Pensées

Le panda roux, un animal nocturne de l’Himalaya

17 mai 2011
Le panda roux, un animal nocturne de l’Himalaya

Pour commencer, une devinette : savez-vous comment se dit « panda roux » ou bien « renard de feu »,  en anglais ? Firefox ! Donc pour celles et ceux qui ont l’habitude d’utiliser ce navigateur vous connaissez déjà bien ce mammifère à longue queue pour le voir tous les jours grâce à l’icône présente au bas de votre écran d’ordinateur.

Pour les autres, voici donc à quoi ressemble ce panda, nettement plus petit que son cousin chinois et, par chance, un peu moins en danger. Il est présent à Darjeeling comme dans toute la chaîne de l’Himalaya.

Je ne suis pas tombé dessus par hasard en me promenant dans la forêt. Je n’ai pas une passion pour les zoos mais je savais qu’il séjournait  dans celui de Darjeeling, en compagnie de quelques congénères, et j’avais envie de faire sa connaissance. Il a le poil qui invite à la caresse à l’instar de son voisin de cellule, le léopard des neiges. En revanche, je n’irai pas mettre la main dans l’enclos de son autre voisin, un redoutable tigre de Sibérie dont la gueule est si grande que je pourrais y mettre ma tête toute entière, jusqu’aux épaules.

Et si vous vous promenez de ce côté de la ville, ne manquez pas le « Himalayan Mountaineering Institue », musée qui rend hommage à ceux qui ont gravi l’Everest, à commencer par le premier d’entre eux, Tenzing Norgay, enfant de Darjeeling.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Mon blog souffle sa première bougie

1 avril 2011
Mon blog souffle sa première bougie

Le temps passe et j’en oublie les anniversaires. Mon blog souffle sa première bougie et je voudrais fêter cela avec vous, bien sûr, mais également avec Mathias qui partage avec moi cette passion pour le thé. Depuis plus de dix ans nous travaillons ensemble et goûtons avec une joie immense ces crus rares que nous aimons. Et il nous arrive parfois de partir ensemble dans les montagnes de thé, comme ici, en Chine.

Ce premier anniversaire me donne l’occasion de vous remercier d’être là, de faire signe de temps à autres à travers vos messages. Je nous souhaite beaucoup de bons thés.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Une vue paisible de Kyoto pour les victimes du tsunami

14 mars 2011
Une vue paisible de Kyoto pour les victimes du tsunami

Ce petit ruisseau qui serpente avec tant de douceur entre de vielles maison en bois du vieux Kyoto, je lui confie mes tristes pensées pour toutes les victimes de ce terrible séisme.

Ce contraste – particulièrement fort au Japon – entre une nature si sereine et une terre en fusion capable, d’un coup, d’engloutir tant de vies nous rappelle à la fragilité des choses et de l’existence.

Bien sûr je pense à mes amis sur place, à nos équipes du Palais des Thés de Tokyo, à nos fournisseurs et particulièrement à ceux qui se situent dans la préfecture d’Iwate, au nord de Sendai, si durement touchée.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Calcutta : une ville très attachante

22 février 2011
Calcutta : une ville très attachante

La Cité de la Joie se trouve être aussi celle du thé. Toutes les cargaisons de thé produit en Assam comme à Darjeeling embarquent depuis le port de Kolkata (Calcutta) et les sociétés qui possèdent les plantations de thé du nord de l’Inde ont chacune leur bureau dans cette ville. Voilà pourquoi je fais souvent escale ici. Je vais de dégustation de thé en dégustation de thé.

Cette ville se trouve dans un état de délabrement absolument inouï, elle est surpeuplée, encombrée, défoncée,  étouffante, humide, d’une saleté crasse… Elle vous laisse exsangue et malgré tout  je la trouve très attachante. Je suis heureux à Kolkata.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Une année heureuse

11 janvier 2011
Une année heureuse

Kyoto est une ville de tradition, certes, mais cela n’exclut pas une certaine fantaisie. Que ces joyeuses Japonaises à qui il arrive sûrement de porter parfois des tenues moins classiques que celles-ci soient mes ambassadrices pour vous souhaiter une belle année 2011, une année où l’on laisserait éclater sa joie de vivre devant le premier photographe venu, une année où l’on prendrait le temps d’observer des choses aussi délicates que des pétales de fleurs de cerisier.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Soleil couchant à Darjeeling

31 décembre 2010
Soleil couchant à Darjeeling

Le soleil se couche à Darjeeling. Depuis le cœur de la ville, pour peu que l’on arrive à grimper sur quelque chose qui ressemble à une terrasse, voici la vue qui s’offre à vous. Si dans cette région du monde les matins sont souvent d’une grande clarté il est en revanche assez difficile le soir venu d’apercevoir un coin de ciel. Les nuages prennent plaisir à s’accumuler. Ils viennent de la plaine du Teraï ou bien parfois ils naissent ici même, au creux d’une vallée et n’ont nulle part où aller, montagnes obligent.

Ce ciel rouge c’est 2010 qui disparaît. Bientôt la nuit, une nouvelle année, et de nouveaux chemins que nous ferons ensemble, de nouvelles récoltes, de nouveaux plaisirs…  Si le cœur vous en dit.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Sanctuaire « Fushimi Inari-Taisha », Kyoto

23 décembre 2010
Sanctuaire « Fushimi Inari-Taisha », Kyoto

Les fêtes de fin d’année se conjuguent souvent en vert et rouge. Vert comme les aiguilles du sapin, rouge comme le père Noël, vert et rouge comme le feuillage et les baies du houx.

J’ai donc cherché dans mes photos ce que j’avais dans ces teintes, afin de coller à l’actualité et vous souhaiter de bonnes fêtes, et me voilà bredouille. Mais après tout, du vert je vous en sers à longueur d’année, champs de thé oblige, alors je me dis qu’une note de rouge pourra suffire à illustrer la saison.

Dans une ville comme Kyoto qui compte plus de mille temples, pas un n’est dédié au thé, c’est tout de même un comble dans un pays où l’on en boit autant. Le mois dernier, un peu déçu il faut bien le dire par ce constat, je me suis rabattu sur le Dieu du Riz et suis parti visiter le temple qui lui est dédié. J’ai bien fait puisque cela me permet de vous offrir aujourd’hui la vue de ces beaux piliers rouges du sanctuaire Fushimi Inari-Taisha. Des « torii » aussi beaux que ceux-là ce temple shinto en compte des milliers.

Que ce rouge festif vous régale, Joyeuses Fêtes à toutes et à tous !

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Le train de Darjeeling nécessite un effectif important

10 décembre 2010
Le train de Darjeeling nécessite un effectif important

Je vous avais prévenu : le petit train de Darjeeling intervient dans mon blog quand bon lui semble. Il est ici chez lui. Vous noterez que pas moins de quatre employés semblent aujourd’hui nécessaires à son bon fonctionnement, et encore, je me demande si une cinquième personne ne se trouve pas dans la cabine. En réalité cette donnée m’échappe complètement car à chaque fois que je croise ce train le nombre d’employés qui s’activent autour de la locomotive varie du simple au double.

Si j’ai une certitude, en revanche, c’est à propos de l’endroit où j’ai pris cette photo : nous sommes à Kurseong, précisément, juste en sortant du « Kurseong Tourist Lodge » où j’avale toujours une assiette ou deux de momos avant de poursuivre ma route vers Darjeeling.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Kyoto : une ville où le temps s’est arrêté

2 novembre 2010
Kyoto : une ville où le temps s’est arrêté

Je vous écris de cette ville où le temps s’est arrêté, où les temples se comptent par milliers, où les jardins sont parfois de mousse, parfois de pierre, mais toujours invitent à la méditation. Ici tout est silence, beauté et raffinement.

Amateurs de voyages intérieurs qu’attendez-vous pour vous perdre au fil de ses ruelles pavées ? Apercevez-vous à la surface du ruisseau le reflet de la geisha qui s’apprête à traverser le pont, son visage blanchi par la poudre de riz, protégé du soleil par sa délicate ombrelle ? Entendez-vous le cliquetis de ses jolis socques en bois ? Il résonne au rythme d’un battement de cœur, le mien, le vôtre, peut-être, voici Kyoto.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Ici, dans l’Himalaya, on confie ses prières au vent

19 octobre 2010
Ici, dans l’Himalaya, on confie ses prières au vent

Ce dimanche je suis monté au temple qui surplombe Darjeeling, à quelques dizaines de mètres de Chowrasta. La difficulté majeure de cette promenade constitue à éviter les hordes de singes qui ne demandent qu’à vous dépouiller et montrent leurs crocs acérés pour peu que vous ayez dans les poches la moindre nourriture. Une fois arrivé au temple j’en fais doucement le tour, ou bien m’assois sur l’un des bancs de pierre pour observer les fidèles. Dans tous les cas je ne peux m’empêcher, à un moment ou à un autre, de lever le nez pour contempler les drapeaux de prières, ces morceaux de toiles sur lesquels on a imprimé des vœux ou bien des mantras. Puis que l’on confie au vent afin qu’il les exauce.

Cette poésie me fascine et m’apaise, j’observe ces toiles de rien du tout, multicolores, se balancer doucement au gré de ce souffle qui va de la terre au ciel et conduit nos prières jusqu’aux dieux.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.