Inde

Comment bien se réchauffer avec du thé

7 février 2012
Comment bien se réchauffer avec du thé

Avec le froid que vous affrontez en France en ce moment il faut penser à vous réchauffer. Avoir toujours sous la main une bouilloire remplie d’eau fraîche, par exemple, une bouilloire qui chante et dont le chant précisément vous réchauffe à la fois le cœur et l’âme.

Un chant comme un appel au thé.

En Inde, il se trouve partout des marchands de thé installés à même la rue, ou bien au bord d’une route. Munis d’une bouilloire qui ronronne au-dessus parfois de simples charbons de bois, ils ne chôment pas tant ils sont populaires. Sur les routes de l’Himalaya, un simple coin de rocher peut faire l’affaire. On s’accroupit alors à côté du marchand ambulant et on prend le temps de déguster le mélange de thé, de lait et d’épices servi brûlant. On prend tout simplement le temps de se faire du bien.

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La durée de vie d’un théier : entre 30 et 50 ans

27 janvier 2012
La durée de vie d’un théier : entre 30 et 50 ans

Tout a une fin. Lorsque le théier ne donne plus beaucoup de feuilles on va le remplacer. La durée de vie d’un théier est assez variable, elle se situe en général entre trente et cinquante ans, même si la Chine revendique quelques théiers millénaires.

Le tronc du théier, ainsi que ses racines, constitue un bon combustible. Il va pouvoir alimenter, par exemple, le four dans lequel on fait sécher les feuilles de thé après leur oxydation.

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Typique de l’ère British : le domaine de planteur

20 janvier 2012
Typique de l’ère British : le domaine de planteur

Lorsque les Anglais se sont occupés de thé ils ont créé de vastes domaines et organisé en conséquence les moyens de manufacturer des quantités importantes de feuilles. Au sein de chacun de ces domaines ils ont bâti pour le planteur une maison plus ou moins vaste que l’on nomme un bungalow. Ainsi, en Inde comme au Sri Lanka, par exemple, on trouve encore de nos jours ces bâtiments typiques de l’ère British. Il m’arrive souvent d’y résider, à l’invitation du planteur, comme ici à Amgoorie (Inde) qui, de l’avis de tous, figure parmi les plus beaux bungalows.

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La vermiculture : une pratique très répandue

13 janvier 2012
La vermiculture : une pratique très répandue

Nul besoin d’excrément de panda pour se lancer dans la production de thé répondant aux normes de l’agriculture biologique. Dans mon dernier billet il était question de ces sympathiques mammifères en raison du projet assez médiatique d’un industriel chinois.  Mais la vermiculture, quant à elle, existe depuis longtemps et se pratique dans de nombreuses plantations de thé. En quoi consiste-t-elle ? On va tout simplement organiser un élevage de vers de terre et les nourrir d’une mixture,  mélange de bouse de vache et de feuilles passées au hachoir (photo). Quelques semaines plus tard, on collecte les déjections des vers de terre et on les répand dans les sols. Grâce à cet apport particulièrement riche on élimine l’usage des engrais.  Par ailleurs, au milieu des déjections ainsi répandues vont se trouver des œufs qui donneront eux-mêmes des vers. Une fois adultes ces vers vont aider à l’aération des sols et à leur bonne irrigation. En plus de creuser des tunnels les vers se nourrissent des feuilles tombées à terre et aident ainsi à leur bonne transformation.

Les vers de terre représentent pour les sols une richesse inépuisable.

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Un thé cultivé avec des déjections de panda

10 janvier 2012
Un thé cultivé avec des déjections de panda

Il existe de par le monde un grand nombre de plantations de thé biologiques, comme ici, en Inde du Sud. A ce jour l’empire du Milieu en compte assez peu mais un chef d’entreprise chinois en mal de notoriété vient d’annoncer à grand renfort de presse qu’il venait d’acquérir pas moins de onze tonnes d’excréments de panda et se préparait à lancer le thé le plus cher du monde. Diable ! Le temps d’un week-end, l’information relayée par les plus grandes agences de presse a fait le tour du monde. Elle est même parvenue aux oreilles de Philippe Bouvard, mètre-étalon de l’humour gaulois, qui m‘a appelé aussitôt pour que j’intervienne lors de son émission « Les Grosses Têtes ».

De mon côté, cultiver du thé grâce à des déjections animales je trouve cela tout à fait normal. J’ai visité nombre de plantations dans lesquelles est pratiquée ce que l’on appelle la vermiculture, une technique que je me propose de vous détailler dans mon prochain billet.

L’agriculture biologique permet d’éviter les engrais chimiques et je n’y trouve pas matière à me tordre. En revanche, si cet entrepreneur Chinois à réellement l’ambition de commercialiser le thé le plus cher du monde il lui faudra un peu plus que ces onze tonnes d’engrais. Il lui faudra acquérir un savoir-faire. C’est moins drôle et c’est plus long.

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Plus qu’une boisson, le thé est un art de vivre

3 janvier 2012
Plus qu’une boisson, le thé est un art de vivre

A force de récolter ses feuilles et ainsi de le contrarier, le théier gagne en robustesse. Son tronc s’épaissit, de nouvelles branches apparaissent tandis que l’arbuste est maintenu à environ un mètre du sol. Ce que l’on nomme alors la table de cueillette se trouve composée d’un nombre de rameaux si dense que vous pouvez vous étendre dessus sans la moindre difficulté.

Ce n’est pas à vous qui me faites la gentillesse de m’accompagner dans mes pérégrinations à longueur d’année que je vais apprendre combien on gagne en sérénité à savoir trouver, chaque jour, le temps du thé. Mais peut-être ne saviez-vous pas, après tout, que l’on pouvait piquer un roupillon immergé dans les théiers et, à l’heure de la sieste, trouver le bien-être en usant du thé de cette façon ?

Le thé ne constitue pas seulement une boisson mais bien davantage un art de vivre. Ma source de bien-être. Pour 2012 je nous souhaite de réussir à puiser dans le thé toute la détente et la sérénité dont nous avons besoin. Ensemble, vivons le thé !

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A tous mes lecteurs, je souhaite un bon réveillon

30 décembre 2011
A tous mes lecteurs, je souhaite un bon réveillon

Lorsque je quitte Darjeeling en octobre dernier cela ne semble pas attrister le moins du monde ces écoliers facétieux qui font les pitres lorsque je les prends en photo. Cette image de gamins joyeux traduit assez bien mes sentiments  au moment de finir l’année en beauté et vous souhaiter un bon réveillon.

Je n’ai pas plus de regrets à laisser partir 2011 que ces bambins à me laisser rejoindre la vallée.  Et j’accueillerai 2012 avec belle humeur, la même que celle qu’ils me manifesteront à mon retour.

Il me reste à choisir maintenant sur quel thé finir l’année. Après mon dîner de réveillon je crois que je servirai à mes invités un thé à la menthe, à la fois réputé pour ses vertus digestives et symbole d’hospitalité.

A l’année prochaine !

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Un peu de chaleur pour clôturer l’année 2011

27 décembre 2011
Un peu de chaleur pour clôturer l’année 2011

Pour cheminer ensemble vers la fin de l’année 2011 je vous propose cette photo de deux cueilleuses de thé de la région d’Assam qui reviennent de leur travail et marchent vers leur village. La vue de ces femmes qui se protègent des rayons du soleil sous un joli parasol donne, je trouve, un peu de chaleur dans la grisaille de l’hiver. En effet, en cette saison les couleurs vives sont absentes de Paris. Hormis les inévitables pères Noël sur les trottoirs des grands magasins, les rouges font défaut. Et puis se dire qu’ailleurs sur Terre on prend garde à se protéger du soleil m’amuse, tandis que chez nous le moindre rayon nous fait fermer les yeux et ronronner comme des chats.

Le rouge, c’est aussi la couleur de certains piments, une occasion de dire à ceux qui ne les ont jamais goûtés que les thés d’Assam développent de subtiles notes de tabac, de miel mais également… d’épices.

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Une hotte de Noël remplie de feuilles de thé

23 décembre 2011
Une hotte de Noël remplie de feuilles de thé

Je sens bien qu’en ce moment tout le monde se réjouit de l’arrivée prochaine d’un personnage habillé de rouge et portant une hotte dans le dos remplie de choses merveilleuses. Comme je vous comprends ! Cette cueilleuse tout de rouge vêtue et portant tablier prélève avec beaucoup de soin les plus fines feuilles du théier. Elle les dépose ensuite dans sa hotte.

Si vous apercevez ses délicates chevilles suspendues dans votre cheminée, accueillez-là comme il se doit et faites chauffer la bouilloire : c’est l’heure de faire honneur au contenu de la fameuse hotte, c’est l’heure du thé !

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Un bon thé se déguste comme un bon vin

16 décembre 2011
Un bon thé se déguste comme un bon vin

Le thé se déguste un peu comme le vin. Une fois le liquide en bouche on va le faire tourner doucement. Puis l’on pratique ce que l’on appelle la rétro-olfaction : on expire l’oxygène par le nez afin de créer une sorte d’appel d’air et envoyer les arômes vers notre bulbe olfactif. La tête un peu baissée, les joues creusées, on inspire par la bouche à plusieurs reprises tout en conservant le liquide autour de la langue et, en expirant cet air par le nez, nous poussons au maximum nos capacités olfactives.

Cette façon de faire nous permet d’être davantage performants pour apprécier un thé. Et devient nécessaire lorsqu’il s’agit, par exemple, d’en définir le profil aromatique.

Ici à l’œuvre, en compagnie de l’un de ses assistants, mon ami Anil Jha dont les Turzum et autres Sungma ont atteint une grande réputation.

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