Inde

Cochin, un comptoir de thé

7 février 2019
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La ville de Cochin (Inde) fait partie des anciens comptoirs qui se sont développés grâce au thé. Dans le cas de la capitale de l’état du Kerala, on peut ajouter les épices, le café, le jute. Toutes ces denrées étaient chargées dans les cales des navires qui faisaient voile vers l’Arabie. De nos jours encore, de nombreuses sociétés de thé indiennes maintiennent leur présence dans cette ville, notamment sur l’île de Willingdon. Et si vos pas vous mènent le long des rues qui relient le charmant quartier de Fort-Cochin à celui de Mattancherry, vous pourrez apercevoir les entrepôts des grossistes offrant par balles entières, outre le thé et le café, la cardamome, le gingembre, le poivre, la muscade…. Une promenade olfactive et un saut dans le temps car les maisons conservent le style des colons portugais et hollandais. L’ombre de Vasco de Gama s’étire partout dans la vieille ville. Non loin de là, pour le plus grand bonheur des touristes, les filets chinois vont et viennent au bout d’un bras lesté de lourdes pierres.

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Des paysages variés

14 décembre 2018
Des paysages variés

Le thé pousse dans de nombreux pays mais d’une région à l’autre les plantations ne se ressemblent pas. A la douce ondulation des lignes de théiers, au choix des arbres qui leur apporte une protection légère, aux pierres sombrent qui parsèment le domaine, on reconnaît ici le sud de l’Inde. Munnar (Kerala), Coonoor (Tamil Nadu) produisent des thés de qualités diverses. C’est autour de la ville de Ooty (Tamil Nadu) que l’on trouvera les meilleurs crus.

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Sous le toit du monde

30 novembre 2018
Sous le toit du monde

Le thé se cultive à Darjeeling jusqu’à fin novembre, à une ou deux semaines près, selon la température des sols. En effet, sitôt que l’on descend sous les 16 degrés, le théier entre en dormance jusqu’au printemps suivant. Novembre, un mois idéal pour admirer le troisième sommet du monde, le Kanchenjunga, qui domine les contreforts himalayens.

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Pour une rémunération juste

14 septembre 2018

Combien de temps le thé sera-t-il encore récolté à la main, en Inde, où les conflits sociaux sont récurrents ? Cueilleuses et cueilleurs réclament des augmentations justifiées, seulement les plantations sont tout juste rentables pour certaines, font des pertes pour d’autres. Par ailleurs, le thé est déjà vendu cher et sans que cela bénéficie aux populations locales. Risque-t-on de voir, un jour et faute de cueilleuses, des récoltes mécaniques remplacer la récolte manuelle ? Avec quelles conséquences sur la qualité ? Ou bien ira-t-on vers une transformation des plantations en coopératives afin que chacun s’y retrouve et puisse vivre correctement de son travail ? Des questions à ce jour sans réponse.

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Du thé et de la joie

7 septembre 2018
Kolkata, cité de la joie, est aussi la ville du thé. Tous les producteurs de Darjeeling et d’Assam y ont leur bureau. Les enchères, situées dans le quartier historique de B.B.D. Bagh, donnent le pouls de toute une économie. Et c’est à partir du port de Kolkata (on ne dit plus Calcutta depuis qu’ici on indianise à tout va) que sont expédiées les précieuses cargaisons.

Kolkata, ville tentaculaire de dix, quinze ou vingt millions d’habitants – qui sait ? – s’étale des deux côtés de la Hooghly, un bras du Gange. Les transports en commun de la ville comptent nombre d’embarcations, lesquelles vous offrent une paisible traversée, loin des tracas de la circulation.

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La fraîcheur d’un brumisateur

3 août 2018
La fraîcheur d’un brumisateur

Le théier est comme vous. Par forte chaleur, il apprécie la fraîcheur d’un brumisateur. Le théier fait partie de la famille des camélias, ce sont des plantes qui aiment l’eau à la condition qu’elle ne stagne pas au niveau de leurs racines. Sur un sol en pente, le théier va naturellement trouver sa place, a fortiori dans les régions de montagnes au climat chaud et humide. Sur un sol plat, on établira un drain.

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Avancer à pas lents

8 juin 2018
Avancer à pas lents

Plus qu’un but, le thé constitue pour moi un chemin. Je n’imagine pas, un jour, tout savoir du thé. Une vie entière n’y suffirait pas. Le thé constitue un chemin car ce n’est pas d’arriver qui m’importe, c’est d’avancer. Avancer dans ma connaissance du théier, avancer dans ma connaissance de cet art qui consiste à travailler les feuilles de thé, avancer parmi les théiers pour rejoindre les villages où vivent les communautés. Avancer à pas lents mais sûrs, dans un monde où tout le monde court.

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Voyager seul pour mieux rencontrer l’autre

4 mai 2018
Voyager seul pour mieux rencontrer l’autre

Je voyage le plus souvent seul. Je pars seul, je reviens seul. Et cette solitude me pousse à aller vers les autres, à être plus facilement accepté par eux, à vivre avec eux. Seul, on s’ouvre aux autres. On a tous besoin de l’autre. Sans compagnon de voyage, on fait davantage de pas en avant pour épouser la culture de celles et ceux que nous rencontrons. Seul, on est plus vulnérable, plus perméable, plus à l’écoute. Cela tombe bien, je voyage pour écouter.

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Une saison particulière

6 avril 2018
Une saison particulière

La saison à Darjeeling s’annonce particulière. Les très beaux thés sont hors de prix (30 à 50% plus cher que les années précédentes), pour compenser, disent les planteurs, leurs pertes subies durant les 105 jours de grève de l’an dernier. A date, j’ai acheté dans les meilleures conditions possibles les Mission Hill DJ4 SFTGFOP1 Clonal, Puttabong DJ14 SFTGFOP1 Clonal Exotic, Puttabong DJ12 SFTGFOP1 Clonal Queen, Orange Valley DJ5 SFTGFOP1 cultivar China, Balasun DJ6 SFTGFOP1 Himalayan Mystic et Rohini DJ15 FTGFOP1 Exotic White, tous en exclusivité. Ils sont d’une qualité remarquable et raviront les amateurs. Pour ceux qui attendent des Darjeeling de Printemps à petit prix, il va falloir être patient. D’une part il n’y a rien de bon marché sinon que de très mauvais, d’autre part même des thés médiocres sont proposés à des prix élevés voire très élevés. Ceux-là ne le méritent absolument pas. En résumé, cette année plus que jamais, la vigilance s’impose.

Pour les amateurs de thés de l’Himalaya qui ne sont pas focalisés sur Darjeeling et recherchent les bonnes affaires, pourquoi ne pas attendre les thés du Népal ? Ils ne vont pas tarder et offrent souvent un excellent rapport qualité-prix.

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Timides pousses

16 mars 2018
Timides pousses

A Darjeeling, les années se suivent et ne se ressemblent pas. En un peu plus de 30 ans, je n’ai jamais connu quoi que ce soit qui s’apparente à la situation actuelle. Pour mémoire, une grève de 105 jours a empêché tout travail dans les 87 plantations entre juin et octobre. Lorsque les autonomistes ont levé les barrages, l’heure était à Durga Puja, le Noël local. Après des mois d’abandon il a fallu se relever les manches et civiliser à nouveau la jungle. Seulement la main d’œuvre avait en partie fuit le conflit pour trouver du travail dans la vallée. Et voilà où nous en sommes : les théiers ont été rabattus très tardivement – fin décembre, parfois -, ce qui fait que les premières récoltes de Darjeeling de printemps se font attendre. Ce mercredi 14 mars de rares et timides pousses émergent des théiers (photo). Certes, de soi-disant Darjeeling de printemps sont déjà sur le marché depuis plus d’un mois, c’est la magie des Darjeeling de printemps, avant même d’être récoltés ils sont déjà vendus. Explication : certaines plantations de basse altitude bénéficiant d’un climat chaud et équipées d’un système d’irrigation arrivent à produire de petits lots pendant l’hiver. Ils leur attribuent à tort le qualificatif de thés de printemps. Dommage car cela n’a rien à voir en terme gustatif avec cette lente poussée de sève à partir de laquelle on produit un thé unique qui fait la renommée de Darjeeling.

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