ne peut pas se fier au seul nom d’un jardin. La vie des tea estate évolue et avec elle la qualité des thés qui y sont produits. Pourvu que dans le futur, Singbulli continue de manufacturer les délicieux thés auxquels nous avons été habitués, je pense à ces fameux thés produits à partir du cultivar AV2 et sur la meilleure parcelle, celle de Tingling.

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Vive le bon sens

22 janvier 2021
Vive le bon sens

Il arrive à nos compatriotes d’utiliser un intermédiaire américain pour obtenir un livre disponible facilement chez le libraire de leur quartier ; d’envoyer le prix de sa course à San Francisco plutôt que de tendre le bras à l’artisan et la lui régler directement. Il en est de même avec les repas préparés par nos chers restaurateurs qui ont tant besoin de notre soutien.

Pour le thé, ne comptez pas sur moi pour marcher sur la tête. Le Palais des Thés achète ses thés à des producteurs qu’il connaît. Il leur envoie leur règlement directement, bien sûr, et peu importe si le fermier se situe dans un village du Népal, un haut plateaux du Malawi, une île japonaise. Nous sommes heureux de contribuer ainsi au bien-être de celles et ceux qui ont joint leurs efforts pour donner naissance à un délicieux cru. Vive le thé, et le bon sens !

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Autour du lac de Maskeliya

4 décembre 2020
Autour du lac de Maskeliya

Que diriez-vous d’une promenade avec moi autour du lac de Maskeliya, au Sri Lanka ? Nous sommes ici à mi-chemin entre les “high grown” et les “low grown”. Entre les thés de montagne de la région de Nuwara Eliya et les thés souvent remarquables produits dans la jungle qui entoure la forêt de Sinharaja plus au sud. Cette vue est celle qui s’offre à nous lorsque l’on se tient devant le bungalow de Moray Tea estate. Le lac de Maskeliya, artificiel, est entouré de théiers et ce qui est particulier à cette région c’est la flore magnifique – cassia, poinsettia flamboyants, entre autres -, qui réchauffent de jaune ou bien de rouge le vert éternel de nos camelias.

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La vallée de Kangra

23 octobre 2020
La vallée de Kangra

Aujourd’hui, je vous emmène dans la vallée de Kangra, aux confins de l’Etat du Pendjab et de celui du Cachemire, en Inde. Une région où les plantations de thé ont été organisées par les Anglais dans la seconde moitié du XIXe siècle.

En 1905, un terrible tremblement de terre ravagea les domaines et nos amis British abandonnèrent la production de peur qu’à nouveau, la terre ne s’ouvre en deux. Plus d’un siècle plus tard, les mêmes plantations se portent à merveille, on y récolte un thé dont la qualité s’est nettement améliorée avec les années, et aucun tremblement de terre majeur n’y a été ressenti depuis.

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