On parle beaucoup de bilan carbone et si l’on pense au thé, vient aussitôt à l’esprit l’image du transport, maritime ou aérien. Pour autant, lorsque vous dégustez une tasse de thé, savez-vous quel est le principal facteur qui impacte ce bilan ? Il s’agit tout simplement de l’énergie qui sert à faire chauffer l’eau du thé. A la bouilloire, donc. Son impact est bien supérieur à celui du transport de quelques feuilles qui ne pèsent pas grand chose. Lorsque vous vous préparez un thé, si vous voulez réduire votre empreinte carbone, faites chauffer la quantité d’eau strictement nécessaire et arrêtez la bouilloire à la température choisie, plutôt que de faire chauffer deux fois trop d’eau ou bien de la conduire à une température trop élevée, pour la laisser refroidir ensuite.
Confinement et fermentation
Les feuilles de thé ne doivent pas rester confinées longtemps, au risque de fermenter. Lors de leur transport jusqu’au lieu de leur manufacture, sitôt la récolte achevée, elles sont emballées dans des sacs dont la matière doit être assez légère et aérée, et le temps de trajet suffisamment court, pour ne pas faire courir aux jeunes pousses le risque d’une transformation involontaire.
Boire ou ne pas boire la tasse
Lorsque l’on déguste un nombre important de thé et que ceux-ci sont particulièrement tanniques et astringents, se pose la question d’avaler ou de ne pas avaler. Afin de préserver son palais, le dégustateur, une fois l’avoir fait tourner en bouche et analysée, va parfois préférer cracher la liqueur. Ainsi peut-il aborder la suivante avec une parfaite neutralité.
Nos amis népalais ont besoin de vous
De tous les pays producteurs de thé, celui qui a le plus souffert du Covid 19 est le Népal. Plusieurs raisons à cela : de petites fermes éparses ; des infrastructures défaillantes (routes coupées, aéroport international fermé ou saturé) ; une absence d’accès à la mer…
Le Népal fait partie des pays les plus pauvres du monde. J’ai fait de mon mieux pour soutenir mes amis producteurs durant cette période difficile et de délicieux thés qui auront mis plusieurs mois à nous parvenir commencent à être disponibles. Je compte sur vous pour les découvrir au nom de ces petits producteurs, de ces coopératives, de ces fermiers souvent très jeunes, qu’il faut encourager et ne surtout pas laisser tomber. La qualité et la variété de la production sont uniques lorsque l’on regarde du côté des Grands Crus, le rapport qualité-prix également.
Bientôt la rentrée !
Ici comme ailleurs, il est bientôt l’heure de la rentrée. Nous assurer que dans les plantations de thé, les enfants des villageois vont bien à l’école fait partie de notre travail. Il ne suffit pas de trouver des thés délicieux, encore faut-il que nous soyons fiers de la façon dont ils ont été manufacturés. En visite dans une plantation, au même titre que celle du dispensaire, une visite des salles de classe, une rencontre avec des élèves, des professeurs, s’impose.
De belles vacances
Ce n’est pas cet été que vous ferez connaissance avec les pêcheurs du lac Inle. En équilibre à une extrémité de leur pirogue, d’un mouvement rotatif de la jambe enroulée autour de leur rame, ils entraînent d’une façon toute mystérieuse les poissons vers le filet qu’ils tiennent d’une main.
Au yeux du voyageur que je suis et si j’en juge par la fréquence de leur prise, l’aisance et la poésie de leur geste mille fois répété contraste avec son apparente efficacité. Je vous souhaite de belles vacances et si vous testez, là où vous êtes cette technique de pêche, vous m’en direz des nouvelles.
Prendre le large
En temps normal, la période estivale offre une belle occasion de prendre le large. Mais cette année, je doute que vous ayez la chance de découvrir de lointains paysages. La magnifique baie de Kagoshima, par exemple. L’un des plus célèbres volcans japonais la domine. Il a pour nom Sakurajima. En activité, il crache trois à quatre fois par jour de somptueuses volutes blanches et ces fumerolles s’étirent dans le ciel de cet extrême sud du Japon que les amateurs de thé connaissent bien. Les gyokuros sont ici fameux et c’est dans un sol fait de lave que les théiers enfouissent leurs profondes racines.
Tout simplement
Le calme, l’apaisement, le silence, le repos, la lenteur, l’ombre, la fraîcheur, l’eau, une profonde respiration, un sentiment de bien-être, loin du bruit, loin de la foule, à l’abri d’une lumière trop vive, à l’abri du mouvement, le dedans, la concentration, la contemplation, l’émerveillement.
Le temps de l’infusion, le geste qui va de la tasse jusqu’aux lèvres, la première gorgée.
Le thé, tout simplement.
Les boules
Il existe mille manières de façonner le thé, voire de le compresser. Lorsque l’on façonne les feuilles de thé, on peut souhaiter leur donner la forme d’aiguilles, de billes, de bâtons, de torsades, de sourcil de vieil homme, de langue de moineau, de pépin de pastèque, pour ne reprendre que quelques exemples de la jolie terminologie chinoise.
On peut aussi vouloir compresser le thé – cela se fait beaucoup pour les thés sombres, mais aussi parfois pour les thés blancs, voire certains thés noirs. On en fait alors des briques, des galettes, ou bien , comme ici, tout simplement des boules.
Le merveilleux thé de Man Kumar Mukhiya
Les merveilleux thés du Népal ne nous arrivent pas facilement du fait que l’ancien royaume himalayen n’en a pas tout à fait fini avec le confinement. Mais de nombreux échantillons de thé nous sont tout de même parvenus par courrier et nous avons une belle sélection qui nous attend. D’ici quelques jours ou semaines, elle devrait arriver en France.
Aujourd’hui, je vous présente Man Kumar Mukhiya, un ami de longue date. Issu d’une famille de fermiers et passionné de thé, Man Kumar a réussi à créer sa propre ferme, ses propres champs de thé. Aujourd’hui, il rêve de manufacturer les meilleurs thés du Népal et de faire de sa plantation, Mai Pokhari, un nom célèbre auprès des amateurs. Nul doute que nous serons toujours là pour le soutenir et pour l’aider. Je vous recommande son remarquable Mai Pokhari Red Summer que nous attendons de pied ferme.









