Actualités

A Colombo, le thé se vend aux enchères

5 août 2011
A Colombo, le thé se vend aux enchères

Je vous écris de Colombo, plus précisément de la salle même où l’on procède chaque semaine aux ventes aux enchères de thé. En réalité il existe plusieurs salles des ventes comme celle-ci dans lesquelles sont vendus simultanément différents grades.

Les trois personnes que vous voyez sur l’estrade sont des brokers, ils ont reçu des centaines d’échantillons de la part des plantations dans les jours précédents, ils ont imprimé un catalogue avec tous les lots de thés disponibles qu’ils ont adressé aux exporters, et aujourd’hui ils procèdent à la vente elle-même.
Les hommes  qui sont assis dans la salle – bizarrement il n’y a pas de femme– sont des exporters. Ils sont agréés comme tel et sont presque les seuls à avoir le droit d’exporter le thé du Sri Lanka.

Ce qui m’amuse sur cette photo c’est que tout le monde a l’air calme alors qu’en réalité ça bourdonne comme dans une ruche. L’homme au centre de la tribune annonce les lots à vendre en parlant à une vitesse inouïe. Quelques secondes plus tard il donne un coup de marteau et passe à la vente suivante car il a aperçu untel qui lève un sourcil ce qui veut dire qu’il renchérit, ou bien tel autre qui pointe un index et si personne ne se manifeste plus cela signifie que la vente est faite.

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Darjeeling : blocked situation

25 mars 2011
Darjeeling : blocked situation

The news from Darjeeling is not improving. The Gorkhaland separatists have stepped up their campaign and have basically blocked the movement of the trucks transporting tea. Every day we receive samples, and we can buy the teas, but if they can’t be taken to Kolkata airport, what’s the point? This could last a few days, or several weeks. So the struggle with the government goes on, but where will it lead?

“Where will it lead?” That’s exactly the question I ask myself as I walk the little paths of Darjeeling, like here in Badamtam. I walk without really knowing where I’m going, just following my nose. It’s wonderful! And if I get lost, what does it matter? After all, it’s only me.

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Darjeeling : le commerce du thé est menacé

1 mars 2011
Darjeeling : le commerce du thé est menacé

La situation s’est bien améliorée à Darjeeling, le blocage des routes est levé, les commerces ont rouvert et la vie a repris son cours normal. Mais tout n’est pas gagné pour autant pour le commerce du thé dans la mesure où le mouvement pour l’autonomie locale menace d’empêcher dans quelques semaines les camions chargés de thé de circuler, afin de montrer que ce parti pèse lourd politiquement et faire ainsi aboutir les négociations en cours.

Cela ne m’empêche pas de déguster du thé avec sérénité comme ici, dans quelques instants, au sein de la factory de Teesta Valley Tea Estate.

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A Darjeeling, mon programme est perturbé

25 février 2011
A Darjeeling, mon programme est perturbé

L’agitation est telle cette année à Darjeeling que j’ai dû modifier mon programme. Le mouvement pour une autonomie de la région décidera aujourd’hui de bloquer à nouveau ou non toutes les routes et faire fermer les commerces. Alors que je devais me rendre à la plantation de Balasun, du côté de Kurseong, j’ai décidé de contourner par l’est. Mon ami Abhishek Dev, planteur de Teesta Valley Tea Estate est venu me chercher tout à l’heure à l’aéroport de Bagdogra et nous avons rejoint son bungalow. Teesta Valley Tea Estate se situe à l’extrême est de Darjeeling et de là je pourrai décider demain, en fonction des évènements, si je peux rejoindre la ville de Darjeeling ou pas. Au moins, grâce à Abhishek j’ai des nouvelles fraîches de Darjeeling et de la récolte qui s’annonce. Et je pourrai également rencontrer ce soir les planteurs de Gielle, Runglee Rungliot et peut-être Namring… Ces quatre plantations, assez éloignées de la ville de Darjeeling mais qui font bien sûr partie de la prestigieuse appellation, sont parmi les plus belles de la région. Sur cette photo vous pouvez admirer la vue que j’ai ici, en fin d’après-midi, lorsque je marche en direction de Gielle Tea Estate.

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L’équipe du Palais des Thés à Tomsong

18 février 2011
L’équipe du Palais des Thés à Tomsong

Je suis parti ce matin pour Kolkata. Et de là je rejoindrai Darjeeling, sans doute mardi. La cueillette de printemps va bientôt commencer et il est temps de faire le tour de quelques plantations pour en savoir davantage sur la récolte qui s’annonce et prendre la température du coin, au propre comme au figuré. Les théiers sommeillent pendant les mois d’hiver, en raison du froid, et se réveillent lorsque ça se réchauffe. A l’inverse, les esprits s’échauffent pendant les mois d’hiver, à propos des questions d’autonomie, et se calment au printemps lorsque les activités économiques – thé et tourisme – reprennent.

Il y a une étape importante de la fabrication du thé que je regrette beaucoup de ne pouvoir partager avec vous, c’est le flétrissage. Durant cette opération les feuilles qui se fanent tandis qu’on fait souffler sur elles un courant d’air – froid, de préférence -, exhalent un parfum merveilleux. Celui-ci évoque un bouquet de fleurs blanches : de lys et de jasmin. Sur cette photo prise à Tomsong  en octobre dernier, lors d’un voyage en équipe, chacun prend des feuilles au creux de la main et hume avec bonheur.

D’autres bons moments vécus en groupe sont disponibles, si cela vous dit de nous suivre, en cliquant ci-dessous :
http://www.palaisdesthes.com/fr/le-the/palais-des-thes-darjeeling.htm

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Les maisons de thé fleurissent en Chine

7 décembre 2010
Les maisons de thé fleurissent en Chine

Les maisons de thé étaient nombreuses en Chine jusqu’à ce que Mao les fasse fermer. Sans être des lieux de débauche elles symbolisaient le divertissement et l’échange. On venait y déguster un thé et débattre, ou bien écouter un poète, ou bien encore se laisser distraire par le chant de grillons en cage.

Aujourd’hui ces maisons de thé reviennent très à la mode. Elles fleurissent partout en Chine et il est intéressant de constater qu’une clientèle très jeune les fréquente avec assiduité. Une clientèle qui a tout de même quelques moyens car le thé n’y est pas toujours bon marché, surtout si la maison de thé en question se situe dans un quartier touristique, comme ici au cœur de Kunming, au bord du charmant Lac Vert.

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A Shizuoka, un festival est dédié au thé vert

26 octobre 2010
A Shizuoka, un festival est dédié au thé vert

A l’heure où vous posez un œil sur ce billet je pose le pied au Pays du Soleil Levant. Tous les trois ans se tient en effet, dans la région de Shizuoka, un festival du thé vert : le O’Cha Festival. C’est l’occasion de rencontrer de nombreux fermiers qui cultivent le thé dans les montagnes alentour et qui daignent, pour l’occasion, quitter leurs théiers pour aller saluer leurs collègues, leurs clients ainsi que les journalistes. Lors de cette manifestation on peut déguster de nombreux thés, assister à la fabrication d’un matcha ou bien d’un temomi cha, le thé qui se manufacture entièrement à la main.

La consommation de thé vert, qu’il soit de très grande qualité ou bien d’une qualité plus commune, fait partie intégrante de la culture japonaise. On vous en sert à longueur de journée, les Japonais en boivent même dans la rue, en marchant, grâce aux nombreux distributeurs de cannettes implantés dans ce pays. Enfin, la cérémonie de thé japonaise dite Cha no Yu est profondément ancrée dans la tradition, depuis plus de 500 ans, au même titre que l’art floral – Ikebana -, par exemple.

Lors de ce O’Cha Festival ce sont surtout des crus remarquables que l’on peut goûter. Plusieurs concours sont organisés pendant le salon afin d’élire les meilleurs thés verts de l’année : une immense fierté pour les fermiers dont la production aura été reconnue.

Voici justement, prise sur le vif, une famille entrain de procéder à la récolte d’un sencha. Leur parcelle n’est pas bien grande mais leur thé vaut de l’or.

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A Darjeeling : l’idée d’un état séparé fait débat

22 octobre 2010
A Darjeeling : l’idée d’un état séparé fait débat

Depuis une trentaine d’années la situation politique à Darjeeling reste tendue. Si tout le monde s’accorde pour rester au sein de l’Union Indienne, une partie importante de la population souhaite jouir d’une certaine indépendance et disposer d’un état indien qui lui soit propre, au lieu de faire partie du Bengale-Occidental, comme aujourd’hui. Un état séparé, à l’instar du Sikkim voisin, permettrait peut-être de disposer de bien meilleures infrastructures et de toucher des subventions directement de la capitale, Delhi, au lieu d’attendre de Kolkata une aide qui ne vient pas. Par ailleurs, la majeure partie de la population de Darjeeling est constituée d’Indiens d’origine népalaise, qui aimeraient bien prendre eux-mêmes les décisions qui les concernent. Certains lui ont déjà donné un nom que l’on voit fleurir le long des routes et que ces manifestantes reprennent lorsqu’elles scandent, dans cette rue de Darjeeling « We want Gorkhaland !». Vous remarquerez qu’elles brandissent deux drapeaux différents, celui du futur Gorkhaland, précisément, et celui de l’Inde, preuve de leur volonté que le nouvel état soit bien ancré au sein de l’Union Indienne.

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Ce dimanche à 14h45 sur France 5 « Thé pour tous » !

15 octobre 2010
Ce dimanche à 14h45 sur France 5 « Thé pour tous » !

Les documentaires sur le thé ne sont pas si fréquents, alors quand il en passe un à la télé autant ne pas le rater. France 5 diffuse justement dans le cadre de la série « Global Drinks », ce dimanche à 14h45, un documentaire intitulé « Thé pour tous ». Le reportage dure 52 minutes, ce qui est assez exceptionnel. Le réalisateur, Stefano Tealdi, s’est promené du Japon à Taïwan, du Royaume-Uni à l’Inde, en passant par Paris. Nous nous sommes rencontrés il y a un an et j’ai eu plaisir à accepter qu’il me suive dans les montagnes de thé. Nous nous sommes donc retrouvés à Kolkata en février dernier. Puis nous avons pris la route de Darjeeling en compagnie de Sandro DeFrino, son caméraman, et d’Angelo Galeano, son preneur de son.

Se promener avec une équipe de télé dans des endroits que vous aimez, au bout du monde, n’est pas simple. Autant se balader avec un éléphant dans un magasin de porcelaine. Mais avec Stefano, Angelo et Sandro cela a été un vrai plaisir, ils ont tous les trois fait preuve d’une très grande délicatesse à l’égard de tous les gens que je leur ai présentés, et d’une profonde finesse dans la compréhension des subtilités locales. C’est rare. Je suis donc heureux de les avoir rencontrés, je crois que quelque chose comme de l’amitié est née entre nous et j’ai hâte de visionner leur film.

Sur cette photo prise à Kolkata, Stefano Tealdi, que l’on voit de dos, discute avec Krishan Katyal, Directeur de la société de vente aux enchères J Thomas & Co. Krishan est l’un des meilleurs experts Indiens, j’aurai sûrement l’occasion de vous reparler de lui.

Ps : pour celles et ceux qui, comme moi, n’ont pas la télé, vous pouvez cliquer ici http://documentaires.france5.fr/documentaires/global-drinks/pour-tous pour visionner l’émission avant le 25 octobre prochain.

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La Fête du Thé de Hadong

17 août 2010
La Fête du Thé de Hadong

Lorsque le village de Hadong (Corée du Sud) organise une fois l’an la Fête du Thé, les organisateurs ne font pas les choses à moitié. Il faut dire que l’on vient de loin pour se promener le long des allées où chaque producteur vous fait goûter son thé. Tout le bourg revêt des habits de fête, pas un rond-point, pas un lampadaire qui ne soit décoré de constructions sophistiquées à base de feuilles ou de branches de camellia. Et mêmes les toilettes publiques mises à disposition des nombreux visiteurs ce jour-là ont droit à un magnifique décor : des jardins de thé en terrasse, inondés par une lumière du soir et qui dégringolent vers la mer. Je reste tellement ébahi par l’usage que l’on ose faire ici de ce paysage de rêve que je ne remarque rien : c’est seulement en visionnant ma photo quelques jours plus tard que je saisis le salut de la main qui vient comme sortir du décor, le V de victoire d’un usager farceur.

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