Japon

Récolte du thé mécanisée au Japon

18 mai 2010
Récolte du thé mécanisée au Japon

Au Japon, la récolte du thé est largement mécanisée. Dans la région de Shizuoka, sur le plateau de Makinohara, précisément, où l’on cultive différents thés Sencha, on peut tomber sur des machines qui ont de bien curieuses manières de parler aux feuilles de thé. Et pourtant, ces doigts d’acier ajustés et aiguisés ne leur font pas que du mal. Avec un degré de précision extrême cette étrange récolteuse va savoir ne prendre que le plus tendre de la pousse.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Les boîtes à thés, une tradition familiale

11 mai 2010
Les boîtes à thés, une tradition familiale

Au Japon, dès que l’on touche à l’artisanat, on a tout de suite à faire à la tradition. Et il est rassurant de savoir que de génération en génération se perpétue un savoir-faire. On apprend dès son plus jeune âge, on observe les aînés au travail et, plus tard, on prodigue les conseils aux plus jeunes. Chaque génération apporte bien sûr sa pierre à l’édifice en choisissant de modifier tel ou tel geste, ou bien en créant un nouvel outil pour les plus audacieux.

Aujourd’hui, je voudrais vous présenter Yuichi et Koichi Fujiki. Koichi est le dirigeant de la principale Maison qui façonne des objets en cerisier. Il est le fils de Yuichi. Ils sont basés à Kakunodate, une ravissante ville du nord du Japon, nichée dans les montagnes, non loin d’Akita. Leur société a été fondée vers 1867 par l’arrière-arrière-grand-père de Yuichi Fujiki. Koichi est donc le représentant de la sixième génération. Mais si c’est lui, aujourd’hui, qui dirige la Maison, son père n’en est pas pour autant absent. A 79 ans, il vient au bureau tous les jours et prodigue à son fils des conseils attentifs. Ils sont tous les deux charmants et cela a été un plaisir de partager avec eux deux un repas japonais. Juste après ce déjeuner, Yuichi Fujiki m’a montré des boîtes à thé en cerisier d’une grande rareté. De véritables objets d’art d’une finesse inouïe, un travail de marqueterie remarquable avec des nuances dans les teintes, dans les motifs, dans le toucher de l’écorce…. de vraies merveilles de patience et de maîtrise de son métier !

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Comment bâtir de bonnes relations au Japon ?


Comment bâtir de bonnes relations au Japon ?

Il existe une tradition au Japon qui n’a rien à voir avec le thé mais qui me plaît beaucoup, et je voudrais vous en toucher un mot. Il s’agit des fameux « onsen », ou « sources chaudes ».
Dans un pays aussi volcanique que le Japon et dont le sous-sol bout de matières en fusion, il n’est pas surprenant que de l’eau brûlante jaillisse du sol en maints endroits. Ainsi, les sources chaudes sont-elles particulièrement nombreuses au Pays du Soleil Levant.

La température de l’eau y est si élevée que même en plein hiver, les épaules à l’air, on trouve encore le moyen d’avoir chaud.

Ces « onsen » constituent une destination très prisée des Japonais : ils apprécient s’y détendre, s’y reposer, voire s’y soigner. Ils y passent leur week-end, voire leurs vacances entières. On va au « onsen » en famille, entre amis… Quand on y va avec un client ou un fournisseur, cela porte un nom : « hadaka no tsukiai » ou « la communion dans la nudité ». En effet, on se trouve alors dans le bain collectif, nu comme un ver, et cela permet de se montrer tel que l’on est, sans rien cacher, ce qui peut avoir un sens, d’après les Japonais, si l’on veut bâtir une relation professionnelle dans la transparence.

Ici, près du lac Tazawa, le plus profond du pays, je fais « hadaka no tsukiai » avec Koichi Fujiki, fabricant de boîtes à thé. Nous avons envie de travailler ensemble, pour longtemps, dans la confiance, c’est-à-dire en ne se cachant rien. Voilà qui est fait !

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

L’art délicat de fabriquer une boîte à thé en cerisier

7 mai 2010
L’art délicat de fabriquer une boîte à thé en cerisier

 

Lors de mon récent périple au Japon qui m’a conduit du nord de Honshu à l’extrême sud de Kyushu, je me suis rendu pour la première fois dans une ville ravissante, nichée au plus profond de montagnes recouvertes de forêts. Cette ville s’appelle Kakunodate. Elle se situe du côté d’Akita (je le précise pour ceux qui, comme moi, aiment mettre leur nez sur une carte et rêver en suivant du doigt des routes imaginaires).

A Kakunodate se perpétue la tradition du travail sur bois. Mais pas de n’importe quel bois ! Ici on ne s’occupe que du cerisier. On sculpte des objets dans son écorce, ou encore on transforme cette belle écorce en une feuille aussi souple et fine qu’un précieux parchemin que l’on vient ensuite plaquer sur l’objet désiré : une boîte à thé, par exemple.

Il s’agit d’un travail lent et soigné : on ne prélève l’écorce – à dix mètres de hauteur au moins – qu’après la saison des pluies, avant de la faire sécher pas moins d’un an ! Cela laisse le temps de bien réfléchir à ce qu’on va en faire…
A l’aide d’un petit fer à repasser cette ouvrière appuie avec soin sur l’écorce dont elle a enduit le verso afin qu’elle adhère parfaitement au corps de la boîte à thé. Au préalable elle a bien sûr poli l’écorce avec un soin immense, doucement, d’un mouvement répétitif exercé avec la lame d’un couteau, afin de lui donner une souplesse étonnante.

Je l’observe avec admiration, dans le silence de son atelier. La boîte à thé achevée, elle la caresse devant moi, me la tend avec une discrète fierté et je pense au beau thé vert japonais pour lequel elle constitue un écrin idéal.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Au Japon, la récolte du thé est bien tardive

4 mai 2010
Au Japon, la récolte du thé est bien tardive

J’étais ces jours-ci du côté de Shizuoka, principale région productrice de thé du Japon. J’ai pris cette photo à Tawaramine, l’un des lieux de culture les plus prisés. Au-delà des rangées de théiers à la courbure harmonieuse, on aperçoit la ville de Shizuoka qui s’étale au bord du Pacifique.

Les fermiers de Tawaramine, à l’instar de ceux des autres montagnes environnantes (Asahina, Hirayama… ), n’ont pas trop à se plaindre cette année. Certes la récolte du thé est fortement retardée du fait d’un mois d’avril particulièrement froid, et les pousses montrent seulement le bout de leur nez. Mais ils échappent au désastre qui touche leurs collègues situés sur le plateau de Makinohara : à cause d’une altitude plus basse, d’un printemps précoce suivi d’un violent coup de froid, les théiers ont tout simplement gelé, si bien que la production de thé est en partie compromise pour eux.

Décidément, de Darjeeling à Shizuoka en passant par le Yunnan, l’Anhui, le Zhejiang, le Fujian, les récoltes sont bien tardives cette année.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Hisanori Masuda, designer de théières

23 février 2010
Hisanori Masuda, designer de théières

J’ai le plaisir de vous présenter mon ami Hisanori Masuda. Hisanori est un fameux designer Japonais qui a créé de très beaux modèles de théières en fonte. Il a exposé dans différents pays du monde (au MoMa, à New York, par exemple), et il enseigne à l’université au Japon. Nous nous connaissons depuis une quinzaine d’années grâce à Kayoko Nishikawa avec laquelle j’ai voyagé à plusieurs reprises dans le nord de l’archipel, notamment dans la province d’Iwate. C’est en effet dans cette région que l’on fabrique les théières en fonte. Encore aujourd’hui elles sont fondues une à une.
Hisanori a également dessiné de très beaux modèles de bouilloires, au design simple, rigoureux et traditionnel à la fois. Les théières Hikime, Chokaku et Natsume sont de parfaites illustrations de son travail.
J’ai retrouvé Hisanori la semaine dernière à Francfort lors du salon Ambiente. Il est venu sur le stand du Palais des Thés et j’ai pu le présenter à notre équipe qui avait hâte de faire sa connaissance. Cette photo a été prise à cette occasion.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Les plantations de thé bordent le Mont Fuji

19 février 2010
Les plantations de thé bordent le Mont Fuji

Les plantations de thé ont beau être nombreuses autour du sommet du Japon, ce n’est pas si facile de trouver un endroit d’où l’on peut voir uniquement un jardin de thé et le Mont Fuji en arrière plan. Il faut tourner en voiture, s’engager dans de petits chemins, faire demi-tour, bref, être patient. Et lorsque l’on touche au but mieux vaut mieux ne pas rêver de solitude : les Japonais sont férus de photographie, vouent un véritable culte à leur volcan fétiche… et ils sont une bonne douzaine autour de moi lorsque je prends cette photo.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.