Durant la phase d’oxydation la feuille de thé va changer de couleur et passer du vert au brun. Cela ne concerne que les thés noirs, bien sûr.
Pour mettre fin à cette étape, rien ne vaut l’expérience. En effet, c’est à l’aspect de la feuille et à son odeur que le responsable de la manufacture va décider que le thé est suffisamment oxydé et qu’il est temps maintenant de le sécher.
Manufacture du thé
Des particules de couleur verte dans le thé noir
Il se trouve parfois dans le thé noir des particules de couleur verte qui ne correspondent cependant pas aux bourgeons verts-pâles qui agrémentent souvent une belle cueillette.
La présence de ces particules provient soit du fait qu’au moment du roulage des feuilles ont été un peu brisées, soit du fait que l’on passe les feuilles un peu trop grandes dans cette machine afin de leur donner un calibre inférieur. Vous noterez le sérieux de l’employée qui semble faire corps avec son engin.
L’oxydation du thé
L’oxydation constitue l’une des étapes majeures de la fabrication d’un thé noir.
Elle n’est pas très facile à photographier car elle consiste à étaler le thé sur des plaques dans une atmosphère plutôt chaude et humide, puis à attendre tout simplement que le temps passe.
Le meilleur Taiping Hou Kui est produit ici
Si le Taiping Hou Kui représente pour les Chinois un thé précieux, rares sont ceux qui ont eu la chance de pouvoir en goûter ne serait-ce qu’une seule fois dans leur vie.
Ici nous sommes à Hou Kui, précisément dans ce fameux « Village des Singes », village qui constitue le berceau de ce thé et son lieu de production le plus renommé. Dans la principale usine du village, les ouvrières travaillent sous l’œil du président russe qui apprécie beaucoup ce grand cru chinois et en a reçu en cadeau de la part de Hu Jintao. Le thé offert par le président chinois à son homologue russe provient précisément de cette usine, c’est vous dire la fierté de celles et ceux qui y travaillent.
Si, comme Vladimir Poutine, vous aimez le Taiping Hou Kui, c’est le moment d’en profiter. La récolte 2012 est maintenant disponible.
How to make Long Jing
Long Jing is processed in a large wok. The work requires plenty of dexterity as the tea must be kept moving at all times. The leaves are withered, rolled and dried in a continuous process and in the same recipient, simply by varying the hand movement.
In the cup you will find a note of roast chestnut, which comes from this toasting of the leaves.
Le travail de la feuille de thé en Chine
Le travail de la feuille de thé s’effectue ici, près de Hangzhou (Chine), à même les parois brûlantes du wok. On chauffe la feuille avant de lui donner la forme désirée, puis de la sécher. Le geste doit être particulièrement rapide et précis d’autant que nombreux sont les fermiers qui préfèrent travailler à main nue.
Le Bi Luo Chun se manufacture avec dextérité
A l’instar de nombre de thés verts prestigieux originaires de Chine, le Bi Luo Chun se manufacture dans un grand wok. Je viens de quitter le lac Taihu sur les rives duquel il se cultive, pour rejoindre Suzhou.
La manufacture du Bi Luo Chun doit s’exercer avec une certaine dextérité quand on sait que la température peut monter à 180 degrés dans ce grand récipient. D’où le port de ces gants de coton.
Le flétrissage des feuilles libère de délicieux parfums
Le flétrissage des feuilles de thé peut durer plusieurs dizaines d’heures durant lesquelles les feuilles vont perdre une partie de l’eau qu’elles contiennent. Afin d’éviter tout risque d’oxydation on va parfois souffler de l’air – froid ou chaud- , par en-dessous. A ce stade, un parfum délicieux va se répandre, très caractéristique et très floral, qui se reconnaît à des centaines de mètres alentour. C’est un parfum dont je ne me lasse pas. Il m’envoûte.
Sélectionner le meilleur thé demande de la minutie
En Chine aussi bien qu’en Inde, lorsque l’on produit un thé de grande qualité, on va s’assurer jusqu’au bout que seules les meilleures feuilles ont été sélectionnées. Ici, à Fuding (Chine), on va regarder une à une toutes les feuilles du Bai Mu Dan qui vient d’être produit. C’est un travail qui demande de la minutie et beaucoup de patience. Et c’est seulement lorsque cette étape sera achevée que les feuilles pourront être mises en caisses et expédiées vers leur acheteur.
L’art délicat du flétrissage des thés blancs
Le flétrissage du thé blanc se faisait autrefois à l’air libre mais il est de nos jours de plus en plus souvent remplacé par un flétrissage dans une pièce chauffée et bien aérée. Cela permet de mieux maîtriser les conditions ambiantes. Ici, dans le Fujian (Chine), la température et le degré d’humidité sont contrôlés et la pièce jouit d’un système de ventilation sophistiqué. Ainsi les feuilles de ce Bai Mu Dan peuvent-elle peu à peu perdre leur teneur en eau.