Des grands crus plus nombreux, plus variés

24 février 2023
Des grands crus plus nombreux, plus variés

Parmi les questions qui me sont le plus souvent posées, celle-ci : le nombre de boutiques Palais des Thés augmentant, la qualité du thé ne va-t-elle pas baisser ?
La question porte sur les grands crus, ces thés à la fois rares, éphémères, et produits dans des quantités très limitées. Et la réponse est celle-ci. A l’heure actuelle, nous ne retenons qu’un grand cru sur plus de cent lots qui nous sont proposés. Certes, tous ne méritent pas de rejoindre cette sélection prestigieuse, mais beaucoup pourraient y prétendre. Or, nous n’allons jamais demander à producteur qui a réussi à manufacturer un lot exceptionnel de seulement cinquante kilos, d’augmenter la taille de son lot. Cela serait risqué en termes de qualité. Mais rien ne nous empêche de sélectionner davantage de lots et que certains d’entre eux soient disponibles dans certaines boutiques seulement. Ainsi, l’offre de grands crus continuera à évoluer dans le temps mais aussi dans l’espace, puisque d’un Palais des Thés à l’autre nous aurons le bonheur de trouver des différences dans une sélection toujours aussi exigeante.

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Au Malawi, la plantation Satemwa fête ses cent ans

17 février 2023
Au Malawi, la plantation Satemwa fête ses cent ans

Au Malawi, la plantation de Satemwa fête ses 100 ans. L’Afrique, j’ai mis du temps à m’y intéresser. J’avais déjà pas mal à faire avec l’Asie. Et puis à force de recevoir des sollicitations, à force de curiosité et pour en avoir le cœur net, savoir si je pourrais un jour trouver de l’aussi bon thé en Afrique qu’en Asie, quand bien même les plantations seraient autrement plus récentes, je m’y suis rendu.

J’ai commencé par le Malawi. Un pays d’une rare beauté. Des champs de thé baignés d’une autre lumière. Une terre rouge. Des visages différents. Les mêmes enfants que partout qui vous courent après, déchainés, hilares. Et Alex, le planteur, depuis trois générations, qui a créé un atelier dans son imposant bâtiment afin de mettre au point des thés rares. Le début d’une belle aventure. Une merveilleuse découverte. Joyeux anniversaire à tous les hommes et les femmes de Satemwa.

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Un bonheur à perte de vue

10 février 2023
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Au Pérou, pour atteindre certaines terres plantées de théiers, il faut se coller à la paroi d’une montagne et suivre longtemps un chemin qui sinue et menace à tout instant de s’ébouler. Mais une vue magnifique vous récompense de vos efforts. Un bonheur à perte de vue.

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C’est le bouquet !

3 février 2023
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Au Pérou, le thé vaut si peu cher, il est si peu demandé que la moitié de la production part chez les fleuristes. Les rameaux du théier tiennent longtemps en bouquet. Mais cela est tout de même un peu triste pour les fermiers qui se privent ainsi, faute de savoir-faire, faute d’une demande plus soutenue, de précieux revenus. Ceux-ci leur permettraient de vivre correctement et de développer leur activité. Et c’est mon rôle ainsi que celui de Palais des Thés que de les aider à manufacturer des lots de thé de meilleure, voire d’excellente qualité, et de faire connaître leur travail.

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Le thé de Huyro

27 janvier 2023
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Jusqu’à la réforme agraire qui a eu lieu dans les années 70 et qui a consisté dans le démantèlement des haciendas et l’expropriation des terres, le thé du Pérou jouissait d’une réputation fameuse. Au pays Inca, l’appellation de Huyro était connue de tous, tandis qu’aujourd’hui plus personne ne sait son existence, et pour cause, le savoir-faire s’est perdu. Heureusement, une poignée de fermiers résiste et se bat pour améliorer la qualité et retrouver le lustre d’autrefois.

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C’est le Pérou !

20 janvier 2023
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« C’est pas le Pérou ! », nous exclamons-nous à propos de la découverte d’un modeste trésor, par comparaison et en référence aux incroyables richesses découvertes par les Espagnols. Pour atteindre les plantations de thé péruviennes qui se situent dans la partie amazonienne du pays, il faut traverser la Cordillère des Andes. Au départ de Cuzco, on rejoint le Machu Picchu avant de découvrir, depuis le fameux site, le chemin qui reste à parcourir, les montagnes à franchir l’une après l’autre. Derrière cet horizon barré commence la plaine amazonienne. Là-bas, se trouvent les cultures de thé. Un futur trésor ?

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Carlota, sa jungle aimée

13 janvier 2023
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En Colombie, le thé pousse dans les Andes, plus exactement dans la région de Cali, capitale de la salsa. Dans cette partie de la Vallée de la Cauca, au sud-est de la capitale, Bogota, on ne fait pas que danser. Autrefois connue pour la culture de la canne à sucre, le café, le cacao font désormais partie des cultures réputées du district. Et un jour, sûrement, le thé, qui compose ici des paysages de toute beauté. Il faut dire que Carlota – qui règne sur la seule et unique plantation – a un principe : des parcelles de 5 hectares maximum, nichées au milieu de la jungle afin de préserver la biodiversité qui compte tant à ses yeux. Toute la vie de Carlota tourne autour de cet amour de la nature, cet amour pour cette jungle au creux de laquelle elle a choisi de vivre. Et si elle voue à ce point un culte à ses cultures de thé, c’est parce qu’elles permettent à toute une population de rester dans les montagnes et de préserver cet environnement à la fois unique, fragile, et d’une richesse incroyable. Un joyau. 

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Être humain

6 janvier 2023
Être humain

Au Népal, nous ne sommes pas en 2023 mais en 2078 jusqu’en avril prochain. C’est justement à quelques jours du Nouvel An que j’ai eu la chance de pouvoir assister aux danses sacrées au monastère de Shechen. Dans les coulisses, les moines se préparent. Chacun revêt son costume. Ici, l’enfant incarne le rôle du bouffon. Avec plusieurs compères, il interviendra tout au long des cérémonies pour amuser les spectateurs et leur jouer des tours. Les atsaras nous rappellent notre condition humaine. Être humain, voilà tout ce que je nous souhaite à l’aube de cette nouvelle année.

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Colombie, un avenir radieux

30 décembre 2022
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Bitaco, la seule plantation de thé de Colombie, non seulement cherche à manufacturer des thés de plus en plus surprenants, non seulement suit le cahier des charges d’une plantation certifiée agriculture biologique, mais ici nous sommes chez des passionnés. Carlota, d’abord, l’une des propriétaires. Elle est en charge de la Fondation. Fan d’horticulture, d’ornithologie et de tout ce qui touche de près ou de loin à son merveilleux domaine andin, elle vit au milieu de fougères arborescentes, de dizaines d’espèces d’orchidées plus rares les unes que les autres, de nymphéas, arums divers et autres langues de feu qui composent un jardin botanique qu’elle a créé et auquel elle dispense ses soins quotidiens. Claudio, ensuite, qui élabore et déguste chaque jour de nouveaux thés avec une envie d’apprendre incroyable. Le thé de Colombie a de beaux jours devant lui. 

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Dodik enseigne aux fermiers l’art de la manufacture

23 décembre 2022
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Un thé a forcément une saveur supérieure lorsque nous avons la chance de connaître celles et ceux qui l’ont fait naître, d’une part, en mémoire les paysages de champs de thé, de cette terre dont se nourrissent sur place les arbustes, d’autre part. Je vous présente Dodik. Il vit à Pacet, sur le plateau de Dieng, à une altitude d’environ 1.200 mètres. Après avoir visité chaque parcelle, observé chaque plant, chaque cultivar, il achète leur fraîche récolte aux paysans des environs et la transforme en thé vert, en thé noir, selon la qualité des pousses et ses besoins propres. Il apprend aussi aux paysans les gestes de la manufacture. Certains d’entre eux savent déjà produire des thés très rares. Et c’est Dodik qui, dans quelques mois, nous offrira le magnifique « Java Honey », un délicieux thé noir torrefié au charbon de coco.

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