Portraits

Visite de la plantation de thé de Balasun

8 mars 2011
Visite de la plantation de thé de Balasun

J’ai eu le plaisir de visiter la semaine dernière la plantation de thé de Balasun, à Darjeeling. La rivière Balasun, qui coule en contrebas, a donné son nom à la plantation. Anil Jha, manager de Sungma Tea Estate, que l’on voit ici à mes côtés, supervise dans le même temps Risheehat Tea Estate, d’une part et Balasun Tea Estate, d’autre part. C’est l’un des planteurs les plus reconnus de Darjeeling, l’un des plus expérimentés. Ils ne sont pas plus de trois ou quatre à pouvoir revendiquer une telle maîtrise de leur travail. Et à faire autorité. J’ai de l’admiration pour lui et je lui suis aussi reconnaissant car il est le premier, sur ces montagnes, à m’en avoir autant appris. Notre première rencontre date d’il y a vingt ans, il m’a donc vu grandir – professionnellement, j’entends.
Lorsque nous nous voyons nous échangeons pendant des heures, liés par une même passion.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

L’équipe du Palais des Thés à Tomsong

18 février 2011
L’équipe du Palais des Thés à Tomsong

Je suis parti ce matin pour Kolkata. Et de là je rejoindrai Darjeeling, sans doute mardi. La cueillette de printemps va bientôt commencer et il est temps de faire le tour de quelques plantations pour en savoir davantage sur la récolte qui s’annonce et prendre la température du coin, au propre comme au figuré. Les théiers sommeillent pendant les mois d’hiver, en raison du froid, et se réveillent lorsque ça se réchauffe. A l’inverse, les esprits s’échauffent pendant les mois d’hiver, à propos des questions d’autonomie, et se calment au printemps lorsque les activités économiques – thé et tourisme – reprennent.

Il y a une étape importante de la fabrication du thé que je regrette beaucoup de ne pouvoir partager avec vous, c’est le flétrissage. Durant cette opération les feuilles qui se fanent tandis qu’on fait souffler sur elles un courant d’air – froid, de préférence -, exhalent un parfum merveilleux. Celui-ci évoque un bouquet de fleurs blanches : de lys et de jasmin. Sur cette photo prise à Tomsong  en octobre dernier, lors d’un voyage en équipe, chacun prend des feuilles au creux de la main et hume avec bonheur.

D’autres bons moments vécus en groupe sont disponibles, si cela vous dit de nous suivre, en cliquant ci-dessous :
http://www.palaisdesthes.com/fr/le-the/palais-des-thes-darjeeling.htm

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Hattori Koji-San, un maître-potier au cœur de Kyoto

11 février 2011
Hattori Koji-San, un maître-potier au cœur de Kyoto

Dans mon dernier billet je vous parlais de Hattori Koji-San, le maître-potier. Je vous montrais ses doigts agiles. Eh bien à présent le voici chez lui, ou plutôt dans son atelier, en plein cœur de Kyoto. Il a choisi de s’asseoir là où il pose normalement son tour, le temps de la photo. C’est à lui que nous avons confié le soin de fabriquer des bols en raku, des bols de différentes teintes que l’on obtient en passant au feu certains minerais. Ce sont les pigments qui font la couleur. Et le savoir-faire également, afin d’obtenir sur la glaçure les craquelures désirées ainsi que ces teintes noires, rouges, blanches, qui peuvent évoquer des astres ou des saisons, la neige ou la nuit.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Sur Nehru Road, des écoliers en uniforme

28 janvier 2011
Sur Nehru Road, des écoliers en uniforme

A Darjeeling comme partout en Inde on ne plaisante pas avec l’uniforme. De la maternelle à la terminale on arbore fièrement les couleurs de son école. Ici, filles et garçons portent sur leur veste l’écusson brodé aux armes du collège et, nouée à la perfection, une cravate. Je suppose que ce système a l’avantage, entre autres, d’estomper les différences sociales.

Ce défilé matinal est l’occasion pour moi de vous présenter une rue de Darjeeling, Nehru Road précisément, juste au pied de mon hôtel. La complexité du réseau électrique ne vous échappera pas. Elle inspire du respect pour les réparateurs dont on imagine aisément la difficulté de la tâche.

Vous remarquerez enfin que dans cette ville que l’on surnomme affectueusement « Reine des Montagnes », la Police de Darjeeling, même un peu déglinguée, a la gentillesse de vous souhaiter la bienvenue !

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Une année heureuse

11 janvier 2011
Une année heureuse

Kyoto est une ville de tradition, certes, mais cela n’exclut pas une certaine fantaisie. Que ces joyeuses Japonaises à qui il arrive sûrement de porter parfois des tenues moins classiques que celles-ci soient mes ambassadrices pour vous souhaiter une belle année 2011, une année où l’on laisserait éclater sa joie de vivre devant le premier photographe venu, une année où l’on prendrait le temps d’observer des choses aussi délicates que des pétales de fleurs de cerisier.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Le Palais des Thés en voyage à Darjeeling

17 décembre 2010
Le Palais des Thés en voyage à Darjeeling

Comme promis je vous présente en image l’équipe qui m’a accompagné à Darjeeling le mois dernier. Voici de gauche à droite Yann (Boutique rue du Cherche-Midi, à Paris), Stéphanie (Boutique de Grenoble), moi-même, Virginie (Boutique de Bruxelles), Thomas (Entrepôt), Carine (Ecole du Thé), Maud (Boutique de la rue Vieille-du-Temple, à Paris), Fabienne (Boutique de Lille) et Nathalie (Ressources Humaines).

Nous avons passé une semaine à Darjeeling, le temps de permettre à cette belle équipe de découvrir cette région que j’aime, de rencontrer nos fournisseurs et de laisser chacun poser toutes les questions possibles et imaginables aux responsables des plantations de thé. De faire la connaissance de celles et ceux qui se donnent du mal pour produire des crus si rares. De belles rencontres et un voyage qui donne du sens à un métier qui n’en manque déjà pas.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Les Lisus grimpent dans les théiers géants

23 novembre 2010
Les Lisus grimpent dans les théiers géants

De nombreux groupes ethniques se côtoient dans la province du Yunnan (Chine). Les Hans sont certes présents comme partout en Chine, mais ici vivent également une bonne vingtaine de minorités qui vont des Dais aux Miaos en passant par les Nus, les Huis, les Was et les Yis.

Ici, à la frontière de la Chine et du Myanmar, nous sommes chez les Lisus. Ce peuple habite les régions montagneuses et reculées et vit de l’agriculture. A ce titre ils cultivent également le thé, ou plutôt récoltent-ils les feuilles qui poussent sur des théiers géants. Il faut les voir dans leur tenue traditionnelle grimper au sommet d’arbres de dix ou vingt mètres de haut, leur hotte en osier dans le dos, et se mettre au travail. On retient alors son souffle.

Ici, je surprends deux femmes Lisus en train de regarder avec beaucoup d’attention le Guide Théophile. Arrivée à la quatrième de couverture elles observent la liste des boutiques avec un certain sérieux qui contraste avec ces chapelets de boules en peluches aux couleurs acidulées qui se balancent mollement de chaque côté de leur visage.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Ce dimanche à 14h45 sur France 5 « Thé pour tous » !

15 octobre 2010
Ce dimanche à 14h45 sur France 5 « Thé pour tous » !

Les documentaires sur le thé ne sont pas si fréquents, alors quand il en passe un à la télé autant ne pas le rater. France 5 diffuse justement dans le cadre de la série « Global Drinks », ce dimanche à 14h45, un documentaire intitulé « Thé pour tous ». Le reportage dure 52 minutes, ce qui est assez exceptionnel. Le réalisateur, Stefano Tealdi, s’est promené du Japon à Taïwan, du Royaume-Uni à l’Inde, en passant par Paris. Nous nous sommes rencontrés il y a un an et j’ai eu plaisir à accepter qu’il me suive dans les montagnes de thé. Nous nous sommes donc retrouvés à Kolkata en février dernier. Puis nous avons pris la route de Darjeeling en compagnie de Sandro DeFrino, son caméraman, et d’Angelo Galeano, son preneur de son.

Se promener avec une équipe de télé dans des endroits que vous aimez, au bout du monde, n’est pas simple. Autant se balader avec un éléphant dans un magasin de porcelaine. Mais avec Stefano, Angelo et Sandro cela a été un vrai plaisir, ils ont tous les trois fait preuve d’une très grande délicatesse à l’égard de tous les gens que je leur ai présentés, et d’une profonde finesse dans la compréhension des subtilités locales. C’est rare. Je suis donc heureux de les avoir rencontrés, je crois que quelque chose comme de l’amitié est née entre nous et j’ai hâte de visionner leur film.

Sur cette photo prise à Kolkata, Stefano Tealdi, que l’on voit de dos, discute avec Krishan Katyal, Directeur de la société de vente aux enchères J Thomas & Co. Krishan est l’un des meilleurs experts Indiens, j’aurai sûrement l’occasion de vous reparler de lui.

Ps : pour celles et ceux qui, comme moi, n’ont pas la télé, vous pouvez cliquer ici http://documentaires.france5.fr/documentaires/global-drinks/pour-tous pour visionner l’émission avant le 25 octobre prochain.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Gopal Somani : un planteur expérimenté à Darjeeling

12 octobre 2010
Gopal Somani : un planteur expérimenté à Darjeeling

Demain je vais rendre visite à mon ami Gopal Somani. Gopal fait partie des personnages les plus importants de Darjeeling. Il est l’un des deux ou trois planteurs les plus expérimentés et produit des thés qui atteignent des prix parmi les plus élevés. Aujourd’hui il supervise à la fois la plantation de Puttabong et celle de North Tukvar, un terroir immense qui s’étend sur plus de 1 000 mètres de dénivelé et qui produit, en saison, des lots exceptionnels. Exigeant et attentif, il a formé au cours des deux dernières décennies de nombreux planteurs de Darjeeling qui ont fait leurs classes auprès de cet expert. Inutile de vous préciser combien j’ai pu apprendre avec lui.

Demain nous allons donc ensemble parcourir la plantation de North Tukvar puis déguster ses thés récents. Ensuite il m’invitera à déjeuner dans son bungalow. Et si, par hasard, j’avais le malheur lors de ce repas de me servir de ma fourchette pour manger au lieu de ma seule main droite, comme il est de coutume en Inde, il me lançerait son fameux : « Mais pourquoi utilises-tu ta fausse main pour te nourrir alors que les dieux t’en ont donné une vraie !»

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

En route pour l’école à Kurseong

27 août 2010
En route pour l’école à Kurseong

Bientôt la rentrée ! A Kurseong (Inde), ces collégiens sautent en marche dans le Toy Train et se tiennent à l’extérieur, non pas parce que le train est bondé, mais simplement parce que c’est tout de même plus amusant de faire le trajet la tête au vent.

On rigole, on dit bonjour aux passants que l’on connait lorsque le train traverse un village : une manière agréable de se rendre en cours.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.