Thé et gastronomie

Thé glacé: une boisson sans sucre, saine et désaltérante

13 juillet 2010
Thé glacé: une boisson sans sucre, saine et désaltérante

Vendredi dernier, j’ai passé la journée dans ma salle de dégustation. Mais dans cette pièce d’habitude fraîche il faisait si chaud qu’après avoir dégusté un grand nombre de Darjeeling 2nd flush j’ai eu envie d’un thé froid. Je m’en suis préparé deux différents, car j’aime bien faire des comparaisons : un Thé des Songes ainsi qu’un Thé des Sables.

La recette du thé glacé est simplissime : vous mettez 15 grammes de thé à infuser dans un litre d’eau pendant 30 minutes, puis vous passez le thé à l’aide d’un passe-thé ou bien d’un filtre et c’est prêt ! Après cela, libre à vous de mettre la carafe ou la bouteille au réfrigérateur, si vous voulez un thé glacé plutôt qu’un thé froid. Au moment de servir, et comme suggestion d’accompagnement, quelques glaçons avec des fruits d’été pris dans la glace (myrtilles, framboises, groseilles) : c’est joli et gourmand.

Pour vous aider dans le choix des thés qui sont délicieux consommés froid, voici quelques uns de mes favoris : Bancha Hojicha, Grand Jasmin Chung Feng, Genmaïcha, Tie Guan Yin, Thé des Sables, Thé des Enfants, Thé du Hammam, Thé des Songes Blancs, ainsi que la plupart des thés parfumés à base d’agrumes ou de fruits rouges…
Bonne dégustation !

P.S. : sur la photo, juste derrière la carafe de Thé des Songes, l’un des petits théiers que l’on m’a offert au Japon en avril dernier. J’en prends grand soin et il me le rend bien : il a déjà doublé de taille !

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L’art délicat de fabriquer une boîte à thé en cerisier

7 mai 2010
L’art délicat de fabriquer une boîte à thé en cerisier

 

Lors de mon récent périple au Japon qui m’a conduit du nord de Honshu à l’extrême sud de Kyushu, je me suis rendu pour la première fois dans une ville ravissante, nichée au plus profond de montagnes recouvertes de forêts. Cette ville s’appelle Kakunodate. Elle se situe du côté d’Akita (je le précise pour ceux qui, comme moi, aiment mettre leur nez sur une carte et rêver en suivant du doigt des routes imaginaires).

A Kakunodate se perpétue la tradition du travail sur bois. Mais pas de n’importe quel bois ! Ici on ne s’occupe que du cerisier. On sculpte des objets dans son écorce, ou encore on transforme cette belle écorce en une feuille aussi souple et fine qu’un précieux parchemin que l’on vient ensuite plaquer sur l’objet désiré : une boîte à thé, par exemple.

Il s’agit d’un travail lent et soigné : on ne prélève l’écorce – à dix mètres de hauteur au moins – qu’après la saison des pluies, avant de la faire sécher pas moins d’un an ! Cela laisse le temps de bien réfléchir à ce qu’on va en faire…
A l’aide d’un petit fer à repasser cette ouvrière appuie avec soin sur l’écorce dont elle a enduit le verso afin qu’elle adhère parfaitement au corps de la boîte à thé. Au préalable elle a bien sûr poli l’écorce avec un soin immense, doucement, d’un mouvement répétitif exercé avec la lame d’un couteau, afin de lui donner une souplesse étonnante.

Je l’observe avec admiration, dans le silence de son atelier. La boîte à thé achevée, elle la caresse devant moi, me la tend avec une discrète fierté et je pense au beau thé vert japonais pour lequel elle constitue un écrin idéal.

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