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Ce dimanche à 14h45 sur France 5 « Thé pour tous » !

15 octobre 2010
Ce dimanche à 14h45 sur France 5 « Thé pour tous » !

Les documentaires sur le thé ne sont pas si fréquents, alors quand il en passe un à la télé autant ne pas le rater. France 5 diffuse justement dans le cadre de la série « Global Drinks », ce dimanche à 14h45, un documentaire intitulé « Thé pour tous ». Le reportage dure 52 minutes, ce qui est assez exceptionnel. Le réalisateur, Stefano Tealdi, s’est promené du Japon à Taïwan, du Royaume-Uni à l’Inde, en passant par Paris. Nous nous sommes rencontrés il y a un an et j’ai eu plaisir à accepter qu’il me suive dans les montagnes de thé. Nous nous sommes donc retrouvés à Kolkata en février dernier. Puis nous avons pris la route de Darjeeling en compagnie de Sandro DeFrino, son caméraman, et d’Angelo Galeano, son preneur de son.

Se promener avec une équipe de télé dans des endroits que vous aimez, au bout du monde, n’est pas simple. Autant se balader avec un éléphant dans un magasin de porcelaine. Mais avec Stefano, Angelo et Sandro cela a été un vrai plaisir, ils ont tous les trois fait preuve d’une très grande délicatesse à l’égard de tous les gens que je leur ai présentés, et d’une profonde finesse dans la compréhension des subtilités locales. C’est rare. Je suis donc heureux de les avoir rencontrés, je crois que quelque chose comme de l’amitié est née entre nous et j’ai hâte de visionner leur film.

Sur cette photo prise à Kolkata, Stefano Tealdi, que l’on voit de dos, discute avec Krishan Katyal, Directeur de la société de vente aux enchères J Thomas & Co. Krishan est l’un des meilleurs experts Indiens, j’aurai sûrement l’occasion de vous reparler de lui.

Ps : pour celles et ceux qui, comme moi, n’ont pas la télé, vous pouvez cliquer ici http://documentaires.france5.fr/documentaires/global-drinks/pour-tous pour visionner l’émission avant le 25 octobre prochain.

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La Fête du Thé de Hadong

17 août 2010
La Fête du Thé de Hadong

Lorsque le village de Hadong (Corée du Sud) organise une fois l’an la Fête du Thé, les organisateurs ne font pas les choses à moitié. Il faut dire que l’on vient de loin pour se promener le long des allées où chaque producteur vous fait goûter son thé. Tout le bourg revêt des habits de fête, pas un rond-point, pas un lampadaire qui ne soit décoré de constructions sophistiquées à base de feuilles ou de branches de camellia. Et mêmes les toilettes publiques mises à disposition des nombreux visiteurs ce jour-là ont droit à un magnifique décor : des jardins de thé en terrasse, inondés par une lumière du soir et qui dégringolent vers la mer. Je reste tellement ébahi par l’usage que l’on ose faire ici de ce paysage de rêve que je ne remarque rien : c’est seulement en visionnant ma photo quelques jours plus tard que je saisis le salut de la main qui vient comme sortir du décor, le V de victoire d’un usager farceur.

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Darjeeling, ses tensions, ses espoirs

4 juin 2010
Darjeeling, ses tensions, ses espoirs

Aujourd’hui, je suis triste. Un type, un leader politique pour être un peu plus précis, s’est fait assassiner à Darjeeling. En réalité, cela fait 30 ans que la violence sévit à Darjeeling. La tension y est souvent palpable. Et parfois le sang coule.

Pour vous expliquer le problème en deux mots et de façon évidemment bien trop succincte, Darjeeling, peuplé essentiellement d’Indiens d’origine népalaise, se situe à l’extrémité nord de l’état indien du Bengale-Occidental. Dans ce coin particulièrement reculé, les routes sont dans un état épouvantable, l’eau manque, les infrastructures en général sont dans un état calamiteux. Du coup, nombreux sont les habitants de ces montagnes qui souhaitent la création, au sein de l’Union Indienne, d’un nouvel état baptisé «  Gorkhaland » . Ceci afin de ne plus attendre de Kolkata de l’argent qui ne vient pas et afin de pouvoir jouir d’une vie plus facile, à l’image du Sikkim voisin qui dépend directement de l’Etat Central, c’est-à-dire de Delhi.

Plutôt que par la violence, j’espère que l’on pourra résoudre ces problèmes par la raison. Pourrait-on offrir aux habitants de Darjeeling des conditions de vie normales, des routes correctes, de l’eau courante, une certaine autonomie pour qu’ils décident eux-mêmes de ce qui est bon pour eux ?

Entre les responsables politiques qui ne font rien, ceux qui sont corrompus, ceux qui font des promesses la veille d’élections et les oublient le lendemain, ceux qui divisent au lieu de réunir et ceux qui excitent les foules, on serait bien en peine de savoir à qui confier son destin.

Je choisis cet adorable bambin, lové dans les bras de sa mère et qui a la vie devant lui, pour souhaiter un meilleur avenir à Darjeeling, à ces montagnes que j’aime tant, à ces Népalais qui me sont chers.

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