Plantation

Le « Pays des Orages »

21 octobre 2016
Le « Pays des Orages »

Les paysages de Darjeeling comptent parmi les plus incroyables qui soient. Non pas qu’ils dépassent tous les autres du point de vue de l’esthétique, mais la rapidité avec laquelle les paysages de cette région changent est unique. On passe d’une tempête de grêle à un beau ciel bleu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et les brumes sont si épaisses, parfois, que le marcheur de ces régions en vient à perdre de vue le bout de ses chaussures. Après tout, le nom Darjeeling vient du tibétain « Dorje Ling » qui signifie le « Pays des Orages », c’est dire si dans ce pays ce sont les cieux qui font la loi. Bien entendu, ces variations climatiques et les violents écarts de température qui les accompagnent ont des conséquences importantes sur la qualité du thé, voici pourquoi à Darjeeling comme au Népal, les caractéristiques des thés de printemps, d’été et d’automne sont si différentes les unes des autres. Dans aucune autre région de thé au monde, on ne voit les thés varier autant, d’une saison à l’autre, sur un plan organoleptique.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Un jardin vertical

30 septembre 2016
Un jardin vertical

Le thé a très bon caractère. Il s’entend avec beaucoup de végétaux. Ici, sur les hauteurs de Taichung (Taiwan),  il entretient des liens étroits avec des arecas catechu ou palmiers à bétel. Ces palmiers offrent un revenu de complément au fermier et un peu d’ombrage à nos arbustes. Ils donnent aussi une verticalité surprenante à ces jardins de thé, d’habitude très horizontaux.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Des thés de haute volée

23 septembre 2016
Des thés de haute volée

Au centre de l’île de Taiwan sont produits les Gao Shan Cha, ces thés de haute montagne qui ont la particularité d’être roulés en perles. Il s’agit de thés semi-oxydés, ils sont donc successivement flétris, légèrement oxydés, torréfiés, roulés, séchés puis emballés. Ces thés développent à la tasse et pour les meilleurs d’entre eux des notes végétales fraîches ainsi qu’un beau bouquet floral (rose, jacinthe, jasmin) assez opulent et soutenu par des notes beurrées-lactées, parfois légèrement vanillés. Des thés de haute volée dont la production est limitée.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

300 ans et toutes ses feuilles

26 août 2016
300 ans et toutes ses feuilles

Voici d’un peu plus près à quoi ressemble un théier lorsque l’on veut bien le laisser pousser au lieu de le maintenir très bas de façon à cueillir facilement ces bourgeons et autres pousses. De ce que l’on m’a dit dans ce coin perdu du Viêt-Nam, ce camélia aurait environ trois cents ans. Je ne suis pas un expert dans le domaine de la datation des arbres, en revanche, ce que je sais, c’est que l’on fait de bien bons thés à partir des feuilles de thé récoltées sur ces théiers-là…(à suivre).

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Le thé, le riz

19 août 2016
Le thé, le riz

Le thé et le riz ont beaucoup en commun. A commencer par ces nuances de verts voire de jaunes, si délicates et si variées, si intenses. Un bonheur pour les yeux. Je pourrais passer ma vie à photographier des rizières. Je les longe souvent, avec précaution, en mettant un pied devant l’autre sur le petit muret qui les entoure, pour me rendre dans des plantations de thé situées toujours plus haut dans la montagne, comme ici au nord du Viêt-Nam. Certains jardins de thé ne sont reliés par aucune route, il faut alors commencer par emprunter le chemin sinueux des rizières. Du moins, tant que la pente est faible car le riz pousse à plat, en plaine ou bien en terrasse. Le riz, au contraire du thé, a besoin d’eau stagnante. Le thé a besoin de beaucoup d’eau mais de l’eau qui court, qui s’en va, qui ne reste pas au niveau des racines. Voilà pourquoi le thé aime les pentes lorsque le riz aime le plat. Plat contre pente, vallée contre montagne, eau stagnante contre eau courante, le thé et le riz sont comme deux frères que tout oppose, inséparables en même temps. On les retrouve toujours ensemble. Ils ont une autre caractéristique humaine importante : ce sont les deux produits agricoles qui font travailler le plus de personnes au monde… (à suivre).

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Des heures de marche

12 août 2016
Des heures de marche

De retour du Viêt-Nam, cela me fait plaisir de partager avec vous quelques photos de mon voyage. Je suis parti de Hanoï pour rejoindre la région, frontalière avec la Chine, où l’on trouve de vieux théiers à l’état sauvage dont on va récolter les feuilles pour en faire du thé sombre (ce que l’on nomme, en Chine, pu erh). Après six heures de route jusqu’à Hà Giang, suivies d’une nuit sur place, il est temps de s’équiper de bonnes chaussures de randonnée pour une marche de trois heures dans la montagne, à travers les rizières, d’abord, puis jusqu’aux fameux théiers, au milieu des nuages… (à suivre).

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Sauvage et beau

5 août 2016
Sauvage et beau

Je ne me lasse pas de la beauté des paysages du Malawi. Chaque semaine, lorsque je prépare le billet pour mon blog, je passe en revue les différentes photos que j’aime et que je n’ai pas encore utilisées ici. Et à chaque fois, je reste devant celles du Malawi, un long moment. Ces paysages sont quand même incroyables. Certes, ma photo n’est pas excellente, on ne reconnaît pas bien les théiers qui ne sont pas tout à fait nets, mais cette lumière extraordinaire, toutes ces nuances de verts et de jaunes, ce beau ciel bleu ourlé de nuages blancs, ces hauts-plateaux, ce monde sauvage à perte de vue, ces lignes douces et ces autres lignes plus anguleuses, mais dans quel monde merveilleux vivons-nous ! Si nous voulons bien nous donner la peine d’ouvrir les yeux, bien sûr. Et si nous voulons bien ne pas nous acharner à le détruire.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

L’altitude, une alliée de choix

13 juillet 2016
L’altitude, une alliée de choix

Au Kenya, certaines plantations se situent à près de 2.000 mètres. A cette altitude, les insectes ou bien les champignons susceptibles de s’attaquer au théier sont particulièrement rares. Cela est dû aux basses températures. Il est donc plus facile, dans ces conditions, de produire un thé de façon organique. Reste alors, pour être certifié “Bio” (en plus du fait de ne pas utiliser les pesticides ou fongicides interdits), à ce que la terre soit enrichie de façon naturelle, avec du compost, par exemple.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

L’irrigation et le drainage de l’eau sur un terrain plat

24 juin 2016
L’irrigation et le drainage de l’eau sur un terrain plat

Le théier supporte mal l’eau qui stagne à ses pieds. Lorsque l’on cultive le théier sur un terrain plat, comme ici au Rwanda, il est important de creuser des drains afin que l’eau de pluie s’écoule et ne reste pas au niveau des racines du camelia. Ce qui est ingénieux ici c’est que ces drains ont été conçus pour pouvoir permettre non seulement le drainage mais également, en cas de sécheresse, l’irrigation des cultures. Encore faut-il se trouver à proximité d’un barrage ou bien d’une rivière, comme ici, dont on peut divertir le cours pour faire monter l’eau dans ces canaux, pour que le système fonctionne.  Les grenouilles apprécient, à en croire leur raffut, et tout un écosystème vit en ce milieu humide, et jusqu’aux martins-pêcheurs dont j’ai pu surprendre à plusieurs reprises le vol coloré.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Le Rwanda : des paysages magnifiques, des plantations atypiques

17 juin 2016
Le Rwanda : des paysages magnifiques, des plantations atypiques

Cette année, j’ai eu une chance incroyable de visiter des plantations de thé aussi belles que celles dans lesquelles je me suis rendu au Kenya ou bien au Rwanda. Des champs de thé, j’en ai vu beaucoup dans ma vie. Et pourtant, je tombe encore sur des paysages d’une beauté merveilleuse et qui ne ressemblent à aucun autre. Par exemple, ici, au Rwanda, le thé pousse non pas sur des pentes, comme souvent, mais en fond de vallée. Le fond de vallée en question se situe à 2000 mètres d’altitude mais, il n’empêche, c’est plat. Et il fait encore assez chaud pour qu’une végétation dense entoure les théiers. Au pays des Mille Collines, on tombe sur des paysages splendides mais aussi sur des thés remarquables et méconnus. Si vous voulez déguster le thé qui pousse ici et être en harmonie avec ce beau paysage, il s’appelle « Rwanda Silver Mist », un grand cru puissant aux notes assez fruitées, épicées et miellées. Une belle découverte, une porte ouverte sur un coin de notre planète d’une grande beauté.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.