Pensées

Un monde meilleur à portée de main

16 novembre 2018
Un monde meilleur à portée de main

Et si nous essayions de penser à nos enfants ? Nous avons tous un pouvoir énorme à chaque fois que nous dépensons de l’argent. Le pouvoir de rendre le monde meilleur. Dépenser de l’argent, c’est encourager. Encourager un producteur. Encourager un système de distribution. Encourager de bonnes pratiques. Encourager des produits sains, des produits non transformés, des produits équitables, des produits respectueux des hommes et de la planète. Nous avons le pouvoir d’encourager l’artisanat, la coopérative, le fermier, le commerçant de centre-ville, le producteur local. Personne ne nous force à fréquenter les grandes surfaces, personne ne nous force à pousser des caddies remplis jusqu’à la gueule de produits alimentaires issus de l’industrie, emballés dans du plastique et dont nous ignorons les ingrédients lorsqu’il ne s’agit pas de sucre, de conservateurs et d’huile de palme. On peut consommer mieux et moins. On peut consommer sain. On peut favoriser les producteurs raisonnables.

Et lorsque l’on regarde les étiquettes, on est parfois surpris de constater que le meilleur n’est pas toujours le plus cher (par exemple, dans le cas du thé, un sachet de supermarché vaut souvent au kilo plus cher qu’un thé de bonne qualité vendu en vrac par un détaillant spécialisé). Qu’attendons-nous ?

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Prendre de la hauteur

10 août 2018
Prendre de la hauteur

Chacun organise ses vacances comme il le souhaite. Je consacre les miennes à prendre de la hauteur. Cela peut être au sens propre, marcher jusqu’à atteindre un sommet ou bien un col, m’y poser et jouir pendant des heures d’une belle vue. Mais ça peut être aussi me consacrer à la lecture, c’est une autre manière de voyager, de prendre de la distance avec le quotidien. Ou encore, une tasse de thé à la main, se retrouver au bord de la mer, la contempler, être bien.

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Thé et papier

27 juillet 2018
Thé et papier

Le thé et le papier font très mauvais ménage lorsqu’il s’agit d’emprisonner des brisures dans un sachet de cellulose dont on veut nous faire croire, une fois rempli et dans la tasse, qu’il s’agit de thé. En revanche, thé et littérature forment un couple indissociable et nombre d’écrivains ont trempé leur plume dans l’encre du thé. Quoi de plus agréable, côté lecteur, que de dévorer son journal ou bien un roman, une théière à ses côtés ? Je vous souhaite un bel été.

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Moins de plastique

22 juin 2018
Moins de plastique

Je me sens concerné par l’état de la planète, la prolifération du plastique en est un exemple. On peut imaginer les plantations de thé comme des lieux idylliques, en haut de montagnes plus ou moins escarpées, loin des villes, au milieu d’une nature magnifique, tout ceci est exact. Mais le thé nécessitant une importante main d’œuvre, de nombreux villageois vivent autour des plantations. Et ces villageois achètent des produits qui sont de plus en plus souvent emballés dans du plastique. Emballages qu’il faut bien jeter ensuite.

Dans les plantations de thé, il n’est pas rare de voir des déchets entre les théiers, juste parce que les gens n’y pensent pas et jettent un sac, un paquet de cigarettes ou de biscuits, au milieu de nulle part. Et ces déchets s’accumulent. Le sol en est parfois jonché, à l’endroit d’un pique-nique. La solution la plus efficace que j’ai vue consiste à organiser, un jour par an, une collecte des déchets par tous les villageois, enfants compris. Cela se fait dans la bonne humeur, cela responsabilise chacun, et à l’école, ce jour-là, on rappelle la durée de vie des différents détritus. Pour un sac en plastique, comptez 400 ans !

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Avancer à pas lents

8 juin 2018
Avancer à pas lents

Plus qu’un but, le thé constitue pour moi un chemin. Je n’imagine pas, un jour, tout savoir du thé. Une vie entière n’y suffirait pas. Le thé constitue un chemin car ce n’est pas d’arriver qui m’importe, c’est d’avancer. Avancer dans ma connaissance du théier, avancer dans ma connaissance de cet art qui consiste à travailler les feuilles de thé, avancer parmi les théiers pour rejoindre les villages où vivent les communautés. Avancer à pas lents mais sûrs, dans un monde où tout le monde court.

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Voyager seul pour mieux rencontrer l’autre

4 mai 2018
Voyager seul pour mieux rencontrer l’autre

Je voyage le plus souvent seul. Je pars seul, je reviens seul. Et cette solitude me pousse à aller vers les autres, à être plus facilement accepté par eux, à vivre avec eux. Seul, on s’ouvre aux autres. On a tous besoin de l’autre. Sans compagnon de voyage, on fait davantage de pas en avant pour épouser la culture de celles et ceux que nous rencontrons. Seul, on est plus vulnérable, plus perméable, plus à l’écoute. Cela tombe bien, je voyage pour écouter.

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Grâce à vous

26 janvier 2018
Grâce à vous

Je visite beaucoup d’endroits qui donnent envie de ne plus en repartir, je me trouve face à des paysages de rêve, une nature magnifique, je rencontre des gens d’une grande gentillesse, mais je reviens toujours, je reviens avec de délicieux thés, souvent, c’est mon métier, et puis avec ces photos que je peux partager avec vous, que je veux partager avec vous et qui sont aussi une manière pour moi de prolonger le voyage, des jours, des semaines plus tard. Ces photos, je vous les montre ici, je vous les explique en quelques lignes et cet exercice me transporte. Grâce à vous je suis revenu, je suis face à ces montagnes qui m’ont vu passer un peu trop vite et j’ai tout loisir de les contempler, ici, en votre compagnie.

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Dans l’Himalaya, un accueil en musique

5 janvier 2018
Dans l’Himalaya, un accueil en musique

Dans l’Himalaya, on aime la musique. Dès qu’une occasion se présente, on sort son instrument, parfois une guitare, parfois quelque chose de plus traditionnel et on chante, on danse.  Ici, en pays Limbu et pour fêter ma venue chacun a revêtu l’habit traditionnel. Jusqu’au dernier rayon du soleil on va jouer, danser face aux montagnes magnifiques. Plus tard on allumera le feu. Un pur moment de bonheur.

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Ici, Shiva

22 décembre 2017
Ici, Shiva

D’un pays à l’autre les divinités changent et à l’heure où certains fêtent Noël, sur d’autres continents on vénère Shiva, ou bien on prie Allah, ou encore suit-on les préceptes de Bouddha. De par mon métier j’ai la chance de me frotter à des gens de culture différente, de religion différente et cette richesse me réjouit. Par bonheur, nous ne pensons pas encore tous la même chose, selon la terre qui nous a vu naître nous n’avons pas les mêmes coutumes, les mêmes rites, nous ne parlons pas les mêmes langues et pourvu que cela dure aussi longtemps que l’univers. Cela rend le voyage passionnant. Il y a des gens qui croient, d’autres qui ne croient pas – même s’ils sont rares dans les coins d’Asie et d’Afrique que je fréquente. Et parmi celles et ceux qui croient j’observe une multitude de rites différents. On prie devant un mur, depuis la chair d’une église, au pied d’un minaret, autour d’un stupa, on prie le vent, on prie le feu, on dépose des offrandes au pied de simples statuettes. Quel que soit celui ou celle à qui vous confiez vos prières et quand bien même vous n’en confieriez à personne, je vous souhaite de Joyeuses Fêtes !

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En silence

15 décembre 2017
En silence

J’aime le silence. Je déteste que l’on fasse du bruit pour rien. Je n’ai pas la télévision. Je ne vis pas la nécessité d’écouter de la musique en boucle. Je constate que beaucoup de personnes ont peur du silence. Elles vivent avec des écouteurs sur les oreilles, elles parlent même si personne n’écoute, elles s’agitent avec le pouce sur le clavier d’un téléphone. Elles comblent un vide qui ressemble à une menace. Mais de quoi avoir peur ? Je suis heureux dans le silence. Je suis heureux au milieu de la nature, à l’écart du bruit des hommes. Pour les photos, c’est pareil. Une belle photo n’a pas besoin de commentaire. Pas besoin de bruit. Il suffit de la contempler.

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