Pensées

Ici, dans l’Himalaya, on confie ses prières au vent

19 octobre 2010
Ici, dans l’Himalaya, on confie ses prières au vent

Ce dimanche je suis monté au temple qui surplombe Darjeeling, à quelques dizaines de mètres de Chowrasta. La difficulté majeure de cette promenade constitue à éviter les hordes de singes qui ne demandent qu’à vous dépouiller et montrent leurs crocs acérés pour peu que vous ayez dans les poches la moindre nourriture. Une fois arrivé au temple j’en fais doucement le tour, ou bien m’assois sur l’un des bancs de pierre pour observer les fidèles. Dans tous les cas je ne peux m’empêcher, à un moment ou à un autre, de lever le nez pour contempler les drapeaux de prières, ces morceaux de toiles sur lesquels on a imprimé des vœux ou bien des mantras. Puis que l’on confie au vent afin qu’il les exauce.

Cette poésie me fascine et m’apaise, j’observe ces toiles de rien du tout, multicolores, se balancer doucement au gré de ce souffle qui va de la terre au ciel et conduit nos prières jusqu’aux dieux.

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Chowrasta, le cœur de Darjeeling

8 octobre 2010
Chowrasta, le cœur de Darjeeling

La place principale de Darjeeling, son centre, son cœur se nomme Chowrasta. Il faut venir là le dimanche pour se rendre compte à quel point elle est populaire. On vient de toutes les montagnes environnantes, on fait plusieurs heures de route pour passer ici une partie de son après-midi, assis sur l’un des nombreux bancs, à siroter un chaï, le fameux thé aux épices. Pour l’œil exercé il est aisé de différencier à leur costume les femmes Sikkimaises des Népalaises, les Tibétaines des Bhoutanaises et les touristes Indiens, souvent de Kolkata, qui ont froid ici et s’enrobent la tête d’une écharpe, nœud en l’air, à la façon d’un œuf de Pâques. Quant aux gamins, on les hisse sur la selle de l’un des nombreux chevaux pour une belle promenade sur le Mall.

Il ne faisait pas bien chaud ce matin sur Chowrasta, à l’heure où les boutiques ouvrent à peine, à l’heure des premiers badauds, mains dans les poches. A l’heure où l’on a encore toute la place pour jouer quand on a un beau ballon jaune comme ça !

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Dans la brume népalaise…

29 juin 2010
Dans la brume népalaise…

La croyance au yéti est assez présente dans les régions montagneuses du Népal. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir rencontrer l’Homme des Neiges, mais j’en sais long sur son sujet à force d’entendre les témoignages des villageois. D’ores et déjà je peux vous dire qu’il n’a rien d’abominable et n’a pas toujours la taille qu’on lui prête. Autour de la plantation de thé de Kanchenjunga Tea Estate (Népal) les yétis, nombreux dans la région, ne mesurent pas un mètre.

Je me demande si la magie des paysages himalayens ne serait pas pour quelque chose dans toute cette histoire : les filaments de brume accrochés au flanc des montagnes, les arbres qui apparaissent ou disparaissent au gré des vents chargés d’une humidité épaisse comme du coton, les chemins qui s’évanouissent dans les nuages… Lorsque le ciel se joue autant de la terre il y a de quoi s’y perdre un peu.

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Le petit train de Darjeeling arrive… et c’est la pagaille !

30 avril 2010
Le petit train de Darjeeling arrive… et c’est la pagaille !

Le petit train de Darjeeling à une particularité : il se permet de traverser la route à de multiples reprises. Comme il avance lentement il provoque d’inévitables bouchons, pour le plus grand bonheur des touristes qui peuvent alors le photographier à leur aise.
Cela me plait que ce petit train use de la même familiarité avec mon texte qu’il en use avec la route, et qu’il passe en travers de mon récit quand bon lui chante. Comme nous lui devons la priorité nous stopperons net pour lui laisser la politesse.

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Le thé, une boisson toute simple

19 mars 2010
Le thé, une boisson toute simple

Le thé, c’est très sérieux. C’est beaucoup de travail et de science pour le faire pousser, récolter ses feuilles, les flêtrir, les chauffer, les rouler, les oxyder, les sécher, les trier, entre autres. Mais le thé n’est pas que cela: c’est aussi une boisson toute simple, un geste de la vie quotidienne, un plaisir accessible. Ici, à Kolkata, ce vendeur ambulant savoure son thé chai juste en face de New Market. Il le boit dans une petite tasse en terre jetable.

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Le petit train de Darjeeling

5 mars 2010
Le petit train de Darjeeling

Comme de nos jours tout doit aller vite, la modernisation affecte également le petit train de Darjeeling. Ainsi, pour l’une de ses liaisons quotidiennes, la locomotive à vapeur pousse un gros soupir et laisse la voie à une motrice diesel, comme on le voit ici. Progrès à fuir, donc, sauf si le voyage en lui-même ne constitue pas votre but et que seul compte pour vous le fait d’arriver.

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Le «Toy Train» reliant Jalpaiguri à Darjeeling

26 février 2010
Le «Toy Train» reliant Jalpaiguri à Darjeeling

J’apprécie la lenteur. Je savoure toute chose qui prend son temps. Alors vous ne serez pas surpris d’apprendre que mon train préféré est l’un des plus lents au monde, peut-être le dernier train à vapeur en service. Il s’appelle le « Toy Train », il relie Jalpaiguri à Darjeeling en Inde, soit une distance de 80 km en… 8 heures ! Il faut bien qu’il reprenne son souffle pour gravir 2.088 mètres de dénivelé.

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Graine de théier, graine de blog

29 janvier 2010
Graine de théier, graine de blog

Un blog c’est une naissance, quelque chose que l’on sème et qui va germer, une petite graine que l’on a envie de voir grandir, puis devenir adulte et prendre son essor. Quelque chose qui vous relie aux autres, un peu de vie, d’amour, quoi. Alors, justement, j’ai choisi une photo de graine pour commencer ce blog, une graine de théier, bien sûr. Je ne sais plus très bien où j’ai pris cette photo, mais ce n’est pas très important. Ce qu’il faut savoir c’est que le fruit du théier que l’on voit ici est un fruit à coque. A l’intérieur se trouvent jusqu’à six graines. Avant de choisir quelles graines il va mettre en terre le responsable de la plantation va procéder à un exercice amusant : il va cueillir beaucoup de graines, puis il va toutes les plonger dans l’eau pendant 24 heures. Plus tard il reviendra les observer, il jettera alors toutes celles qui flotteront et ne gardera que celles situées au fond de son bocal. Il sait que celles-là seulement vont donner de beaux théiers.

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