Chine

Le flétrissage du thé blanc

2 juillet 2010
Le flétrissage du thé blanc

Les thés blancs constituent l’une des grandes spécialités de la province du Fujian (Chine). Les plus connus d’entre eux s’appellent Bai Mu Dan (Pivoine Blanche) et Yin Zhen (Aiguilles d’Argent).
Le procédé de fabrication d’un thé blanc est assez simple puisqu’il peut se résumer en deux mots : flétrissage, séchage.
Traditionnellement, le flétrissage du thé blanc a lieu en plein air, comme ici sur des panneaux en bambou que l’on a orientés en fonction de la course du soleil. Il va durer de 48 à 60 heures. Mieux vaut donc se soucier de la couleur du ciel avant de procéder à la cueillette afin que la pluie ne gâte pas la récolte !

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Le manchon a la cote auprès des cueilleurs de thé

25 juin 2010
Le manchon a la cote auprès des cueilleurs de thé

 

Dans différentes régions du globe, les cueilleurs de thé enfilent un manchon pour protéger leur vêtement. Le Camellia se révèle un arbuste assez coriace et il aurait tôt fait d’élargir la maille d’un tissu, voire de le trouer tout simplement. Ce n’est pas ce paysan chinois que je surprends dans sa tâche qui me contredira.

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La Chine, berceau du thé

1 juin 2010
La Chine, berceau du thé

 

Je viens de sélectionner pour le Palais des Thés, les premiers thés verts primeurs de Chine.
La Chine est le plus vieux pays de thé au monde. On y cultive le thé depuis plusieurs millénaires. En comparaison, l’Inde ou le Sri Lanka ne se sont mis à en produire que, respectivement, depuis 170 et 140 ans.

La légende fait remonter l’origine de la consommation du thé à l’Empereur Chen Nung, plus de deux mille ans avant notre ère. Celui-ci se serait assoupi sous un arbrisseau le temps d’une sieste, un bol d’eau chaude à ses côtés, comme à l’accoutumée. Mais voici qu’une légère brise se leva, détachant de l’arbrisseau une feuille qui se posa avec une belle audace dans le bol impérial. On imagine qu’une nuée de serviteurs zélés accoururent alors pour s’empresser de changer le bol souillé, le rincer, le sécher et le remplir à nouveau d’une joyeuse eau claire et frémissante. Mais l’Empereur, d’un seul geste de la main, tint ses serviteurs à distance et d’un simple index levé vers le ciel leur dit ces quelques mots :

« De ce que le Ciel Nous envoie,
Nait l’harmonie en Nous. »

L’Empereur porta alors le bol à ses lèvres, Il goûta, Il but. Il apprécia. Puis Il demanda le nom de cet arbrisseau.

Ainsi naquit le thé.

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La belle terre d’origine du Grand Yunnan Imperial

27 avril 2010
La belle terre d’origine du Grand Yunnan Imperial

Le Yunnan est connu pour ses terres rouges qui ont la propriété d’être très fertiles. L’agriculture, comme ici, le thé, est l’une des ressources principales de cette région qui borde le Mekong. Grâce à des températures clémentes et qui varient peu, des thés comme le Grand Yunnan Impérial se récoltent tout au long de l’année sans différence notable de qualité.

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Cueillir le pu erh, un exercice bien périlleux !

13 avril 2010
Cueillir le pu erh, un exercice bien périlleux !

Près de Lincang, dans la province chinoise du Yunnan où l’on produit le pu erh, on laisse parfois grandir les théiers jusqu’à devenir de vrais arbres. On pense en effet que les feuilles de thé qui poussent sur ces théiers « sauvages » sont meilleures. La cueillette s’annonce alors périlleuse : il faut prendre une échelle, grimper dans ces arbres et récolter bourgeons et feuilles de thé tout en se maintenant en équilibre sur la cime. Impressionnant.

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Les théiers sont maintenus à une hauteur convenable

6 avril 2010
Les théiers sont maintenus à une hauteur convenable

A force de récolter constamment ses feuilles, comme ici dans la région des Gao Shan (Chine) qui signifie littéralement « Haute Montagne », le théier ne peut pas grandir. On le maintient, cueillette après cueillette, à la hauteur qui nous arrange : pas trop bas, pour ne pas compliquer la tâche des cueilleurs de thé, pas trop haut, pour éviter que des parasites se développent au pied du théier. Selon les régions, selon les climats, la hauteur des théiers évolue entre le genou et la taille.

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Quel accueil dans la plantation de thé de Fuding !

2 avril 2010
Quel accueil dans la plantation de thé de Fuding !

Voyager c’est aller à la rencontre des autres. Beaucoup de régions que je parcours ne sont pas du tout touristiques. La venue d’un étranger constitue alors pour les gamins une attraction évidente. Leur réaction va de la surprise à l’hilarité. Ici, à Fuding (Chine), j’ai droit à un accueil à la trompe, sonore et joyeux ! Pour cette curieuse bande, je suis un « Grand Nez » puisque c’est ainsi que les Chinois surnomment les Blancs.

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Le cultivar est au thé ce que le cépage est à la vigne

23 mars 2010
Le cultivar est au thé ce que le cépage est à la vigne

Si tous les théiers font partie de la famille du Camellia Sinensis, il existe en revanche un grand nombre de cultivars qui ont chacun leurs caractéristiques et leurs qualités propres. Par exemple, certains sont plus résistants au froid, alors que d’autres le sont à certains parasites. D’autres permettent une récolte de thé plus abondante.
Ici, à Feng Qing, près de Lincang (Chine), les planteurs de thé conservent avec soin un grand nombre de cultivars afin de pouvoir tenter de nouvelles expériences, les greffer, par exemple, en vue de donner naissance à de nouveaux théiers hybrides.
J’ai visité ce jardin de thé l’an dernier entre deux dégustations de Pu Er, principal thé de cette région et manufacturé à partir du cultivar nommé « Da Ye » (grande feuille).
Par ailleurs, c’est ici, près de Lincang, que passe la fameuse route du thé et des chevaux (en savoir plus sur la route du thé et des chevaux).

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Bourgeon de thé et cueillette fine

9 mars 2010
Bourgeon de thé et cueillette fine

 

Revenons-en à la cueillette et au bourgeon du thé. Lorsque le caméllia atteint sa taille adulte, on va récolter ses feuilles les plus tendres. Sur cette photo vous pouvez observer ce que l’on entend par « cueillette fine » : la cueillette du bourgeon et des deux feuilles de thé suivantes. C’est ce qui se fait à peu près de mieux en matière de thé, c’est le symbole de la perfection.
La « cueillette impériale », c’est à dire le bourgeon et la première feuille de thé suivante, se pratique en Chine au mois de mai, de façon tout à fait exceptionnelle et seulement dans les rares villages réputés pour produire les thés les plus fameux. Quant aux bourgeons de thé récoltés seuls, ils sont commercialisés sous le nom d’Aiguilles d’Argent ou Yin Zhen, lesquelles sont réservées aux initiés du fait de leur extrême finesse.

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Les rangées de théiers à Fuding

16 février 2010
Les rangées de théiers à Fuding

L’objectif de mon blog est de vous faire participer à mes voyages. Je passe une grande partie de l’année à visiter des plantations de thé. Les paysages sont souvent magnifiques et les gens que je rencontre très hospitaliers. J’en apprends sans cesse davantage sur le thé.
Ce sont ces paysages, ces gens, ces savoirs que je me propose de partager avec vous, si vous le souhaitez. Ce blog a beaucoup de sens pour moi ; à quoi bon faire un métier de rêve si on ne le partage pas ?
J’aime beaucoup cette photo prise près de Fuding, dans la province du Fujian, en Chine. J’aime le mouvement tranquille des rangées de théiers. Et puis cette belle maison enfouie dans la verdure, sereine. Je n’avais plus envie de partir.

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