Pensées

La main de l’homme

17 janvier 2020
La main de l’homme

Il existe des thés artisanaux, il existe des thés industriels. Il en est de même pour de nombreux produits que nous consommons. Si l’on devait chercher ce qui symbolise le travail de l’artisan, on pourrait parler de son savoir-faire, on pourrait aussi parler tout simplement de sa main. Un travail artisanal requiert la main de l’homme. Pour produire un beau thé, pour récolter les plus belles feuilles, ou encore pour bouturer avec soin, le rôle de la main est essentiel.

Et si l’on consommait mieux et moins ? On pourrait ainsi, à chaque fois que l’on achète un objet ou un aliment, se demander si la main de l’homme a pris part à son élaboration.

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La beauté du métier

6 décembre 2019
La beauté du métier

Donner envie à quelqu’un qui ne connaît pas le thé de le découvrir, emmener le client à la découverte des thés d’origine, des terroirs, des thés plus rares, des Grands Crus, voilà la beauté de notre métier. C’est dans cet accompagnement que se trouve l’âme de Palais des Thés. Notre raison d’être, c’est notre accueil que nous voulons aussi chaleureux que possible. Notre raison d’être, c’est un incroyable choix de thés et l’exigence de qualité qui l’accompagne. Notre raison d’être, c’est notre capacité à exprimer et vous transmettre nos sensations, nos émotions, notre expertise, en un mot, notre passion.

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A contre-jour

9 août 2019
A contre-jour

Je me suis mis tard à la photographie et le premier conseil que l’on m’a donné a été de toujours avoir le soleil derrière moi de façon à éclairer mes personnages. Vingt ans plus tard, je ne m’y suis toujours pas résolu. Lorsqu’il y a du soleil, je me tourne naturellement vers lui et mes photos sont souvent à contre-jour, ce qui me plait. Et en l’absence de soleil, je trouve encore le moyen que la source lumineuse – ici, le ciel – se trouve face à moi, si bien que mes personnages conservent une part de mystère.

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Contempler et photographier

2 août 2019
Contempler et photographier

La photo j’y suis venu par obligation. Et vingt ans après je pratique avec beaucoup de plaisir. Au début de Palais des Thés, je me promenais en Asie sans appareil-photo. Je revenais de voyage avec des paysages plein les yeux, mais aucune image à partager avec mes équipes ou bien avec les clients. Je croyais alors qu’entre contempler et photographier, il fallait choisir. Aujourd’hui, je sais qu’il n’en est rien. Aujourd’hui, je prends le temps de contempler et de trouver le bon angle. Et je reste de longues minutes à attendre sans bouger une lumière juste. 

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Transmettre

7 juin 2019
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Transmettre. Que peut-on faire de mieux dans la vie que de transmettre ? Mon métier de chercheur de thé est aussi un métier de passeur. Un passeur qui fait le lien entre le fermier qui manufacture ses thés et l’amateur de thé qui les déguste. Un passeur qui partage ses connaissance sitôt acquises. Un passeur qui donne la main à ses équipes et les invite sur place, dans les champs de thé, dans les fermes, et les fait participer à ces moments uniques, ces rencontres inoubliables avec des villageois d’une gentillesse rare, d’une hospitalité inégalable, d’une générosité immense.

Ici, au Népal, dans la vallée d’Ilam, de La Mandala à Pathivara en passant par Tinjure, Shangri-la, Arya Tara et. Panitar, en compagnie de Carole, Fabienne, Oxana, Sofia, David, Léo et Mathias.

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Admirer

10 mai 2019
Admirer

Quelle est la personnalité que vous admirez le plus, me demande Sylvie Lavabre, journaliste à LSA, à l’occasion d’un portrait chinois. J’admire les gens qui ne baissent pas les bras, j’admire les aventuriers, les artistes. J’admire aussi la tolérance, la non-violence. J’admire les gens qui ne se compromettent pas, qui sont capable de poursuivre un autre but que de celui de gagner davantage d’argent, de conquérir davantage de pouvoir. J’admire les altruistes, ceux qui pensent que le bonheur des autres fera leur bonheur. J’admire les premiers de la classe, les champions, les Meilleurs Ouvriers de France et tous les gens qui osent. J’admire ceux qui ratent et s’en remettent et trouvent la force de redémarrer. J’admire ceux qui consacrent une partie de leur vie ou bien leur vie entière à élever les autres, élever des enfants, éduquer, enseigner. J’admire enfin les gens qui savent trouver le bonheur dans ce qu’ils ont.

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Chercheur de thé, une manière de mener l’enquête

1 février 2019
Chercheur de thé, une manière de mener l’enquête

Avant de me lancer dans le thé, j’ai longtemps rêvé de devenir journaliste. J’aimais l’idée de m’intéresser aux gens, de leur poser des questions, de comprendre ce qu’ils faisaient, de me faire expliquer des choses parfois compliquées et d’essayer de les rendre compréhensibles. J’aimais l’idée d’investiguer, de recouper l’information, de mettre à l’aise mon interlocuteur pour instaurer un dialogue de qualité. J’avais envie d’un métier qui m’emmène au bout du monde, qui me fasse rencontrer des gens de tous les horizons, de toutes cultures, des hommes et des femmes qui ne parlent pas ma langue, qui ne partagent pas mon histoire. J’avais envie de recevoir leur message et de le transmettre. Et puis, finalement, je me suis créé ce métier de chercheur de thé qui n’existait pas. J’aurais pu me contenter de rester derrière le comptoir de ma boutique de thé, j’aimais ça, accueillir les clients, les écouter, les orienter, mais j’ai eu envie d’aller plus loin, de mener mon enquête, de savoir d’où venaient ces feuilles de thé. J’ai appris d’abord à déguster, à reconnaître les goûts, les arômes, j’ai appris ensuite des langues étrangères. J’avais soif de découvertes, d’aller au-devant d’un monde ignoré, celui de la culture du thé. J’ai fait mon balluchon. J’ai été à la rencontre des fermiers, des cultivateurs, des négociants, des cueilleurs, des planteurs. Je me suis pris au jeu. Voyage après voyage. J’ai pris mon temps. Je suis parti à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui peuplent ces montagnes sur lesquelles ils pratiquent la culture du thé. Je les ai trouvés dans les champs, sur la place d’un village, devant l’usine. Je me suis assis. Je suis resté. J’ai écouté. Ecouté. Ecouté. J’ai tout enregistré. Et voilà comment, trente-deux ans plus tard, ce métier me comble et que ce qui me plaisait tant, autrefois, dans ce métier de journaliste, je le retrouve ici dans celui de chercheur de thé.

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À Kumamoto, le jardin Suizen-ji

11 janvier 2019
À Kumamoto, le jardin Suizen-ji

Lorsque je suis au Japon, à la moindre occasion je visite des jardins. Ce sont des lieux d’une beauté incroyable. Des lieux de paix, des lieux de silence dans lesquels d’invisibles jardiniers habités par un sens aigu de la perfection taillent aux ciseaux la plus petite pousse. Ils sculptent le vivant de façon à donner au tout le spectacle d’un paysage grandeur nature. D’un simple monticule on symbolise le Mont-Fuji.

J’y viens souvent avec un livre et j’alterne entre lecture et contemplation. Un peu l’idée que je me fais du paradis.

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Je vous souhaite une vraie année !

4 janvier 2019
Je vous souhaite une vraie année !

Lorsque l’on sait que les algorithmes des réseaux sociaux sont programmés pour vous mettre en contact avec des gens qui pensent comme vous afin de vous faire croire que tout le monde pense comme vous, et à l’aube de cette nouvelle année, je formule le vœu de passer moins de temps sur les réseaux sociaux, smartphones et autres tablettes, tout simplement parce que la vraie vie ne s’y trouve pas. Je vous souhaite de passer davantage de temps à faire de vraies rencontres, avec de vrais gens. Pour votre plus grand bonheur. Je vous souhaite une vraie année !

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Un monde meilleur à portée de main

16 novembre 2018
Un monde meilleur à portée de main

Et si nous essayions de penser à nos enfants ? Nous avons tous un pouvoir énorme à chaque fois que nous dépensons de l’argent. Le pouvoir de rendre le monde meilleur. Dépenser de l’argent, c’est encourager. Encourager un producteur. Encourager un système de distribution. Encourager de bonnes pratiques. Encourager des produits sains, des produits non transformés, des produits équitables, des produits respectueux des hommes et de la planète. Nous avons le pouvoir d’encourager l’artisanat, la coopérative, le fermier, le commerçant de centre-ville, le producteur local. Personne ne nous force à fréquenter les grandes surfaces, personne ne nous force à pousser des caddies remplis jusqu’à la gueule de produits alimentaires issus de l’industrie, emballés dans du plastique et dont nous ignorons les ingrédients lorsqu’il ne s’agit pas de sucre, de conservateurs et d’huile de palme. On peut consommer mieux et moins. On peut consommer sain. On peut favoriser les producteurs raisonnables.

Et lorsque l’on regarde les étiquettes, on est parfois surpris de constater que le meilleur n’est pas toujours le plus cher (par exemple, dans le cas du thé, un sachet de supermarché vaut souvent au kilo plus cher qu’un thé de bonne qualité vendu en vrac par un détaillant spécialisé). Qu’attendons-nous ?

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